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Un moment de détente

Summary:

Après beaucoup de stress dû au travail, Dimitri accepte de laisser Sylvain lui organiser un week-end dans un spa afin qu'il se détende un peu. Il n'avait pas idée de ce qu'il allait trouver sur place...

Notes:

Troisième jour du Dimiclaude week, encore en français (le suivant sera en anglais) avec un UA spécial massages... Un abus de sims est la source de cette idée. Enjoy ! ^^

Beta : Eliandre

Day 3 : Modern UA - Meet cute

Work Text:

S’il devait repenser à comment il en était arrivé là, tout était clairement parti de Sylvain qui, après l’avoir plusieurs fois vu se masser la nuque, l’avait astucieusement convaincu qu’il avait besoin de prendre son week-end, loin de la gestion de l’entreprise familiale et de tout le stress que cela impliquait. Ne sachant pas vraiment comment l’organiser, son ami et associé s’en était chargé, insistant pour tout payer de sa poche, lui réservant une chambre pour deux jours dans un petit hôtel confortable près de Derdriu avec spa et possédant une vue sur l’océan, soit un changement de décor assez radical pour lui qui était habitué à des vues sur le centre-ville froid de Fhirdiad ou des forêts boisées de résineux si typiques de Faerghus qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Sylvain n’avait négligé aucun détail, pensant bien à cocher les petits déjeuners sur place, réserver le taxi qui devait aller le chercher à l’aéroport et même lui faire une liste des choses qu’il pouvait emporter ou laisser chez lui par rapport à la météo prévue sur place.

Le jour J, Dimitri avait profité du trajet en avion puis en taxi pour consulter la brochure de ce lieu, « La retraite du Cerf d’Or », et ainsi s’apercevoir que les prix étaient assez haut, s’expliquant probablement par la localisation et les services proposés qui ciblaient une clientèle un minimum aisée. Une fois arrivé sur place, il constata très vite le calme des lieux, l’hôtel étant au milieu d’un parc lui appartenant et qui garantissait à ses occupants une certaine tranquillité tout en justifiant le prix élevé des chambres – si ses yeux ne l’avaient pas trompé, certaines activités sportives y étaient proposées, éveillant d’autant plus son intérêt. Sa clé récupérée à la réception auprès d’une jeune fille qui lui semblait un peu jeune pour travailler ici, il monta dans sa chambre pour poser sa valise, découvrant une pièce spacieuse, décorée sobrement avec des tons gris foncés et blancs dont la partie salle d’eau, où le noir dominait, était séparée de la chambre par la grande vitre de la vaste douche que l’on pouvait rendre opaque en appuyant sur un simple bouton – étant seul, cette option lui était inutile.

N’ayant pas près faim, il profita des distributeurs de nourriture au rez-de-chaussée pour manger un simple sandwich au poulet avant de profiter du beau temps pour faire le tour du parc, plus vaste qu’il ne l’avait cru au premier abord, appréciant la présence en son sein d’un court de tennis, d’un autre de badminton, d’une piscine et d’un minigolf – ça, il y avait très peu de chances qu’il s’y essaie. La possibilité de louer un vélo pour faire le tour du domaine était ce qui l’enchantait le plus, notamment pour profiter pleinement de la verdure du lieu et de la vue splendide qu’il offrait sur l’océan situé huit cent mètres plus loin ou bien emprunter la piste cyclable afin de rejoindre la plage ou le centre-ville suivant son envie – il se renseigna sur ce point et on lui nota le code pour le portail qui y menait.

 De retour dans sa chambre, il prit une douche rapide puis jeta un nouveau coup d’œil aux prestations du lieu, plus précisément celles du spa. S’il fronça le nez face au sauna et n’était guère tenté par une manucure, les massages retinrent son attention – il se souvint notamment que Sylvain avait beaucoup insisté dessus, lui précisant que c’était ce qu’il devait essayer en priorité. Après un temps de réflexion, il appela pour réserver un massage du dos, la chance voulant qu’il y ait un créneau de libre dans dix minutes. Enfilant le peignoir qui lui avait été fourni, il descendit jusqu’au salon de massage – la réceptionniste lui avait bien précisé qu’il devait aller dans celui portant le numéro trois et qu’il était un peu plus loin des autres – où devait avoir lieu sa séance qu’il appréhendait en partie – jamais personne ne l’avait manipulé comme cela donc il était un brin gêné.

Arrivé devant la porte en question, il constata que celle-ci était entrouverte. Il toqua deux fois avant d’entrer prudemment.

—Bonjour ? fit-il, ne voyant personne. Il y a quelqu’un ? J’ai un rendez-vous pour dix-sept heures…

—Entrez ! Je suis à vous dans une minute à peine !

Face à cette attente un peu imprévue, Dimitri entra, refermant la porte derrière lui. Il laissa son regard parcourir la salle, notant la sobriété du décor de celle-ci, ses murs peints avec des tons doux avec, sur l’un d’eux, un magnifique tableau aux couleurs vives représentant un étang avec des nénuphars ainsi que des carpes koï nageant dans l’eau ; une console en bois clair sur laquelle était posée une statuette d’éléphant de couleur blanche et un porte-encens duquel émanait un parfum fleuri qu’il ne parvenait pas clairement à identifier ; un meuble vitrine, un peu plus dans l’ombre, où plusieurs produits cosmétiques des deux mêmes marques étaient exposés avec, à côté, une chaîne hi-fi émettant une musique relaxante. Il constata aussi que la salle était plus grande qu’il ne l’avait imaginée, comptant une table de massage séparée par un demi-mur d’un fauteuil qui faisait face à la grande fenêtre avec vue sur le parc.

Soudain, il entendit s’ouvrir une porte sur sa gauche et tourna son regard dans cette direction, voyant ainsi entrer un employé, aisément reconnaissable à sa chemise à manches courtes jaune moutarde portant le logo de l’hôtel sur le côté gauche, qui tenait entre ses mains une serviette blanche soigneusement pliée et un flacon d’huile. L’homme leva ses beaux yeux émeraude vers lui, marquant un bref instant de surprise en le voyant, avant de lui sourire.

—Bonjour… chambre 14 je présume ? questionna le masseur d’une voix exquise, Dimitri lui répondant par un hochement de tête affirmatif. Je suis Claude et c’est moi qui vais m’occuper de vous. C’est bien pour un massage du dos ?

—H-Heu oui ! répondit-il un peu trop précipitamment, ses joues s’empourprant légèrement face à l’expression amusé de ce beau jeune homme face à lui dont le regard étincelait de malice.

—Parfait ! Je vous laisse retirer votre peignoir et enfiler une serviette.

Il resta quelques secondes bouche bée, quelque peu interloqué, en entendant que l’employé lui demandait de se déshabiller ici… du moins jusqu’à ce que celui-ci, un rictus amusé aux lèvres, ne lui désigne une porte qu’il n’avait pas remarquée et qui menait à une cabine à l’intérieur de laquelle il pouvait se changer en toute intimité – il fut rouge d’embarras en y entrant tant il était honteux de ne pas avoir remarqué cette porte plus tôt. Quand il en ressortit, ses joues étaient encore un peu roses de gêne, peu habitué qu’il était à exposer son corps ainsi aux yeux d’autrui, et il n’osait croiser le regard de son masseur, faisant qu’il ne vit pas que celui-ci, avec ses iris d’un vert intense, était en train d’admirer son torse musclé avec intérêt.

—Vous pouvez vous installer, lui dit Claude en désignant la table de massage. Et ne pas oublier que la cavité est pour le visage.

—Il arrive que certains se trompent ? questionna Dimitri en commençant à s’installer.

—Etonnamment, oui. Si voulez que je coupe la musique ou que je me taise, n’hésitez pas à me le dire.

Il indiqua que cela ne le gênait pas, omettant bien de préciser qu’il appréciait beaucoup le son de la voix chaude de l’employé.

Allongé sur le ventre, Dimitri se laissa aller aux soins du masseur, celui-ci lui détaillant comment allait se passer la séance. Puis il sentit les mains expertes se  poser sur son dos, l’effleurant juste avant de se retirer, créant un léger frisson le long de sa colonne vertébrale. Après avoir entendu le son d’une bouteille que l’on ouvrait, il sentit à nouveau un contact sur sa peau, plus appuyé cette fois, et un parfum acidulé, comme celui d’un agrume, chatouilla ses narines.

—Visiblement, quelqu’un ici n’a pas reçu de massage depuis très longtemps, commenta Claude dont les mains étaient occupées à faire pénétrer l’huile sur sa peau. Travail de bureau je présume ?

—Dernièrement, beaucoup oui, admit-il en retenant un grognement appréciateur quand il senti des doigts insister sur une zone bien précise. J’essaie de compenser comme je le peux en faisant du sport mais cela ne suffit pas toujours pour oublier le stress.

La discussion se poursuivit naturellement, le chef d’entreprise se sentant de plus en plus détendu au fur et à mesure de la conversation et en sentant ses muscles être progressivement soulagés de cette tension qui les crispaient. Les sujets abordés étaient triviaux, chacun évitant soigneusement de donner des noms quand il évoquait une anecdote sur un client, un collègue ou un associé – Dimitri avait eu du mal à ne pas rire aux éclats en écoutant l’une d’elles. Les mains habiles vinrent insister un peu plus au niveau de ses épaules avant de redescendre, le faisant rougir quand son cerveau lui joua des tours, imaginant ces doigts souples se glisser sous sa serviette, effleurant d’autres parties de son corps, mais, heureusement, en sentant les paumes chaudes se concentrer de nouveau sur le haut de son dos, son petit moment d’égarement prit fin.

—Pardonnez ma curiosité soudaine mais seriez-vous proche de Sylvain Gautier ? questionna le masseur en s’appliquant à sa tâche. J’ai cru entendre que c’était lui qui avait tout réservé…

—C’est un ami d’enfance oui, répondit Dimitri en essayant de garder son calme quand il sentit ces deux mains redescendre vers le bas de son dos. I-Il insistait pour que je prenne mon week-end et a tout organisé. Lui et moi travaillons dans la même entreprise.

—Ah ! Je vois qui vous êtes alors. Il avait plusieurs fois parlé de vous lors de sa dernière visite et aussi d’un autre ami qu’il décrivait comme un chat sauvage il me semble.

Pourquoi le chef d’entreprise n’était-il pas surpris d’apprendre que Sylvain était un habitué de ce lieu ? Une pointe d’agacement vint ternir un peu ce moment de détente, rappelant à son souvenir la longue liste de problèmes que les flirts répétés de son ami avaient pu causer – heureusement que cela avait cessé depuis quelques mois, dès l’instant où il s’était mis en couple avec Felix qui avait très vite mis les choses au clair.

—Vu la tension que je sens revenir, je prends bonne note que c’est un sujet à éviter…

Le masseur orienta très la conversation sur autre chose, parvenant à le lancer sur les prochaines compétitions sportives qui allaient opposer les différentes équipes de Fódlan – Dimitri apprit ainsi que le tournoi annuel de tir à l’arc de Leicester était pour le mois prochain et que cela passionnait fortement son interlocuteur vu la façon dont il lui expliquait comment cela allait se dérouler pour cette année. Puis il lui proposa de lui masser les jambes, ce qu’il accepta avec une petite hésitation – il avait l’impression que celles-ci tremblaient d’excitation quand ces doigts habiles s’approchaient de plus en plus de ses cuisses.

—J’ai encore une vingtaine de minutes avant la fin de mon service, lui précisa Claude une fois terminé. Si cela vous intéresse monsieur Blaiddyd, nous pouvons passer dans le fauteuil pour un massage des mains ou des pieds. En revanche, si vous souhaitez d’autres soins, je peux voir avec ma collègue Hilda si elle est disponible. Elle est réputée pour la qualité de ses manucures.

Dimitri se laissa tenter par un massage des pieds et, après avoir remis son peignoir, il s’installa dans la fauteuil, le masseur prenant un tabouret pour se placer face à lui, puis se laissa aller, savourant ce moment de détente… et peut-être aussi la vue sur ce jeune homme à la voix chaude et à la conversation agréable qu’il pouvait enfin voir travailler – il était clairement appliqué à sa tâche, ses doigts appuyant délicieusement sur les différentes zones de ses pieds. Si les circonstances étaient autres, peut-être aurait-il tenté de l’inviter à boire un verre pour faire plus ample connaissance mais l’employé ne faisait que son travail et le chef d’entreprise savait qu’il existait souvent un code de conduite voire, même, une clause du contrat de travail interdisant de fréquenter des clients, cela pour des raisons qu’il comprenait parfaitement.

Quelques secondes après la fin de son massage, la montre du masseur se mit à sonner, signe certainement qu’il avait terminé son service.

—Il semblerait qu’officiellement, mon travail s’arrête ici, commenta Claude en vérifiant l’heure. J’espère que les prestations fournies ont été à la hauteur de vos attentes.

—C’était parfait, merci beaucoup, dit Dimitri avec une pointe de regret à l’idée de quitter cette pièce et ce beau masseur aux yeux verts.

—Pour être honnête, il y a des petits points sur lesquels j’ai menti, notamment sur le fait que quand Sylvain a fait cette réservation pour vous, il a fortement insisté pour que je m’occupe personnellement de vos massages alors que ce n’est pas ce que je fais habituellement ou du moins, plus depuis quelques mois.

Le chef d’entreprise ne cacha pas sa surprise en entendant cela, amusant son interlocuteur dont le sourire amusé était des plus séduisants. Ce dernier tendit sa main, faisant hausser un sourcil à Dimitri.

—Mon nom complet est Claude von Riegan et je suis le propriétaire de cet établissement, lui révéla le masseur avec une étincelle malicieuse dans regard. Enchanté d’avoir enfin rencontré le fameux Dimitri dont Sylvain m’a tant rabâché les oreilles.

Durant un instant, il resta bouché bée, ne s’étant pas du tout attendu à cette révélation. Puis il finit par éclater de rire, serrant la main qui lui était tendue avant que Claude lui propose, vers sept et heures de demie, de le retrouver devant la réception de l’hôtel afin de lui faire découvrir un petit restaurant de grillades près de la plage et ainsi faire plus ample connaissance. Dimitri accepta, notant dans un coin de sa tête qu’à son retour à Fhirdiad, il allait devoir décider entre sermonner ou remercier Sylvain pour le coup fumeux qu’il lui avait fait.

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