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Language:
Français
Stats:
Published:
2020-01-26
Updated:
2020-10-23
Words:
25,414
Chapters:
6/?
Comments:
8
Kudos:
14
Bookmarks:
1
Hits:
350

On Fonctionne à Trois

Summary:

Julien, Baptiste et Azzeddine vivent leur plus belle histoire d'amour à trois, jusqu'à ce qu'un événement imprévu ne les sépare...

UA

Notes:

Bonjour tout le monde !

Je sors de ma zone de confort niveau ship, mais cette histoire traîne dans mon ordinateur et ma petite tête depuis quelques mois.

Malgré ce ship original, j'espère que cette histoire vous plaira =)

Bonne lecture !

Chapter 1: Quatre Phrases sur un Piano

Chapter Text

Julien était allongé nu entre les draps blancs, il savourait chaque seconde comme s'il s'agissait des dernières. Comme si, une fois que tout serait fini, il cesserait tout simplement d'exister. Une douce chaleur lui effleurait la peau, un souffle exquis qui faisait naître en lui de délicieuses sensations. Les yeux fermés, il se laissait guider par toutes ces émotions. Un petit cri de surprise lui échappa, quand une chaleur encore plus agréable l'enveloppe tout entier. Il se mordit les lèvres de plaisir et son corps se mit à bouger au rythme de ses délectations.

Une autre source de luxure vint se poser sur son menton et l'obligea à ouvrir ses lèvres, laissant sa voix emplir la pièce de ces soupirs d'extase, avant d'être recouverte d'une caresse aussi douce que celle qui le cajolait un peu plus bas depuis plusieurs minutes. Sa main gauche vint étreindre cette nuque qu'il connaissait par cœur, son autre main descendit plus bas pour remercier l'autre de ces attentions.

Julien décida qu'il était temps de ne plus seulement recevoir, alors ses doigts descendirent le long de ce dos, glissèrent sur cette hanche, caressèrent doucement ce ventre avant de finalement atteindre l'objet de leur convoitise sans jamais rouvrir les yeux. Sa voix cessa enfin d'être seule et Julien savoura encore plus l'instant qu'il vivait avec ses deux amants.

Soudain, tout s'arrêta et Julien eut l'impression de mourir. Il se refusa à ouvrir ses paupières, de peur qu'il ne soit dans un rêve, il préférait rester endormi si c'était le cas. Plus aucune chaleur ne le recouvrait, pourtant elles semblaient si proches.

- Tourne toi, susurra l'une d'elle à son oreille.

Julien consentit enfin à ouvrir ses yeux. Son regard se posa immédiatement sur ce visage rond, ces yeux bleus, ces cheveux frisés. Le soulagement lui fit monter quelques larmes, heureusement trop peu visible pour qu'ils s'en inquiètent.

Il se retourna sur le ventre, non sans avoir observé le corps fin et brut qui se trouvait encore entre ses jambes écartées. Ces orbes, d'ordinaire vertes, étaient noires de désir. Julien se sentit comme absorbé mais se détourna tout de même, obéissant aux souhaits de leur propriétaire.

Il sentit des mains se poser sur ses hanches, sans savoir à qui elles appartenaient. Pressant légèrement sa peau, elles l'obligèrent à se relever légèrement. À présent sur ses genoux, un torse se colla à son dos, et Julien n'eut aucun mal à deviner que c'était la peau de Baptiste qu'il sentait contre la sienne.

Un baiser dans son cou. Puis deux, puis trois. Ensuite, une main sous sa mâchoire, des doigts qui lui font tourner la tête afin que des lèvres ne s'emparent des siennes, voraces et exaltées. La main glissa sur sa poitrine, une autre vint prendre possession de son désir, le faisant sursauter une fois de plus. Il contempla son autre amant, Azzeddine, qui admirait son visage marqué par le plaisir alors qu'il en était lui-même la source. La main libre de son amant effleurait les muscles tendus de son propre bas-ventre. Cette vision était électrisante.

Une seconde plus tard, Julien se retrouvait possédé par Baptiste. Il aurait sûrement perdu l'équilibre si les mains de son beau brun ne l'avaient pas retenu. Ses hanches se mirent à bouger et Julien ne pouvait plus retenir les petits cris qui s'échappaient de ses lèvres, s'il était admis qu'il en avait eu envie.

Azzeddine les observait, les dévorait du regard, sans que ses mains ne perdent de vue leurs objectifs. Ses yeux croisaient par intermittence ceux de Baptiste et de Julien, les voir ainsi se donner l'un à l'autre faisait monter son désir plus que tout autre chose. Pourtant, une étincelle au fond des yeux de Julien le fit changer d'avis.

Il accepta de changer de position et vint se placer face à eux. Presque immédiatement, les mains de Julien s'agrippèrent à ses cuisses et son corps se pencha vers lui. Alors que la voix de Julien se trouvait à nouveau étouffée, la sienne ne pouvait plus se contenir. Ses mains caressaient le dos devant lui, faisant naître des frissons sous la peau, alors que des doigts venaient effleurer et se nouer aux siens.

Le regard bloqué dans celui de Baptiste, Azzeddine s'abandonna totalement aux attouchements qu'il recevait. Julien n'en était que plus heureux. Entendre enfin ses deux amants gémir ainsi, alors qu'ils l'enlaçaient en même temps, l'emmenait encore plus vite vers sa chute.

Il voulait que tout soit parfait, pour tous les trois, surtout pour eux deux. Il s'appliqua à cajoler l'homme face à lui, lui prodiguant ses prières avec la plus grande dévotion. Il se dévoua à faire rouler ses hanches, afin de donner le plus de plaisir possible à l'homme derrière lui. Il les sentait tous deux prêts à s'abandonner totalement. Mais il n'était pas le seul à vouloir décupler l'extase de ses partenaires.

La main de Baptiste s'était glissée sur son ventre et le cajolait sans relâche et avec détermination. Il fut le premier à tomber dans un râle encore contenu par les tendresses qu'il accordait aux hommes qui partageaient sa vie.

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'il goûte à nouveau au plaisir d’Azzeddine et pour que les hanches de Baptiste ne se meuvent dans un ultime cri de jouissance.

Épuisé et comblé, Julien s'écroula sur leur lit, la respiration erratique. Un doux baiser lui fut donné entre ses omoplates et les doux bras d'Azzeddine vinrent le serrer contre lui. Baptiste se colla à nouveau contre son dos, une main autour de sa hanche dont les doigts frôlaient la poitrine de son autre amant.

Sans même dire un mot, les trois hommes glissèrent doucement vers le sommeil, ne cessant jamais d'embrasser la peau des deux autres, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus résister à l'appel de Morphée.

 

Le lendemain matin, une étrange sensation saisit deux des trois amants.

Les draps étaient froids, bien trop froids. Quelque chose n'allait pas. En ouvrant les yeux, ils se rendirent compte qu’ils n’étaient plus que deux. Une simple feuille de papier reposait sur leur piano, de l’autre côté de la pièce.

Cela n’annonçait rien de bon. Leurs cœurs furent brisés par quatre phrases.

 

Je vous aimerai toute ma vie.

Je ne peux pas rester.

Aujourd’hui, je dois me marier.

À jamais vôtre.

 

Julien