Chapter Text
« Une tasse de sucre et deux de lait, quatre œufs… » recitait-elle, les yeux rivés sur sa tablette tout en lassant ces mains gesticuler avec des ingrédients. Ce n’était point dans son habitude d’être réveillée aussi tôt pour cuisiner, encore moins une dimanche matin. D’habitude, elle, sans cesse terrassée par la fatigue, préférait s’abandonner à la famine et compenser plus tard dans la journée en cuisinant pour ses deux colocataires. Dans l’air, l’arôme de beurre et vanille étaient forts et plaisants; un semblant d’atmosphère paisible. Ceci ne tarda pas à réveiller le plus fainéant de tout l’appartement.
Se laissant guider directement vers la cuisine, sans même prendre le soin de se mettre un chandail sur le dos, ni d’arranger ces cheveux ébouriffés, sa curiosité se transforma rapidement en irritation à la vue de la jeune femme virevoltant avec de la vaisselle et des ingrédients dans la spacieuse cuisine. Les mains perdues dans ses propres mèches de cheveux, il fît son entrée dans la cuisine, saluée de la jeune femme qui était d’une humeur rayonnante, habillée d’une joli tablier rose pâle qu’il n’avait jamais vu.
« Tu trouves pas que t’en fait un peu trop, » demanda-t-il en essayant de cacher sa grandissante jalousie. En effet, devant lui se trouvait un véritable festin. Une montagne de crêpes, une omelette toute garnie, des muffins décorés avec soin, un smoothie d’une jaune si vif qu’il se demanda se qu’il y avait à l’intérieur, du bacon et des saucisses, etc. Bref, un tas de nourriture qui ne voyait pas souvent le jour dans leur appartement. Il sentit ses nerfs se chauffer en voyant le tas de viandes variées. « Hey, mais c’est quoi ce truc? Moi, j’ai jamais eu tout ça, » dit-il sans cacher sa colère, lui-même fatigué d’être aussi énervé aussi tôt le matin. « En plus, je suis le chef, vous me respectez même pas, » soupira-t-il les bras croisés. Pour sa part, la jeune femme ne laissa pas ses propos l’atteindre, étant trop de bonne humeur. Fredonnant un air qu’il n’avait jamais entendu, elle continua à monter ces plats, les plus garnis les uns que les autres.
« Il m’a dit que tu ne l’appréciais pas assez, donc j’essaie de compenser un peu, » dit la jeune femme toujours concentrée sur ces préparations, sourire aux lèvres. « Son voyage était très long et je contente de savoir que nous allons être de nouveau trois! Ça faisait si longtemps…» Le jeune homme aux cheveux en bataille souffla, irrité. « Ts, sale menteuse, t’en profites grave. Il est parti UNE semaine. » À ces mots, la jeune femme ne pût s’empêcher de sourire tout en continuant se qu’elle faisait, laissant l’homme ruminer ses pensées en s’accotant sur le comptoir.
Beep beep beep beep, beeeeeeeeep.
Les deux adolescents était familier à ces faibles bruits. Le code d’accès de la porte. La jeune femme arrêta sa danse avec les marmites et accourra vers la porte qui n’était que sur le point de s’ouvrir en lâchant des petits ricanements d’excitation. Même s’il n’avait rien mangé, le jeune homme senti la nausée le prendre subitement. Il ne pût soupirer que la porte s’ouvrit finalement.
« Shinoooooooooooo, » s’exclama la jeune femme en lui sautant dans les bras, ne prenant pas compte de ses mains pleines de bagages. À cause de sa grandeur, elle ne pût que difficilement atteindre son cou, mais l’enlaça du meilleur de ses capacités. L’homme en question ne pût cacher sa surprise, même derrière sa paire de verres fumés. Cependant, il ne tarda pas à abandonner ces nombreux sacs au sol pour enlacer la jeune femme à son tour. Malgré son élan, elle fût surprise d’apercevoir son ami vêtu d’un complet noir ajusté et d’un teint légèrement basané, ce qui était très loin de son style habituel.
« Tu nous as trop manqué à Kiba et moi, on est contents de te voir, » le jeune femme aux yeux pâles avoua en se libérant de ses bras pour l’aider avec ses valises. « Je suis sûre que tu es fatigué, je t’ai préparé à manger. J’espère que tu vas aimer… » dit-elle, large sourire aux lèvres et les joues rosées, ne pouvant pas cacher sa joie. Face à son enthousiasme qu’il n’était pas habitué de recevoir de qui que ce soit, il ne pouvait pas cacher son étonnement, mais il était profondément touché. Un subtil sourire s’esquissa sur ces lèvres. « Merci, Hinata… » dit-il sincèrement. « Je suis touché de savoir que je vous aie manqué, même toi Kiba. Je ne savais pas que tu- » il fût coupé sec par le jeune homme aux cheveux bruns.
« Ahhhhh, dans tes rêves! Ça c’est elle seulement, moi, j’ai eu la paix pendant une semaine. Pas vrai Akamaru? » Le chien tarda à répondre avec entrain, ce qui l’énerva davantage. Plutôt, Hinata et Shino s’échangèrent des regards, sachant que les mots de Kiba n’étaient pas sincères. Il était si facile à lire. Voyant que même son chien n’était pas d’accord avec lui, il ne tarda pas à changer de sujet.
« Donc, Dubaï s’était comment, » demanda Kiba, cette fois curieux des péripéties de son ami, abandonnant sa rancune quelques instants. Tout en cuisinant, Hinata tendait l’oreille, elle ne souhait manquer aucuns détails. Shino soupira en s’assoyant aux côtés de Kiba au comptoir.
« La mission n’était pas compliquée, mais j’aurais aimé ne pas y être allé seul, » avoua-t-il. « Pourquoi? Techniquement, l’acquisition d’information aurait été plus efficace à au moins deux personnes. Ça aurait pris au plus tard trois jours plutôt que sept. » Kiba hocha la tête. « T’inquiètes, Kurenaï a bien fait d’envoyer juste toi sur cette mission. Moi, j’suis pourri en anglais et toi t’est quasi bilingue et Hinata, elle, c’était pas son style de mission. Ramasser de l’information, c’est ton truc, pas le sien. Mais ça tu le sais non, » demanda Kiba, un peu ahuri des propos de Shino. Il ne répondit pas, ne voulant pas avouer la solitude qui l’avait rongé depuis les sept derniers jours et à quel point ces amis lui avait manqué. Il le voyait venir, Kiba allait se moquer de lui. Ils tombèrent alors tous dans un silence persistant, Shino de nouveau perdu dans ses pensées.
Hinata, un peu paniquée tenta d’alléger l’atmosphère, en déposant deux assiettes devant les deux jeunes hommes. Parfois, il était difficile pour elle de comprendre la relation entre ces deux-là. Un moment, ils sont les meilleurs amis du monde et un instant plus tard, ils ne se tolèraient pas du tout. « Le temps file, il faut manger quelque-chose avant que ça refroidisse! » affirma Hinata, manipulant des couverts pour dresser des assiettes.
Devant l’étendue du travail d’Hinata, Shino quitta le comptoir pour rejoindre son bagage à main proche de la table du salon. Fouillant quelques instants, à la curiosité de Kiba, il revint à ces côtés les mains pleines. Deux boites, une se retrouva devant Kiba et l’autre devant Hinata. Les deux se regardèrent avec confusion, puis le regardèrent avec confusion. D’un petit geste de la main, Shino leurs fît signe d’ouvrir les boîtes. En effet, il ne put se retenir d’acheter des cadeaux pour ses amis. Rien d’extravagant pesa-t-il.
« Mais, » dis Kiba après l’avoir ouvert et découvert une montre Cartier. Il n’en revenait pas, c’était carrément son style. Pour sa part, Shino avait offert à Hinata une élégante boucle de satin rouge et verte décorée une broche en forme de scarabée en or accompagné d’une eau de toilette raffinée qu’elle n’arrivait à reconnaitre immédiatement. Pour ce qui en était de la boucle, il savait déjà qu’elle la porterait avec son uniforme et il n’avait pas tort. Elle avait étrangement hâte de porter son uniforme maintenant.
« Au fil des discussions avec l’homologue de Kurenai, j’ai réussi à faire des revenus supplémentaires excédant ceux fixés par Kurenai. En fait, les bases de données étaient dures à décoder, mais après avoir programmé un algorithme ayant un déterminant différent de celui dans le système, la chaîne d’encodage s’est brisée jusqu’à la neuvième barricade de sécurité du programme. Donc- » Kiba ne pût s’empêcher de le couper, « Woah, Shino t’as trop la classe! T’est pardonné, 100%, nada. » Ces mots se soldant par un impulsif baiser sur la joue avant que ce dernier ne continue à manger comme si de rien était. Et oui, Kiba était si heureux. En voyant sa nouvelle montre, Naruto allait en baver et grave. Choqué et dégouté, Shino se crispa, étranger aux rares vagues d’affection aussi intenses venant de Kiba.
Hinata, elle rangea la boucle et le parfum soigneusement, ne voulant pas les salir avant de même les avoir portés une seule fois. Sourire aux lèvres, elle tourna le dos à ces deux amis pour continuer à cuisiner, contente de savoir qu’il la connaissait si bien. Les deux hommes s’empressèrent de dévorer le festin cuisiné par Hinata. Cette dernière, contente de les voir se réjouir (comme à l’habitude) des plats qu’elle prenait le temps de cuisiner pour eux.
Suivi des courtes retrouvailles et de toute la nourriture qu’ils ingurgitèrent, ils devaient se mettre sur la route de l’université. Les cours allaient bientôt commencer. Suivant leur routine journalière, chacun s’éclipsa dans sa propre salle de bain pour une rapide douche et enfiler leur sévère uniforme.
Pour sa part, Shino était soulagé d’enfin enlever se contraignant complet. Bien que très chic et il s’était avéré très utile pour fondre dans les rues sophistiquées de Dubaï, il n’avait pas l’habitude de s’exhiber de la sorte. Il préférait son épais cardigan et son uniforme qui n’attirait pas du tout l’attention. Cela fait parti du métier, pensa-t-il en enlevant ses lunettes pour se jeter de l’eau au visage. Ce n’est pas ce qu’il préférait.
Souvent, il s’étonnait lui-même à sa propre situation avec ses deux proches amis. En effet, Kiba, Hinata et lui, suite à de nombreuses circonstances extraordinaires, devinrent des espions sous l’aille d’une dame mystérieuse du nom de Kurenai Yuuhi. Ils savaient que très peu d’elle, certains disaient qu’elle était reliée aux Sarutobi, un conglomérat très puissant ayant des secteurs d’activités dans tout Konoha. Leur président Hiruzen Sarutobi était connu comme un amoureux des jeux d’argent et très amical avec la mafia opérant dans les rues. En autres mots, Hiruzen était très corrompu, malgré il avait beaucoup de lien avec les politiciens de tous les niveaux dans le pays du Feu. Sans l’ombre d’un doute, Yuuhi cachait plus d’un mystère. Cependant, cette dernière avait donné aux trois étudiants des opportunités qui leurs étaient, dans le passé, inatteignables. En échange d’exploiter leurs capacités intellectuelles, elle leur donnait d’importantes sommes d’argent ce qui leur permit de louer un appartement tous ensemble, rêve anodin qu’ils partagèrent depuis leur entrée au lycée. Il était souvent difficile de jongler avec leurs cours et les missions à l’international, mais Yuuhi avait toujours une solution à tout.
Shino se jeta encore de l’eau glacée au visage; il se demandait quelle vie serait mieux pour lui. Une vie d’espion ou une vie régulière aux côtés de ses amis. Il songea souvent à lorsqu’il obtiendrait son diplôme, comment sera la suite des choses? Sans cesse, il est tourmenté par son futur incertain. Alors qu’Hinata et Kiba semblaient être déterminés sur leur propre dénouement, il sembla être le seul dans le brouillard. Un long soupir et il enfila son uniforme en vitesse sans oublier sa paire de lunettes, se demandant lui-même quand viendra le jour ou il n’aura plus le reflexe de les mettre.
Pour sa part, Hinata était déjà prête, elle s’observait dans le miroir. L’uniforme repassé et conforme. Sa jupe n’était pas trop courte, ni trop longue. Elle était comme celle de toutes les autres filles de sa classe, ne voulant pas ressortir du lot de quelque façon. Au contraire, sa chemise était serrée au niveau de sa poitrine, malgré elle, les boutons faisant de leur mieux pour garder les deux fragiles pièces de coton ensemble. Elle senti son cœur tomber au fond de son estomac, Hinata se rendit compte qu’elle avait pris du poids. En effet, son uniforme ne lui faisait plus de la même façon qu’avant. Elle entendait déjà les critiques de Ino et de Karin. En moins d’un instant, elle attrapa son cardigan pour s’y blottir, pour s’y cacher. Espérons que personne ne remarque, pensa-t-elle.
Elle passa alors de longues minutes à s’observer dans la glace. De tous les angles, du côté, à gauche, à droite. Hinata remarqua alors sa chair qui semblait déborder de partout. Elle mit alors une paire de collants, sans effet. Cependant, elle n’oublia pas la boucle que Shino lui avait offerte. Hinata la mise avec fierté, décorant alors son uniforme qui avait des allures ternes. Elle ne pût s’empêcher de sourire un peu en se regardant dans le miroir; il avait vraiment bien choisi l’accessoire car il s’agençait parfaitement avec les teintes de son uniforme. Brossant ces longs cheveux d’ébène une dernière fois, elle jeta un dernier regard à sa propre réflexion avant de rejoindre ces compagnons au pied de la porte.
Finalement, Kiba était aux anges. Il ne pouvait s’arrêter d’admirer sa nouvelle montre. À peine acquise, qu’il avait déjà pris une dizaine de photos avec. Aujourd’hui, il avait pris le temps de se raser, il fallait qu’il soit au calibre du statut de sa montre, c’est-à-dire au moins quelques milliers de dollars.
Déviant de son habituel uniforme détendu, il prit le temps d’attacher tous ces boutons et d’y enlever tous les poils blancs d’Akamaru. Il sorti même son arme secrète, une cologne que sa grande sœur avait prit le temps de lui acheter durant les Fêtes passées. Push, push, et Kiba était prêt à partir. Il s’empressa de remplir la gamelle d’Akamaru de nourriture et d’eau et de sortir ces jouets préférés.
« Bon, Akamaru, faut que je file à l’école, mais t’inquiètes, je reviens bientôt, » dis Kiba en flattant la tête du docile chien. Pointe d’amertume dans sa poitrine d’abandonner son chien ne serait-ce qu’une journée, Kiba ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable. « Sois sage, okay? » À ses mots, le chien aboya d’enthousiasme, acquiesçant les propos du jeune homme au cheveux bruns. À chaque fois qu’il quittait pour les cours, il sentait laisser derrière lui la seule chose le reliant à sa mère. Confus, si cela était une bonne chose ou une mauvaise. Peu importe, Akamaru était important à ces yeux. Lui aussi, quitta, en compagnie de son chien, sa chambre pour se diriger vers la porte.
Avant de quitter l’appartement, Shino prit hors de son sac à dos le cadeau qu’il s’était fait à lui-même, soit un généreux bouquet de fleurs. Toutes blanches avec quelques fleurs jaunes ici et là. Il les mit alors dans un grand vase en verre, lointain cadeau de son père ainsi qu’un grand pot en plastique. Il s’empressa de l’ouvrir pour y libérer une dizaine de papillons. Ces derniers se ruèrent sans attendre sur les fleurs décorant nouvellement la modique table de la salle à manger. Pour un court instant, il admirait les majestueux insectes virevolter autour de lui et des fleurs. À sa surprise, Akamaru semblait apaisé par leur présence. En effet, ce dernier s’étala et laissa les nombreux papillons décorer son visage. Soupirant, il les abandonna à contre-cœur pour rejoindre ces deux amis qui l’attendait dans le couloir.
Les trois adolescents marchaient d’un pas rapide dans l’immeuble. Habiter au dix-septième étage avait ces avantages et ces désavantages. En effet, la vue était magnifique à tout moment de la journée mais cela prenait une éternité sortir de l’immeuble. Même en prenant l’ascenseur, cela faisait souvent la différence entre être en retard ou pas en cours. Inconvénient qui arrivait, la plupart du temps, à ne pas en être u+n mais aujourd’hui était l’exception.
Ding! Huitième étage.
Kiba vît apparaitre devant lui son pire cauchemar. L’hystérique propriétaire de bâtiment, Madara Uchiha. Son visage ne put s’empêcher de craquer en voyant les trois adolescents dans la cage d’ascenseur au travers de son imposante chevelure d’ébène.
« Ah! Je vous tiens! Ça fait combien de jours que vous trois quittez l’immeuble en douce en m’évitant hein? » l’homme se mit à crier malgré le restreint espace entre lui et Kiba maintenant que l’homme et son compagnon avait mis pieds dans l’ascenseur. Kiba retint son soupir, les prochaines minutes allaient être longues… L’homme commença et n’arrêta plus.
« Combien de fois je vous ait répété que les animaux sont interdits dans l’immeuble? Ce n’est pas mon imagination, la nuit j’entends un chien se promener dans votre appartement » dit-il d’un ton effréné. À ces côtés, il y avait le gardien des clés, Hashirama Senju. Ce dernier gérait les litiges et bail conjointement avec Madara. Ils étaient souvent vu ensemble en train de patrouiller le bâtiment durant la journée. Cependant, la plupart du temps, Hashirama temporisait les situations qui avaient tendance à dégénérer car Madara avait la mèche courte et n’avait pas sa lague dans sa poche. Son bâtiment était de luxe et souhaitait qu’il demeure ainsi, peu importe les moyens. Qu’importe qu’il jugeât sous ses standards était maltraité. En même temps, il n’avait aucune honte à se plier en quatre pour satisfaire ses grands clients comme Tobirama Senju, à contre cœur, car même s’il était le frère d’Hashirama, il le détestait à mort. Il était capable de ravaler son orgueil pour Hashirama, ça Madara pouvait le faire. Ce dernier tenta de calmer Madara dans sa tirade, sans succès, car ce dernier semblait aliéné à cause de ses propos.
« Inuzuka, si je vois ton sale clébard dans mon immeuble, vous trois vous allez vous retrouver à la rue. Vous le savez bien, les chiens sont interdits ici. » Madara avait un ton si dramatique, c’était digne d’un gag. Cependant, il était très sérieux. « Enfin, vous irez faire vos activités illégales à l’extérieur comme les gangsters que vous êtes. » Hashirama devenait rouge de honte, il n’arrivait pas croire que Madara était aussi hystérique. Il tenta de lui faire signe, les accuser sans preuves n’était pas la solution à son problème. « Pft, je n’ai pas de preuves, mais j’ai mes soupçons. Déjà, y’en a un qui risque d’infester mon appartement d’insectes répugnants, » dit-il en regardant Shino de la tête aux pieds, dégouté. Pour sa part, Kiba bouillonnait. C’était ça le plan; ne pas interagir avec lui était la meilleure façon de rester hors de troubles. En effet, Madara ne s’arrêtait plus quand on le provoquait, au grand désespoir d’Hashirama. Il sera les dents fort, mais garda le silence. Shino et Hinata firent de même et l’homme au cheveux bouclés devint un bruit de fond rapidement.
Shino observa les chiffres des étages les uns après les autres, divergeant du mépris que le vieil homme avait à leur égard. Souvent, il songeait à partir de l’immeuble et trouver un endroit plus paisible loin son éternel amertume. Il était conscient que cela n’était pas possible, Kiba s’était trop attaché à leur mode de vie huppé pour l’abandonner et Hinata était convaincu que, au dépit des désavantages, cet appartement était parfait pour eux; que c’était leur maison à eux trois.
Enfin, ils atteignirent le rex-de-chaussé sans décoller le moindre mot. Aussi tôt, les trois s’éclipsèrent en direction de la rue. Il n’était pas question de manquer le bus en plus de ça. Kiba ouvra la marche au pas de course, suivi d’Hinata puis de Shino, encore abattu par le décalage horaire. Direction, Konoha College.
