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26 rue du Labrador

Summary:

" Il faut faire et non pas dire " disait Dom Juan.

Haddock savait qu'il valait mieux dire avant de faire. Mais, depuis qu'il avait rencontré Tintin, ses principes fondaient comme neige au soleil.

Work Text:

Tout cet espace, c'était ridicule.
Pendant des années, Haddock n'avait pas eu de maison. Il vivait dans les cabines minuscules des cargos. Ses possessions se limitaient à quelques vêtements et des bouteilles vides.
À présent, il avait tant de pièces dans le château de Moulinsart qu'il s'y perdait. Il devait souvent demander à Nestor de l'orienter, même après plusieurs mois.

Quand il avait proposé au Professeur Tournesol de s'installer dans une des ailes, ce n'était pas parce que ce roi des hurluberlus s'était encore fait expulser d'un appartement, pour avoir oublié de payer le loyer et avoir provoqué plusieurs explosions et débuts d'incendies. C'était pour combler ce vide qui le mettait mal à l'aise. Les chambres sans vie le hantaient. Il avait demandé à Nestor de quitter la mansarde sordide, où les précédents occupants l'avaient relégué, et de prendre celle qui lui plaisait le plus. Le majordome avait protesté en vain.

« Mais Monsieur, ce n'est pas dans les usages de...

- Pas de discussion, cornichon, ou je me fâche ! »

Il lui restait, malgré tout, beaucoup d'espace.
Il y pensait encore quand il remarqua l'expression de Tintin.

« Qu'est-ce qui vous fait rire, moussaillon ? »

Le jeune homme avait beau essayer d'être discret, son hilarité n'avait pas échappé à Haddock.

« Je ne me moque pas, Capitaine. J'ai juste remarqué une chose. Vous râlez toujours quand vous avez des invités imprévus, mais, à chaque fois, vous avez des lits de prêts pour les accueillir. »

Haddock bougonna dans sa barbe.

« Ça ne veut pas dire qu'ils peuvent rester des semaines !

- Allons, Dupont et Dupond ne sont là que depuis deux jours. Ils ont besoin de se reposer, les pauvres, après tout ce qu'ils ont traversé. »

Un nouveau cataclysme capillaire avait forcé les deux policiers à prendre un congé maladie. Les habitants d'un village les avaient pris pour des loups-garous et les avaient traqués dans les bois. Réfugiés à Moulinsart, ils se remettaient peu à peu, grâce aux remèdes du Professeur Tournesol.

D'ailleurs, les deux loirs faisaient la grasse matinée et ne s'étaient pas encore montrés. Ce n'était pas plus mal. Haddock préférait profiter de son petit déjeuner au calme, seul avec Tintin. Sans oublier Milou qui se pressait contre sa jambe dans l'espoir d'obtenir une friandise ou deux.
Installée sur une des chaises libres, la chatte siamoise, qui se considérait comme la véritable maîtresse du château, jugeait le chien d'un air dédaigneux.
Les voir courir l'un après l'autre dans les couloirs et les escaliers était amusant, mais Haddock appréciait aussi ces moments de paix. Il aurait voulu qu'ils durent. Il ne se lassait pas de voir Tintin siroter sa tasse de café, comme s'il avait tout le temps du monde, lui qui courait si souvent d'un danger à l'autre.

« Dites, vous n'allez pas les mettre dehors dès que je serai retourné à Bruxelles ?

- Vous rentrez ? Mais vous venez à peine d'arriver !

- Ça fait trois semaines que je suis là...

- Qu’est ce qui vous attire tant à Bruxelles ? La fumée des pots d’échappement ?

- Non, mon travail. Mes vacances sont presque finies, il faut que je retourne au journal.

- Vous travaillez encore pour ces colporteurs de mauvaises nouvelles ?

- J’ai un loyer à payer, Monsieur le Châtelain. Et laissez-moi vous dire que le centre-ville de Bruxelles, ce n’est pas donné.

- Pourquoi ne pas écrire vos articles ici et leur envoyer ?

- Ils aiment me voir de temps en temps à la rédaction et savoir que je suis vivant...Mais, j’y pense, merci pour le bureau. »

Haddock sentit une bouffée de chaleur l’envahir. Tintin faisait référence au meuble qu’il avait fait installer dans sa chambre. Il l’avait placé devant la fenêtre pour qu’il ait une belle vue sur le parc, surtout sur les rosiers qu’il cultivait pour passer le temps.

« Oh, ce n’est qu’une vieille chose qui traînait à la cave

- Ah bon ? Vous ne l’avez pas fait faire sur mesure par Monsieur Boulle l’ébéniste ? Je l’ai croisé hier, il m’a demandé si j’en étais content, il a dû se tromper.

- Mon garçon, vous êtes bien trop perspicace pour votre propre bien.

- Et vous, vous être trop généreux Capitaine. »

 

***

 

Tintin avait pris le dernier train pour rentrer de Moulinsart à Bruxelles. Il avait fait attention à faire le moins de bruit possible en déverrouillant la porte du rez-de-chaussée de son immeuble. Pourtant, la gardienne ouvrit sa loge et sortit pour l’accueillir. Milou, qui la connaissait bien, se fit un plaisir d’aller lui réclamer des caresses. Tout en câlinant le fox-terrier, elle s’écria :

« Tintin ! Vous êtes de retour ! Dans quel pays exotique êtes-vous allé cette fois ?

- J’étais juste à Moulinsart, chez le Capitaine.

- Mais il vous est bien arrivé une ou deux aventures rocambolesques ?

- Non, c’était calme. On a pu se reposer, Milou et moi.

- Ah bon... »

Elle paraissait déçue, mais elle se reprit rapidement :

« Oh, j’ai un recommandé pour vous. J’ai signé comme d’habitude. »

Elle disparut un instant dans son logement et en ressortit avec une enveloppe tamponnée en rouge d’un « URGENT » agressif. Tintin l’ouvrit avec curiosité.

« Mince alors…

- Un problème ? demanda la gardienne.

- Mon appartement va être vendu. Je vais devoir déménager.

- Ah non ! Zut ! Je compte sur vos récits de voyages moi ! C’est mieux que les romans policiers ! »

 

***

 

Malgré son retour tardif la veille au soir, Tintin s’était présenté à la première heure au Petit Vingtième. Son bureau disparaissait presque sous une montagne de courriers en retard. Il s’absentait vraiment trop souvent. Entre les missives enflammées d’admirateurs et les demandes diverses d’enquêtes, il se sentit rapidement noyé sous la masse de travail. Quand la sonnerie de son téléphone retentit, il eut du mal à le localiser. Il avait à peine décroché le combiné qu’une voie féminine demanda :

« Allô ? Vous êtes bien Monsieur Tintin ? Le locataire ?

- Non, je suis reporter, répondit Tintin par habitude.

- Oui, mais vous louez un appartement au 26 rue du Labrador à Bruxelles ?

- Pardon, oui, c’est moi.

- Ici l’agence immobilière Sanzod, je… 

- Vous avez un lien avec la boucherie ?

- On nous le demande tout le temps, mais non, nous c'est Sanzod avec un « d » pas un « t ». Je vous appelle pour vous informer que le nouveau propriétaire de votre logement souhaite continuer à vous le louer, sans augmentation de loyer. Ça vous convient ?

- Je...Bien sûr ! Je voulais rester justement.

- Parfait. Vous enverrez vos chèques tous les mois à l’agence. Je vais vous donner l'adresse. »

Tintin nota les informations sur le coin d’une enveloppe. Il n’osait croire en sa chance. Avec tout le travail qu’il avait, il ne se voyait pas écumer les annonces immobilières, faire des visites et organiser un déménagement.

 

***

 

« Agence immobilière Sanzod, j’écoute ? »

Tintin fut soulagé de reconnaître la voie au bout du fil. C’était la même personne qui l’avait appelé, des semaines auparavant, pour lui annoncer qu’il pourrait garder son appartement.

« Bonjour, je suis Tintin, locataire au 26 rue du Labrador à Bruxelles. Je vous appelle parce que je vous ai envoyé deux chèques de loyer et je vois qu’ils n'ont pas été encaissés. Vous ne les avez pas reçus ?

- Attendez, je vérifie...Si, nous les avons bien reçus. Nous les avons transmis à votre propriétaire. Ne vous inquiétez pas, je vais le relancer. »

 

***

 

« Excusez-moi je vous rappeler encore, mais ça fait le troisième chèque de loyer que j’envoie et ils ne sont toujours pas encaissés. Ça m’embête, j'ai beaucoup de souvenirs dans cet appartement et je ne voudrais pas être expulsé. »

Tintin avait du mal à trouver du temps pour appeler l’agence immobilière. Cette situation commençait à lui peser sur les nerfs. Il tenait à son appartement. Il pouvait aller à pied au journal et il était près d’un parc où Milou adorait se promener et courir après les écureuils.

« Je ne comprends pas. Votre propriétaire a pourtant reçu vos paiements, il me l'a confirmé.

- Vous pourriez me donner ses coordonnées ? Je pourrais le contacter et lui expliquer.

- Je suis désolée, notre client tient à conserver son anonymat

- Je ne veux pas le déranger, je veux juste lui régler ce que je dois.

- Il a insisté pour que nous ne donnions pas son nom.

- ...Il a insisté ? »

Un doute affreux s’insinua dans l’esprit de Tintin.

 

***

 

Dès qu’il eut raccroché avec l’agence immobilière, Tintin composa le numéro de téléphone de Moulinsart. Nestor ne fit aucune difficulté pour lui passer son employeur. Tintin avait beau être poli de nature, il ne s’embarrassa pas de formules de politesse et attaqua directement :

« Capitaine ! Pourquoi avez-vous acheté mon appartement ?!

- Votre appartement ? À Bruxelles ? Mais vous marchez sur la tête moussaillon ! Jamais je n’investirai dans cette Babylone moderne ! Cet antre de mangeurs de frittes ! Ce gaufrier graisseux plein de...

- Vous protestez trop, rétorqua froidement Tintin.

- Et alors ? Même si je l’ai acheté votre clapier ? Qu’est-ce que ça change ?

- Pourquoi vous n’encaissez pas mes loyers ? Vous pensiez que je n’allais pas le voir ?

- Enfin, Tintin, vous savez bien que je n’ai pas besoin de cet argent…

- Ce n’est pas la question ! Je veux vous payer ce que je dois !

- Allons, vous ne me devez rien, nous sommes…

- Capitaine, je ne veux pas me fâcher avec vous, mais si vous n’encaissez pas mes chèques, je vais devoir déménager. »

Tintin avait à peine prononcé ces mots qu’il écarta le combiné du téléphone de son oreille.
Malgré la distance, il entendit clairement :

« Mille milliards de mille sabords ! C’est du chantage ! »

Il écarta un peu plus le téléphone le temps que le volume sonore baisse. Puis il le rapprocha pour dire :

« Capitaine, je suis sérieux.

- Ah ! Allez au Diable avec vos grands principes ! »

 

***

 

Sa passe d’armes verbale avec Haddock n’avait pas empêché Tintin de se rendre, comme prévu, en week-end à Moulinsart. Tournesol avait une nouvelle invention, pas tout à fait au point, à lui montrer et Nestor avait préparé des gaufres, accompagnées de chantilly et de chocolat noir fondu. Dimanche, avec le Capitaine, ils avaient fait une longue promenade dans les bois. Ils avaient trouvé des châtaignes et Milou s’était roulé dans les feuilles mortes.

Ils n’avaient pas parlé une seule fois de l’appartement de Bruxelles.

 

***

 

Tintin pensait le dossier bruxellois clos. Il était parti plusieurs semaines pour un reportage. Il avait remonté le fleuve Amazone en kayak à la recherche d'un peuple, qui refusait tout contact avec le monde moderne. Au passage, il avait découvert les ruines d'une cité antique, il avait aidé à démanteler un trafic d'armes et il avait sauvé les derniers représentants d'une espèce de perroquets, dont les cris rappelaient les vocalises de Bianca Castafiore (mais c’était une autre histoire).

Le voyage de retour et le décalage horaire l’avaient déphasé et il rêvait d’un peu de repos. Aussi fut-il assez contrarié de devoir rappeler l’agence immobilière Sanzod.

« Je pourrais savoir pourquoi vous m’avez renvoyé tous mes chèques ? Je croyais que je devais continuer à vous les envoyer pour la comptabilité. Je dois les adresser directement au Capitaine ?

- Attendez...Non, si on vous les a renvoyés c'est parce que vous n’avez plus rien à régler .

- Comment ça ? Ne me dîtes pas qu’il a encore refusé !

- Non, il n’y a plus aucun paiement à effectuer.

- Et mon loyer alors ?

- Monsieur Tintin, vous n’avez plus de loyer à payer quand vous êtes propriétaire.

- ...QUOI ?! »

 

***

 

La journée au château de Moulinsart s'était déroulée sans accrocs. Haddock avait décidé de la terminer en prenant un bon bain chaud. Avoir une salle de bain privative, qui communiquait avec sa chambre, était un luxe dont il ne se lassait pas. Immergé dans l'eau mousseuse, il se détendait et oubliait tout, même le temps qui passait. Il ne savait plus quelle heure il était, mais il savait qu'il était tard quand il reconnut, dans le lointain, la sonnette de la porte d'entrée.
Il se demanda quel bachi bouzouk des Carpates pouvait s'inviter à une heure pareille. Il savait que Nestor était allé ouvrir, mais il sortit tout de même du bain. Il avait un mauvais pressentiment, comme lorsqu'il était en mer et qu'il sentait une tempête approcher avant même de voir un nuage noir.
Il était en train d'enfiler un peignoir quand il entendit un bruit de course dans l'escalier.
Il ne prit pas le temps de sécher ses épais cheveux noirs. Il revint dans la chambre pile au moment où la porte s'ouvrait à la volée, livrant passage à une tornade rousse. Par réflexe, il vérifia que la ceinture de son peignoir était bien nouée. En tant normal, il aurait accueilli Tintin avec joie, mais le regard noir du jeune reporter le dissuada de parler. Sa gorge se serra et sa bouche lui sembla soudain aussi sèche que le désert du Khemed.

« Qu’est-ce qui vous a pris ?!

- Que...que voulez-vous dire ? »

Les poings serrés, Tintin avança droit vers le Capitaine. Il dut reculer jusqu’à ce que ses mollets touchent le grand lit qui occupait le centre de la pièce. Tintin avait beau être plus petit que lui, il n’avait aucun mal à lui tenir tête.

« Ne faites pas l’innocent ! Vous avez mis l’appartement à mon nom, sans me prévenir !

- C’est ça qui vous met dans tous vos états ? Je pensais que c’était quelque chose de grave.

- C’est grave ! Je n’ai rien signé !

- Vous saurez, moussaillon, que votre signature est très facile à imiter.

- C’est illégal !!! Vous allez annuler ça ! Et tout de suite ! »

L’accusation frappa Haddock de plein fouet. Il s’affaissa sur lui-même et dut s’assoir sur le lit.

« Ce qui devrait être illégal, c’est toute la paperasse que cet escogriffe de notaire m’a fait remplir. Croyez-moi, on ne reviendra pas en arrière. Ce qui est fait est fait. »

Les poings sur les hanches, campé à quelques centimètres de lui, Tintin ne paraissait pas convaincu.

« Je pensais que mon cadeau vous ferait plaisir...

- Enfin, Capitaine, je ne peux pas accepter un tel présent ! C’est beaucoup trop !

- Sans vous, je ne serai jamais entré en possession de Moulinsart. Vous avez refusé mordicus que je vous donne une part du trésor de mon ancêtre, il fallait bien que je trouve autre chose... »

Sans Tintin, il ne serait plus là aujourd'hui. Il serait mort sur le Karaboudjan, ils le savaient tous les deux.
Haddock baissa la tête, prenant une posture de vaincu. Tintin resta silencieux un moment. Quand il reprit la parole, ce fut avec un ton plus hésitant :

« Alors...Vous ne voulez plus que je vienne ici ? »

Le Capitaine se redressa, surpris.

« Bien sûr que non ! Pourquoi dîtes-vous une chose pareille ?

- D’abord, vous m’invitez à travailler ici, vous m'aménagez un bureau et maintenant vous m’offrez un logement à Bruxelles. Je ne comprends qu’une chose : vous préférez que je reste là-bas !

- Ce n’est pas du tout ça ! Vous prenez tout de travers !

- Expliquez-moi alors ! Qu’est-ce que je dois en conclure ?

- C’est l’inverse, je...J’ai pensé que si vous n’aviez plus de loyer à payer, peut-être...Vous pourriez travailler moins et venir passer plus de temps ici...enfin, si vous en avez envie...Je ne veux pas vous forcer la main, je sais bien que vous avez autre chose à faire que de passer vos journées à supporter un vieux marin d’eau douce, qui se plaint tout le temps et qui commence à radoter…

- N’essayez pas de m’attendrir, ça ne marchera pas.

- Hélas, vous êtes si jeune, vous ne pouvez pas comprendre... »

Haddock se cacha le visage entre les mains pour dissimuler ses émotions qui menaçaient de déborder. Longtemps, ils les avaient étouffées à coups de whisky, mais il n’avait plus cet échappatoire. Tintin avait abattu tous les remparts qu'il s'était construit. Son cœur était à découvert.

« Croyez-moi...Un matin, vous vous réveillerez et vous saurez que la vie est trop courte pour la passer loin des gens qu’on aime. »

Il pensait que Tintin allait partir, il n’avait aucune raison de rester à l’écouter déverser son trop plein de sentiments. Sa vie était dehors, dans ce monde qu’il aimait tant explorer. Haddock ne voulait pas l’en priver. Il voulait juste lui offrir un port d’attache, un endroit à lui, où il serait toujours sûr de pouvoir revenir. Et voilà qu'il risquait de le perdre à se comporter comme un frère de la côte.

Alors que le désespoir lui serrait la poitrine, il fut surpris de sentir les bras de Tintin se refermer autour de ses épaules. D’abord pétrifié, il se laissa peu à peu aller contre lui. Comme pour le rassurer, Tintin se mit à caresser doucement ses cheveux, que l’humidité faisait onduler.

« Vous ne pouviez pas juste me le dire ? murmura-t-il.

- Parfois, j’ai du mal à trouver les mots… »

Tintin serra une mèche entre ses doigts et tira dessus, pour punir ce qu’il jugeait être un mensonge. Il ne connaissait personne ayant un vocabulaire aussi fourni et imaginatif que son ami.

« Capitaine…

- Pas avec la plupart des gens, c’est vrai. Mais avec vous, juste avec vous… »

Sans le lâcher, Tintin s’écarta et le força à relever la tête, pour pouvoir le regarder dans les yeux.

« C’était plus facile de m’acheter un appartement ? le taquina-t-il.

Le reporter souriait de nouveau. Sa bonne humeur retrouvée se communiqua à Haddock qui, soulagé, ne put s’empêcher de rire.

« Oui...même avec toute la paperasse ! »

 

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