Work Text:
Chocolaterie-pâtisserie Miraculous, arrondissement Chiyoda, Tokyo...
"Ushijima San! Il y a des clients qui souhaitent vous parler! Ils disent être.."
"Dis leur de me rejoindre derrière, Karin Chan! l'interrompit tranquillement Satori Ushijima, concentré sur sa préparation. Et.. voilà! Tu diras à Hana de sortir cette tarte du four d'ici vingt minutes, d'accord?"
La vendeuse obtempéra, retournant de là d'où elle venait, afin d'effectuer sa mission. Le Guess Monster profita de cette brève accalmie pour nettoyer, tout en déposant quelques pâtisseries dans une grande boîte au passage. Munie de tout ce dont il avait besoin, il se dandina jusqu'à la pièce dont il avait parlé à son employée.
"Semi-Semi, Semi bis, salut! gloussa-t-il, à la vue de ses camarades de lycée, devant la salle de repos réservée au staff. Oooh Kanaka Chan! Ça fait un bail que..."
"Tu n'avais pas promis à Ushijima San que tu n'irais plus travailler directement à la boutique, Satori San? l'interrompit Kenjirou Semi, tout en raffermissant sa prise sur la dite Kanaka, âgée de deux ans. À ce stade, tu es censé te reposer, pas t'épuiser à la tâche!"
"Il a raison tu dois faire plus attention! renchérit Eita, en prenant de force la boîte que l'ancien bloqueur tenait. Mais.. qu'est ce que tu as mis encore dedans !?"
"Ce ne sont que quelques petites douceurs, pour notre après-midi entre anciens de Shiratorizawa... Je fais attention, Kenjirou Sensei.. J'ai l'autorisation de Bokuto Sensei, tu sais la gynéco qui s'occupe de mon cas, pour faire de l'exercice.."
"Oui, du yoga, faire un petit tour du pâté de maison.. énuméra le médecin. Mais certainement pas aller sur ton lieu de travail, qui est à quasiment une heure de marche !"
"Kenjirou il a sûrement compris, maintenant..." tempéra l'Alpha, en sentant la colère qui émanait de son époux.
"Si il avait si bien compris, on ne serait pas venu jusqu'ici! Tu as failli, vous avez failli, y rester la dernière fois.. Personne, et surtout pas Ushijima San, ne souhaite revivre un cauchemar pareil!"
Les insinuations, lourdes de sens, du second ancien passeur jetèrent un froid dans la pièce. Eita, en voyant la mine de l'Omega à la chevelure rouge s'assombrir, fusilla silencieusement son compagnon du regard.
"Oh, vous avez vu l'heure, les autres vont nous attendre ! lâcha Satori, sur un ton faussement enthousiaste. Je vais vite fait chercher mes affaires, vous êtes venus en voiture, n'est ce pas? Je vous y rejoins!"
Il n'attendit pas de réponse de la part du musicien et du médecin et fila pour récupérer ses effets pour rentrer. Une fois dans les vestiaires, ceux pour les quelques Omegas de la boutique, il se posa lourdement sur une chaise, le coeur lourd.
Il savait parfaitement que Kenjirou ne pensait pas à mal en le sermonnant ainsi. D'autant plus que ce dernier avait assisté à une bonne partie de ses déboires, étant donné qu'il travaillait dans l'hôpital qui l'avait accueilli presque neuf ans plus tôt.
Il jeta un coup d'oeil sur la photo accroché dans son propre casier, l'effleura du bout des doigts. Il repensa à ce terrible jour, qui aurait dû être l'un des meilleurs de sa vie, pouvant presque en revoir les moindres détails. Chose qui lui arrivait de temps à autre depuis quelques semaines, lorsqu'il était endormi. Et une fois réveillé du cauchemar, il ne pouvait s'empêcher de vérifier plusieurs fois si ses draps et ses cuisses n'étaient imbibés de rouge, et de tout changer pour la nuit. Bien qu'il ait tout de même des difficultés à se rendormir..
Il soupira intérieurement en pensant à son compagnon, qui lui manquait terriblement.. Il caressa doucement la rondeur de son ventre, bien plus imposant que lors de sa précédente grossesse, alors qu'il sentit des coups de pieds.
"Mais oui, mais oui, miracle girl.. on va rentrer à la maison. Toi aussi tu veux manger ce gâteau au chocolat, n'est-ce pas ?"
D'autres petits coups lui répondirent, pour son plus grand bonheur. Son humeur de nouveau au beau fixe, il se changea et sortit de la boutique, non sans saluer ses employés au passage. Il retrouva ses amis à proximité en train de l'attendre. Il n'y avait que Kenjirou à l'extérieur du véhicule, l'air préoccupé.
"Me voilà, Semi Bis! J'espère que je n'ai pas été trop long! Tu aurais pu rester avec Semi Semi et Kana Chan à l'intérieur.."
"Satori San! s'exclama son congénère en lui prenant ses affaires, pour les ranger dans le coffre. Il fait pas si frais que ça.."
Il referma un peu trop brusquement le coffre, resta les mains posées dessus, l'air hésitant. Il fini par se tourner vers son ancien Senpai, s'inclina profondément.
"Je suis vraiment désolé d'avoir été si brutal dans mes propos. J'aurais dû y mettre plus de formes et ne pas..."
"Je sais, je sais.. le coupa le chocolatier. Tu n'avais pas tout à fait tort, non plus. Je veux pouvoir en profiter le plus possible, sans tout délaisser. Le fait d'être parvenu aussi loin endort ma vigilance. Je vais être plus prudent et déléguer le reste de mes commandes à l'un de mes plus dignes collaborateurs."
Le médecin acquieça, sachant qu'il était parfaitement sérieux, l'air soulagé.
"Tu sais que si t'as besoin d'aide, même si c'est pas mon domaine, tu peux toujours venir me voir."
"Ce n'est pas vraiment ta spécialité, c'est sûr, mais je prends note.. opina Satori. Oh, apparemment Reon et Hayato sont en route, ils ne devraient plus tarder!"
Il grimpa dans la voiture avec l'aide de Kenjirou, qui le rejoignit peu après. Le véhicule démarra une fois tout le monde bien installé, pour la demeure du Guess Monster et de sa famille..
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"Satori, on est arrivé, réveille toi!"
Le concerné sortit de son sommeil, l'air un peu hagard, alors qu'il enlevait la ceinture de sécurité. Il ne prêta pas attention à la mine moqueuse du couple de passeur, qui l'aida à sortir, requinqué par sa courte sieste. L'endroit où était situé la demeure n'était connu que par leurs amis proches, ainsi que la famille de Wakatoshi. Sa propre famille, en particulier ses "parents", n'avait pas cette honneur..
Il secoua frénétiquement la tête, se refusant de penser à eux, qui avaient tout tenté pour le débarrasser de tout ce qui faisait de lui un Omega. Parceque, évidemment, les Alphas n'avaient pas le monopole de la haine du second genre..
"Satori San? s'inquiéta Kenjirou, une main posée sur son épaule. Tout va bien?"
"Mais oui, mais oui.. le rassura son congénère, en farfouillant dans ses poches. Je dois juste trouver.. Ah les voilà!"
Il montra le trousseau de clefs au couple, puis s'avança vers l'entrée pour la déverrouiller. Il s'immobilisa un court instant, sur le point de mettre la clef dans la serrure..
"On peut rentrer.. fit il tranquillement savoir au musicien et à son mari. Ils sont déjà arrivés.."
Il ouvrit la porte tout en ignorant leur mine surprise et blasé à la fois, tant ils étaient habitués à ce genre de comportement de sa part.
"Tadaima.. chantonna-t-il, en enlevant ses chaussures, pour mettre des chaussons. Tu n'as pas entraînement, cet après-midi, mon petit miracle boy?" ajouta-t-il en direction de la silhouette, face à lui.
"Okaeri maman.. répliqua Naoki Ushijima, huit ans et demi, stoïque en entendant le petit surnom. Il y a une inspection du gymnase, je t'en avais parlé, hier.. Bonjour, oncle Eita, oncle Keijirou et Kanaka Chan.. ajouta-t-il en s'inclinant brièvement vers le trio susnommé.
Il tendit les mains vers Eita, pour prendre la boîte de pâtisseries, afin de les déposer dans la cuisine.
"Oncle Reon et oncle Hayato sont au salon.. dit il. Ils sont arrivés peu après moi, alors je leur ai dit d'attendre à l'intérieur."
"C'est très bien, mon grand! le félicita sa mère, en ébouriffant affectueusement sa chevelure brun-olive, similaire à celle de son paternel. Oh, et j'ai le calendrier que tante Emi m'a envoyé pour toi."
Il sortit du sac le dit calendrier pour le montrer à son fils, dont le regard s'illumina, à la vue de la boîte.
"C'est trop bien, maman ! s'exclama-t-il. Je vais ranger ça et appeler Tante Emi, pour la remercier!"
"Vu l'heure qu'il doit être, en France, tu attendras ce soir.. Je pose ça dans le couloir, tu le prendras quand tu auras fini tes devoirs."
Eita, en voyant la moue ennuyé de l'enfant, eut presque envie de le prendre en photo tant sa ressemblance avec leur ancien capitaine était toujours aussi saisissante. Il n'avait hérité que de la forme des yeux et de la bouche de sa mère, ainsi que de son affection pour le chocolat.
"Waaah.. murmura le musicien, tandis que le jeune écolier s'éloignait. Alors il peut vraiment faire ce genre de.."
"Tu lui fais encore le coup de ce truc? intervint Kenjirou. Il est trop grand pour ce genre de.. tradition, non? Ce n'est même pas commun, ici."
"Dis plutôt que tu es jaloux que mon petit trésor en ait un, et pas Kanaka Chan.. rétorqua le roux, moqueur. Mais j'ai pensé à tous les enfants du groupe, ne t'inquiète pas, et j'en ai un spécial pour le premier de ma filleule adorée !"
Il éclata de rire en voyant la grimace que fit son ancien Kouhai, persuadé - à raison - qu'il n'apprécierait pas vraiment le geste..
"Roooh, voyons ce n'est qu'un peu de chocolat, ce n'est pas si grave !"
"Il n'a pas tort, Kenjirou.. tempéra Eita, alors que petit groupe se dirigea vers le salon. Salut Reon, Tamako Chan, Hayato.. c'est le tien?" ajouta-t-il en direction du susnommé, qui tenait un enfant d'environ deux ans dans ses bras.
"Voyons SemiSemi, tu vois bien qu'il ne lui ressemble pas!.. l'invectiva Satori, venu saluer la fille de Reon et le petit au regard ambré, en sortant un sachet de biscuits de sa poche. Comment tu t'appelles, petit?"
Le bambin emmitoufla son visage tout contre le libero, craintif face à tant de têtes étrangères, sans dire un mot.
"C'est Nikita, le fils de Hina.. répondit Hayato, tout en essayant de rassurer son neveu. Ma belle-soeur et elle me l'ont laissé pour la journée. Il a un peu du mal quand il connaît pas.."
Il baragouina quelques mots au petit dans la langue de sa mère, selon ce que pressentit le Guess Monster, puis se tourna vers ce dernier.
"Désolé, je pense qu'il va rester avec moi, pour l'aprem. Il n'est pas habitué à être loin de ses parents, alors.."
"Ma, ma, c'est rien du tout! le coupa le chocolatier, compréhensif. Il n'y a personne d'autres, alors? Tsutomu a un match à Osaka mais les autres..."
"Taichi m'a dit qu'il serait là dès qu'il sera allé à l'aéro.. intervint Hayato, grimaça en sentant qu'on lui donnait un coup de coude. Bref il a un truc à faire avant de venir.." ajouta-t-il en fusillant son voisin de table du regard.
"À quoi ça sert de donner une date pour voir les anciens du club si personne n'est là.. grommela Kenjirou, aka responsable du coup de coude. Faudrait vraiment t'organiser mieux que ça, Satori San.."
Celui-ci haussa les épaules, peu affecté par la remarque.
"Les imprévus, ça arrive.. Je vais chercher de quoi boire, et grignoter. Des demandes en particulier ?"
Il se leva prudemment, afin d'éviter tout geste qui pouvait conduire à un incident, attendant les réponses de ses camarades. Il nota mentalement toutes les demandes, habitué de part son travail, et se dirigea dans la cuisine, seul. Il ouvrit la boîte de pâtisserie qu'il avait apporté avec lui, pour poser les friandises sur un plateau.
"Maman, j'ai terminé mes devoirs.. entendit il, quelques minutes plus tard, alors qu'il sortait les bouteilles du réfrigérateur. En quoi est ce que je peux t'aider?"
L'Omega se tourna vers Naoki, qui patientait devant la porte de la cuisine, un sourire aux lèvres. Celui-ci était serviable et aux petits soins avec lui, en particulier lorsque Wakatoshi s'absentait, depuis le début de la grossesse. Il avait été mis au courant par son père pour sa naissance plus que chaotique, et ne voulait pas que sa mère se surmène.
"Mon adorable bébé miracle.. chuchota affectueusement le roux, ajoutant plus fort. Tu peux me sortir les verres, s'il te plaît ? Je vais avoir du mal à les récupérer.."
"D'accord.. obtempéra l'enfant, qui sortit les effets demandés du placard, situé en bas. Il n'y a pas oncle Kenjirou ? Oncle Hayato est tout seul au salon avec oncle Eita et oncle Reon.."
"Je lui ai demandé de chercher le carton contenant tes vieux jouets, vu que je peux pas le faire, pour que Kanaka et les autres puissent s'amuser avec, dans le salon.. Tout s'est bien passé à l'école?"
"Comme d'habitude, rien de particulier.. Je peux amener ça au salon, maintenant?"
Satori se tourna vers son fils, qui désignait les assiettes empilées sur le comptoir, sourcils froncés.
"Je préfère que tu prennes les verres, ce sera moins compliqué à emmener. Tu n'auras qu'à dire à..."
"Besoin d'un coup de main ?" intervint une voix grave, à l'entrée de la pièce.
Satori, les yeux écarquillés de surprise, resta figé alors que Naoki se précipita vers son père, ravi de le voir.
"Wakatoshi Kun.. bredouilla le roux, les rejoignit peu après. Il y a eu un problème avec ton équipe? Tu n'étais censé rentrer que dans deux semaines.."
"Eita m'a prévenu, pour ta dernière crise de panique.. expliqua l'Alpha, en caressant le ventre rond de son compagnon. J'ai demandé à l'entraîneur un congé anticipé, et j'ai pris le premier avion.."
Une douce lueur illumina le regard de l'ancien capitaine des Aigles, alors qu'il sentait les mouvements fluides de leur fille, sous sa paume. Satori adorait l'expression que faisait son époux, qu'il réservait à ceux qu'il chérissait le plus..
"C'est pour ça, que je ne pouvais pas t'appeler.. réalisa-t-il, en se repassant les derniers jours écoulés dans son esprit. Je pensais que tu étais trop occupé, ou que tu avais rajouté des heures à ton entraînement.."
"J'avais pourtant dit à Taichi et les autres de te prévenir de mon retour.. marmonna le volleyeur. Ce qu'ils n'ont pas fait, à en juger la tête que tu as fait.." ajouta-t-il, la voix empli de reproche.
Il tourna la tête vers le couloir, où attendaient leurs amis, dont la plupart eurent la décence de paraître gêné par sa remarque.
"On pensait que ce serait sympa de lui faire la surprise.. grommela Taichi, qui était allé le chercher à l'aéroport. Ce n'est pas si dramatique.."
Il tressaillit, ainsi que les autres Alphas présents, au grondement sourd que fit le chef de la maisonnée.
"Satori doit éviter les émotions trop fortes. Ce n'est bon ni pour lui, ni pour le bébé. Ce n'est pas comme si tu l'ignorais, Shirabu."
Son Kouhai secoua négativement la tête, l'air un brin ennuyé, alors qu'il raffermit sa prise sur sa fille.
"Bon, au lieu de se crêper le chignon, on pourrait fêter ton retour prématuré, non?" suggéra le chocolatier, pressentant que son congénère risquait d'aggraver la situation.
Son idée fut chaleureusement accueillie par la troupe, en particulier Taichi, qui était fan des pâtisseries de son ami..
Quelques heures plus tard...
"Naoki s'est endormi.. annonça Wakatoshi, en entrant dans la chambre. Il ne voulait pas que je parte tant que ce n'était pas le cas.."
Satori leva les yeux de sa tablette, il y lisait le compte-rendu de la journée envoyé par son employé, pour observer son compagnon qui le rejoignit dans le lit.
"C'est vrai qu'il ne t'a pas lâché d'une semelle de tout l'après-midi.. fit il remarquer, en rangeant l'appareil dans la table de nuit. Mais il a beau avoir ton caractère, il reste un enfant, miracle boy. C'est long presque trois mois sans te voir, ou juste en coupe-vent.."
Il se pelotonna contre l'Alpha, humant les phéromones qu'il relâchait, sans pour autant en être rassasié. Il gloussa alors que le bras musclé de son époux raffermit sa prise sur sa taille, effleurant la rondeur du ventre de sa main libre.
"Tu lui as manqué, à elle aussi.. continua-t-il, en posant sa main sur celle de son mari. Elle est plus active, depuis ton retour.."
Il se tut un court instant, concentré tout comme Wakatoshi sur les petits coups que mettait leur fille, à chaque fois qu'ils bougeaient leur main.
"J'ai quelque chose à te dire, Satori.. murmura le volleyeur, sortant l'Omega de sa rêverie. Je ne voulais pas en parler devant les autres, tant que ce n'est pas annoncé officiellement. Et tu dois être le premier à le savoir."
Il leva les yeux vers ceux rouges de son époux, dont il ressentait l'inquiétude via leur lien, lui embrassa le front pour le rassurer.
"Ce n'est rien de grave, ne t'en fais pas.. J'ai eu une longue discussion avec l'entraîneur, ainsi que mon agent. J'ai raccourci mon contrat avec les Orzel, je ne finis pas la saison avec eux."
"Qu.. quoi!? Mais tu devais jouer encore un an pour eux, non? Est ce que c'est par rapport à ce que t'as raconté Semi Semi?"
Le brun secoua négativement la tête, touchant brièvement l'alliance sur la main pâle, pensif.
"Ça faisait un moment que j'y pensais.. avoua-t-il. Et ce qu'il s'est passé à renforcer mes convictions. Je ne peux pas te laisser tout gérer, en plus du bébé qui arrive. J'ai déjà contacté une équipe ici, avec Tanabe San.. Le transfert sera effectué le mois prochain, pendant la semaine du Seijin Shiki. Le club de Orzel devra faire une annonce sans moi, vu que je ne pourrais pas être là." ajouta-t-il en caressant de nouveau la rondeur de son Omega.
"Elle n'est pas censée naître avant mi-janvier, Toshi.. répliqua ce dernier. Rien ne t'empêche de faire encore quelques matchs avec eux.. Ne te bloque pas avec.."
Il se tut face à la mine contrarié de son mari, qui savait ce qu'il allait dire.
"Ne raconte pas n'importe quoi, ma famille passe avant tout.. Et c'est mon devoir de te soutenir dans des moments pareils. Je veux être présent et t'épauler correctement, cette fois."
La conviction, ainsi que la franchise qu'il mettait - encore plus que d'habitude - dans ses paroles, bouleversèrent le roux. Il enfonça sa tête tout contre le torse ferme, maudissant intérieurement ses hormones qui le rendait si sensible.
"Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter un mari et un fils si parfait.." murmura-t-il.
Complètement recouvert par l'odeur brut de cuir, typique de son premier miracle, il l'entendit tout juste lui répondre. La fatigue, ainsi que le soulagement d'avoir l'homme à ses côtés, avaient contribué à faciliter son endormissement.
Est ce qu'il y avait une meilleure manière de débuter le mois, qui promettait d'être festif ? Même le Guess Monster ne pouvait le deviner!
