Actions

Work Header

Rating:
Archive Warning:
Category:
Fandom:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Stats:
Published:
2017-10-02
Updated:
2017-10-16
Words:
4,457
Chapters:
3/11
Comments:
2
Kudos:
20
Bookmarks:
1
Hits:
797

Subir les conséquences

Summary:

Quand Martin tombe malade en plein reportage, ses collègues en prennent soin malgré lui.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Chapter 1: "Plus que deux jours..."

Chapter Text

Syrie, Alep
Voilà 3 mois que Martin n’avait pas touché terre. Au retour des élections Américaines, il avait à peine soufflé 24h (le temps de présenter son compte rendu des élections dans l’émission du soir même). Le lendemain il s’était envolé pour la Turquie pour 3 jours, puis il avait rejoint la Syrie. Cela faisait seulement 4 jours qu’il y était, mais, la fatigue commençant sérieusement à s’accumuler, cela lui paraissait une éternité.
Et puis il y avait cette grippe qu’il traînait depuis les Etats-Unis. Il ne l’avait pas prise au sérieux dès le début. Il avait feint d’être remis en rentrant en France pour ne pas retarder l’émission. Mais avec les changements de climats qu’il avait subis, les décalages horaires qu’il ne parvenait plus à faire et les nuits blanches dans les bombardements d’Alep pour les besoins du tournage, la fièvre se faisait plus virulente.
Clément le tira de ses lamentations : « C’est bon, dans 30 secondes t’es de retour ! »
Martin se concentra sur ce qu’il avait à dire, sa migraine ne lui facilitant pas la tâche. Lorsqu’il perçu la voix de son patron à l’autre bout de l’oreillette, il plissa les yeux malgré lui. Le son trop fort lui vrillait le crâne.
« …Martin est à Alep, Salut Martin !
- Salut Yann, renifla le reporter avec autant d’enthousiasme qu’il le pu. Malgré son effort, il sentit pourtant qu’à l’autre bout du fil, Yann avait tiqué.
- …. Alors quelles nouvelles d’Alep ?
- Bien écoute, les frappes continuent et on même redoublé d’intensité. Du coup les réfugiés quittant Alep ont doublés en 2 semaines.
- Et Ismaël, tu as des nouvelles ?
Martin fit la grimace « putain il peut pas parler moins fort ?! » se dit-il à lui-même. Et cette envie d’éternuer qui se faisait plus pressante…
- …Eh bien oui écoute. Euh…-il se concentra pour éviter un atchoum disgracieux en direct- …oui, on a passé l’après-midi avec lui, l’une des dernières pour lui puisqu’il s’apprête lui aussi à quitter la ville et le pays… »
Martin présenta les images qu’il avait tournées dans la journée et profita de leur diffusion pour sortir un doliprane. « Ça va ? S’enquit Clément
- Ca va je vais tenir… aaaaAAtch… ! Berde, j’ai plus de bouchoirs…t’en as pas toi ?
- Attend je dois avoir un bout de sopalin…
Le cameraman observa son camarade se moucher, inquiet.
« Tu sais que je vais devoir prévenir Yann de l’état dans lequel t’es si tu consens pas à le faire…
- …Oh fou moi la paix… soupira faiblement martin entre deux quintes de toux
- Encore, t’as de la chance qu’on voit pas tes yeux brillants de fièvres à la ca…
- …attend le duplex reprend ! le coupa son collègue
Martin glissa son mouchoir dans une poche et termina le duplex aussi naturellement qu’il le put, sous le regard imperceptiblement inquiet de son patron qu’il ne voyait pas.
« Salut Martin, à demain !
- A demain Yann...
- …Plié ! lança clément une fois le duplexe fini.
- Ouai… plus que quelques images à tourner pour demain et on est bons… on peut faire un saut à l’hôtel avant le tournage ?
- Ouai j’ai des trucs à récupérer.
De retour à l’hôtel qui leur servait de gite, à une petite heure d’Alep, Cément s’activa pour ramasser le matériel de tournage dont il avait besoin. Martin se contenta de jeter une boite d’antalgique vide pour en reprendre une neuve. Puis il s’assit avec ménagement sur le lit en avalant 2 comprimés avant de se masser les tempes pour dissiper la brume qui lui embuait l’esprit. Entendant les pas de son collègue pénétrer dans la pièce, il murmura « Il nous reste du café quelque part ?
- C’est pas le café qui va te rendre la santé Martin…
Clément s’approcha et glissa sa main sans prévenir sur le front du reporter. Celui-ci, surpris eut un geste de recul
« T’es brûlant … !
- C’est rien, j’ai un peu chaud…
- …Ecoute Martin, je te propose de rester ici, tu prends un bon bain et tu vas te coucher, tu dois absolument récupérer pour demain. De toute façon pas besoin de toi pour tourner les images…
Martin voulait se laisser séduire par l’offre alléchante. Depuis une semaine il n’aspirait plus qu’à ça : dormir. Mais il ne pouvait pas accepter, son absence sur les images risquait de susciter des questions de la rédaction.
« Nan c’est dégueulasse de te laisser faire le boulot…
- Mais laisse, ça me dérange pas, je préfère ça plutôt que perdre du temps à te traîner…
Martin fit la moue mais insista en se levant
- Nan vraiment je… -il s’était levé trop brusquement et un vertige le prit par surprise. Clément l’attrapa par le bras :
- Ça va ?!Tu tiens même plus debout ! regarde-toi …
- C’est bon c’est rien, ça va me passer… le rassura martin en prenant appui sur un meuble.
- Rass…
La sonnerie de l’I Phone de martin retenti. Lentement, tentant de lutter contre le malaise, il sorti son téléphone.
« Merde…Yann…
Voyant que son collègue avait du mal à se ressaisir, clément pris les choses en main.
- Rassie-toi sur le lit et décroche.
Et ce faisant il accompagna Martin doucement dans ses gestes. Bientôt, martin pu décrocher, les idées à peu près en place.
« Ouai Yann ! dit-il dans un air faussement enjoué
- Comment tu te sens ? T’avais pas l’air bien à l’antenne tout à l’heure ?
- Nan nan ça va très bien Yann… aaaaAAtch
Martin n’avait pu retenir un éternuement de finir sa phrase
- Martin t’as jamais su mentir… Passe-moi Clément, je sais qu’il est là, il saura me donner des vrais nouvelles…
- Mais Yann je…
- Passe le moi Martin.
Le ton était sec et acéré, martin savait qu’il ne pourrait pas y couper. D’un geste rageur il tendit le téléphone au caméraman.
« Allô ?
- Salut Clément, comment il va ?
- Je vais me faire tuer, mais il est franchement pas bien. Assena clément en évitant le regard foudroyant du malade. En fait il s’est pas vraiment remis de la grippe à New-York.
- MAIS SI ! protesta Martin avant de s’étouffer dans une quinte de toux.
- …et puis avec le -10 de Turquie et le 30 d’Alep en ce moment, ça ne l’a pas arrangé.
- Merde...soupira le patron. Comment il est là ?
- Là ? Bah il voulait venir avec moi tourner les images pour demain, mais au moment où tu nous appelais…
Martin fit des gestes de supplications pour qu’il ne finisse pas sa phrase…
- …Il a eu un malaise.
- Un malaise ?!
- Rien de grave mais persuade le de se reposer pendant que je vais faire les images…
- Alors là… Il m’entend là ?!
Martin sorti de sa frustration pour marmonner un :
- Ouai je t’entends –dans une voix enrouée et fatiguée qu’il ne prenait plus la peine de masquer.
- IL EST HORS DE QUESTIONS QUE TU SORTES TOURNER CES IMAGES ! Tu restes au logement et tu te reposes !
- Oui ça va…
- De toute façon je supprime ton duplex de demain soir…
- Ah nan Yann je suis pas resté à Alep pour des prunes !
- Comment tu veux faire ? t’es hors d’état de présenter un reportage… !!
- …Crie pas…- gémis le reporter en éloignant le portable de son oreille. Ecoute, ce soir et demain je me repose jusqu’au duplex, et après on revient par le premier avion…
- … Clément t’en penses quoi ? Il tiendra ?
L’interrogé soupira…
- Ça devrait le faire s’il se repose bien.
- Bon, je vous fais confiance alors…Repose toi bien martin et bon courage pour le tournage clément…
- T’inquiète…à demain Yann.
Martin raccrocha, épuisé.
« Putain, le retour va être invivable, je vais me faire en-clan-cher… ah vraiment merci clément…
- Je sens surtout que ton retour va être soldé par un bon arrêt maladie…. Bon allé couche-toi, je vais me préparer. ..
Malgré sa mauvaise humeur, Martin ne se fit pas prier. Quand clément revint lui donner une dernière consigne, il ronflait comme un sonneur. Il pensa à prendre une photo pour l’équipe, mais voir martin comme ça ne lui donnait pas envie de se foutre de lui.