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Category:
Fandoms:
Characters:
Language:
Français
Series:
Part 4 of Djin
Stats:
Published:
2021-07-23
Words:
1,782
Chapters:
1/1
Comments:
1
Kudos:
20
Bookmarks:
1
Hits:
310

Pas une arme

Summary:

Parfois la meilleur solution c'est la terreur

Work Text:

 

Assis contre Jörmungand, les jambes repliées sous lui, Ryme observait tranquillement l'agitation des habitants de New York.
Cela faisait bien longtemps qu'Oncle Tony avait remplacé toutes ses fenêtres par des vitres teintées, soutenu par une magie d'illusion de Loki. Aussi, bien qu'un serpent gigantesque se prélassait dans les rayons du soleil à un des derniers étages de la Tour Stark, rien ni personne ne le verrait.

-Les jalouses-tu ?

Le sifflement était paresseux, un œil s'ouvrant légèrement pour observer le Djin.
Ryme sourit légèrement, un sourire nostalgique.

-Non.
J'ai vécu…longtemps parmi eux, et je ne me suis jamais senti à ma place.

Un profond soupir ébranla les anneaux qui supportaient le faible poids de Ryme.
Il y eut un bruit de glissement alors que la tête de Jörmungand s'approchait pour s'installer à côté de son jeune frère. Sa magie caracola joyeusement pour se frotter contre Ryme, dans un câlin qui aurait était mortel pour toute autre personne ou créature.

-Ne veux-tu pas sortir d'ici ?

Un silence s'installa alors que Ryme ne répondait pas.
Comment répondre à cette question alors qu'il ne savait lui-même pas ce qu'il souhaitait ?

Parfois, il enviait Oncle Tony quand celui-ci devait se rendre à des réunions à l'extérieur de la Tour.
Quand il voyait les humains se presser en bas dans la rue, il avait lui aussi envie de s'y rendre.
Il voulait à nouveau sentir le soleil sur sa peau, et pas à travers une vite.
Il désirait profiter de la brise légère en été et de la pluie en automne.
Courir dans la neige, pique-niquer dans l'herbe.
Mais en même temps…
Il était terrifié de ce qui pouvait l'attendre, là dehors.
Il avait connu tant de terreur hors de cette Tour.

Alors Ryme resta silencieux, se pelotant dans l'étreinte réconfortante de la Magie.
Son frère à ses côtés referma les yeux, replongeant dans sa sieste.

***

Les yeux grands ouvert par la peur, Ryme observait à la fois par la fenêtre tout en regardant les images que Jarvis diffusait pour eux.

La terre tremblait si fort que cela réussissait à se répercuter dans la Tour Stark pourtant renforcée par la Magie de son père.
Des immeubles s'écroulaient au loin, emprisonnant certainement des centaines de civiles.

-Qui est-ce ? Que veut-il ? Gémit le Djin terrifiait de voir son Monde à nouveau s'écrouler.

Sur les images il voyait Oncle Tony se battre contre des extraterrestres, l'un plus grand qu'eux avait mis à mal les anciens Avengers arrivaient en renfort.

-C'est Thanos et son armée.
Il courtise la mort en lui envoyant des âmes.

Le Djin regarda son père qui serait les poings.
Il semblait si en colère de rester là pour ne pas révéler leur position. Et même si Ryme se sentait en sécurité avec lui dans la même pièce, il pouvait voir comme il s'inquiétait pour Oncle Tony. Son père n'était pas très doué pour cacher comme il appréciait cet humain impertinent.

Posant sa main sur les écailles de Jörmungand qui était semi enroulé autour de lui, Ryme prit une profonde inspiration.

-Tu devrais y aller.
Ils semblent avoir du mal…

Loki sembla être prêt à refuser quand son regard s'attarda sur un gant que portait Thanos.

-Les pier…

Djin n'eut rien le temps de dire que le Dieu était parti, apparaissant soudainement dans toute sa gloire au milieu du chao.
Etonné, Ryme s'approcha pour regarder de plus près l'écran, essayant de voir ce qui avait attiré son père. Il s'attendait à argumenter un peu plus avant que celui-ci ne le laisse à la garde de Jörmungand.

-Pourquoi a-t-il peur des pierres ?

Sa question resta un bref instant dans les airs, avant qu'il ne sente l'intérêt de la Magie se tourner vers ce qu'il regardait. Obligeamment Jarvis avait automatiquement stoppé le flux, laissant alors tous le loisir à Ryme de regarder.
Il sentit son frère se mouvoir.

-Les Pierres d'infinités.

-Qu'est-ce ?

-Il y a beaucoup de Légende à leur sujet. Certaines disent que les Pierres étaient là avant le début de tout. Qu'elles sont les restent de ce qui provoqua notre existence à tous.
D'autre disent qu'elles sont les cadeaux d'un quelconque Dieu à son amante malade, compressant les lois de l'univers mêmes, les énergies, l'existence, en ces gemmes par amour.
D'autre parlent d'armes créés par des Êtres si anciens qu'ils furent oubliés et que les Pierres seraient leur seul héritage.

-Des armes ?

-Seules elles peuvent faire de grandes choses, mais ensembles on dit qu'elles pourraient réaliser n'importe quoi.

-Et quelle est la vérité ?

-La vérité ?

Ryme quitta des yeux l'écran qui avait recommencé à passer le flux de vidéo en direct.
Il avait à présent toute son attention fixée sur Jörmungand. C'était comme si soudainement il ne s'intéressait plus du tout au combat.

Brusquement Jörmungand n'avait pas en face de lui son petit frère semblant si frêle mais pourtant si fort. Ce n'était plus le Ryme à la joie contagieuse, au regard contemplateur.

Non, c'était le Djin qui le regardait.
Peut-être y avait-il deux âmes humaines.
Mais c'était aussi un concentré de Magie.
Quelque chose d'immatériel qui ne pensait pas au même niveau qu'eux.
Jörmungand le savait, il avait passé bien assez de temps entre les racines d'Yggdrasil pour le comprendre.

Ce Djin.
Ryme.
Son frère était probablement celui qui se rapprochait le plus d'un raisonnement Humain parmi ceux de sa race.
Mais être touché ainsi par la Magie ne pouvait pas laisser quiconque intact.

-Les Pierres d'infinités.
Sont-elles des armes ?

Bien sûr.
Les Djins avaient disparu car utilisés comme de vulgaires sources d'énergie pour des sorts colossaux lors de Guerres où Jörmungand n'était pas né.
Tout Yggdrasil les avait chassé et capturé.
Ils furent trainés plus bas que terre juste pour être utilisés comme des matériaux.
Maintenu dans les rangs par la menace sur leur amis et famille.
Trahis par des peuples alliés.
Devenant la meilleure défense de ceux qui les détruisirent jusqu'aux derniers.
Les Ases.

Parce qu'ils étaient pacifistes.
Ne voyaient pas le besoin de montrer leur supériorité malgré leur puissance hors norme.
Ils étaient traités comme des armes alors qu'ils ne voulaient que vivre paisiblement.
Ils avaient disparu car refusant de devenir ce qu'on disait d'eux.
Des armes.

-Beaucoup les vois ainsi.
Mais les Pierres d'infinités ne sont pas des armes.
Elles sont juste de précieux cadeaux offerts à l'être aimé.
Elles ne sont nées que pour apporter un sourire sur le visage d'une femme.
Elles furent créées pour prouver un amour sans limite.
Elles permirent l'oublis d'une agonie dû à la maladie.
Elles n'étaient qu'une évasion dans un voyage impossible.

Soudainement Ryme sourit, l'atmosphère s'allégea, Jörmungand se déplaça légèrement pour terminer le mouvement qu'il avait arrêté sans même s'en apercevoir. Tentant inconsciemment de ne pas attirer plus l'attention du Djin sur lui.

-Oui tu as raison.

Guilleret, Ryme trottina vers la vitre.
Il sembla se perdre un bref instant dans le paysage un peu chaotique de la ville avant de se retourner vers son frère.

-Je pense que nous devrions sortir.
Le Monde est effrayant. Et beaucoup de personnes pensent savoir mieux que d'autre.
Mais, Père et Oncle Tony font de leur mieux pour changer ce qui est à leur portée.
Nous devrions faire de même.
Leur montrer qu'il y a plus grand, bien plus grand, qu'eux.

Le pouvoir provoquait l'envie ou la peur.
Quand tu n'étais pas assez fort tu mourrais.
Quand tu étais trop fort tu mourrais.
Mais que se passerait-il si la présence du fort n'était que pur terreur pour les « faibles » ?

Si haut.
Si grand.
Si intouchable.
Trop lointain.
Inimaginable.

-Bien sûr.

***

Ils étaient apparus.

Un Serpent si grand que la fin de son corps n'était pas visible.
Des écailles vertes absinthe de la taille d'une maison.
Une tête qui finit de faire s'écraser un immeuble pour passer dans la rue.
Une présence glaciale qui formait une légère couche de givre sur les surfaces.
La force de son regard tua de peur des centaines de soldats de Thanos et fit s'arrêter l'être lui-même.

Et il y avait l'autre.

Un Être humanoïde fait d'ambre et d'or.
Beau à couper le souffle.
Auréolé d'une lueur qui le rendait irréel.
Confiant dans ce chao.
Une main minuscule sur le nez du Géant.
Le temps s'arrêta lorsque les regards convergèrent vers lui plutôt que le serpent.
L'instinct de survie prit le pas sur la peur de la torture ou sur toute folie meurtrière.
Les armes tombèrent au sol, les jambes flanchèrent.
Même les « protecteurs » de la Terre s'écartèrent pour ne pas rester dans le passage.

L'Être fit quelques pas, s'écartant de ce que beaucoup prirent pour son Protecteur, à tort.
Quand il fut qu'à quelques mètre du Titan Fou, il sembla encore plus dangereux.
Comme si le Serpent immobile n'était pas SON Protecteur, mais plutôt le LEUR.

Son pouvoir était écrasant, brûlant.
C'était comme regarder une Supernova les yeux nus à quelques centimètres seulement de celle-ci.
Se faire dévorer de l'intérieur par des milliers d'insectes mais en redemander encore.
Une douce agonie.

Humains.
Héros.
Extraterrestres.
Dieux.
Titan Fou.
Ils ployèrent tous.
Sans exception.

Yggdrasil entier trembla sous la puissance de l'Être.
Toute vie en ses branches ou ses racines se figea instinctivement.
Sans même savoir pourquoi, sans même se concerter, ils se firent tout petit.
La terreur les attrapa aux tripes sans la moindre raison.

-Les Pierres d'infinités ne sont pas des jouets.
Encore moins des armes.

La voix était peut-être douce, mais le pouvoir contenu dans ces mots rendit fou les plus faibles d'esprit.
Les brisants sans pitié.
Du sang coula des oreilles des autres alors que leur cerveau, essayait sans y parvenir, de fuir cette réalité.
Personne ne vit le gant ou les Pierres disparaître.
Ils ne pouvaient pas.
Rester en vie demandait bien trop d'effort.

-Je ne pense pas que Mort apprécie cet afflux d'âme avant leur heure, Thanos.
Trouve donc un autre moyen de la courtiser.

Les mots résonnèrent comme une sentence.
Ecrasant un peu plus toutes personnes présentes.

Et soudainement, Ils n'étaient plus là.

La ville était aussi belle qu'au lever du soleil.
Le ciel n'était plus encombré de vaisseau extraterrestre.
Thanos et son armée n'étaient plus.

Dans tout Yggdrasil la vie quotidienne avait repris son cours comme si rien ne s'était passé.

Pourtant, niché au plus profond de leur esprit.
Tous se souvenaient.
Se souvenaient de cette peur indescriptible.
De cette présence…

Il manquait trois heures à l'ensemble des êtres vivants.
Trois heures enfoui en eux.
Cachées par leur instinct de survie.
Ils ne pouvaient faire face à cette réalité.

Là-haut, dans l'espace.
Un Titan qui se croyait sans peur découvrait sa place dans la chaine alimentaire.
Un simple insecte qui rencontrerait bientôt la mort s'il ne fuyait pas le plus loin possible.

Et c'est ce qu'il fit.

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