Actions

Work Header

Blaise Zabini a embrassé Ronald !

Summary:

« Alors, Weasley. » commença Blaise en se penchant vers Ron. « Tu tombes à pique. »

« Pas vraiment, car Harry n’est pas là. » dit-il au tact au tact. Blaise secoua la tête.

« Je suis presque persuadé qu’il va l’apprendre. » lança Blaise, comme une confession secrète. Il leva imperceptiblement les yeux vers le plafond avant de regarder dans les yeux de Ron. « Je dis ça parce que c’est lui-même qui m’a donné ce gage. »

✷ ✷ ✷

Ron Weasley n’est pas toujours vif d’esprit, mais une chose est sûre : il est loyal, même quand il doit se retrouver dans la fosse aux serpents.

Notes:

Ce one-shot est inspiré d’un fanart de la créatrice alek.dar sur Instagram.

Je tiens aussi à préciser que Ronald n’est pas vraiment un narrateur fiable. Il omet soit des détails ou n’a pas entre les mains la vérité absolue de l’état de son meilleur ami.

Work Text:

Blaise Zabini a embrassé Ronald !

Le trajet jusqu’à Poudlard se faisait dans un calme mortel. Hermione lisait son livre, jetant quelques coups d’œil de temps en temps vers son meilleur ami, Harry, pour s’assurer que tout allait bien.

Depuis la mort de Sirius, Harry n’était plus lui-même. Ses meilleurs amis n'avaient vu un véritable sourire sur son visage depuis longtemps. Harry regardait dans le vide, comme s'il était un mort-vivant, à peine capable de répondre aux questions de Ron pendant le voyage.

Ron avait lui-aussi abandonné depuis longtemps. Il avait essayé de faire sourire son ami, mais en était incapable. Il n'osait pas s'imaginer ce qu'Harry ressentait en ce moment. La perte d'un proche devait être tellement difficile à gérer. Depuis quelques minutes déjà, il jouait avec un fil décousu d'une de ses robes, quand Harry s'est soudainement levé. Il s'étirait sous les regards surpris de ses amis.

« J’ai un truc à faire », lança Harry en ouvrant la porte coulissante de la cabine.

« Quel truc à faire ? » s’époumona Hermione, mais il était trop tard, la porte s'était déjà refermée, laissant sa question sans réponse.

« Dis-moi, il ne va pas essayer de sauter du train ? » s'inquiéta Ron en regardant par la fenêtre. Les paysages de montagne étaient magnifiques, mais à force de les voir chaque année, ils n'étaient plus aussi impressionnants qu'à l'âge de onze ans.

« Ronald ! » s'écria-t-elle en le frappant avec son livre. « Ne dis pas de telles bêtises ! »

« Mais quoi ! Papa a dit que ceux qui perdent un proche sont plus à risque d'avoir des pensées de ce genre », s'expliqua en vain Ron. Hermione avait déjà détourné les yeux, ignorant visiblement l'explication douteuse de Ron.

« Harry ne ferait jamais ça », se rassura Hermione.

« Je n'ai plus l'impression de connaître mon meilleur ami ces jours-ci », déclara d'une voix morne Ron. Il s'installa de manière à ce que ses genoux soient sous son menton. « Je m'inquiète pour lui, c'est tout. »

« Si cela peut te rassurer, nous pouvons suivre Harry et ainsi savoir où il est. Je suis persuadée qu'il est allé aux toilettes, ou quelque chose du genre. »

Ronald hocha la tête. C'était décidé : si son meilleur ami ne revenait pas dans les prochaines minutes, ils allaient le chercher.

Des pensées horribles lui traversèrent l'esprit, mais il essaya de les ignorer aussitôt. Il pouvait être tellement dramatique, parfois.

Après quelques longues minutes interminables, Hermione referma son livre dans un claquement sec. Elle se leva, aussitôt suivie par son meilleur ami.

« J'ai eu le temps de terminer cinq chapitres. Je suis une lectrice assez rapide, alors c'est inquiétant qu'il ne soit toujours pas revenu », déclara Hermione d'une voix solennelle.

« De longs chapitres ? »

Hermione fit une moue découragée, préférant ne pas répondre à cette question idiote. Ils parcoururent le couloir du train, jetant des brefs regards dans les compartiments. Harry était absent dans aucun d'eux.

« Aucune trace d'Harry. Tout ce qu'il reste est… » Hermione fronça les sourcils vers la dernière zone du train non visitée. C'étaient les compartiments des Serpentards.

« Je préfère croire qu'il est tombé du train plutôt que ça… » lança Ron en reculant.

Hermione ne préféra rien dire. Elle le suivit, essayant de comprendre pourquoi Harry serait avec les Serpentards. Elle n'était pas idiote, habituellement ! Pourtant, là, elle n'arrivait pas à comprendre.

« Oh, non ! » s'exclama Hermione, faisant retourner Ron. « Te souviens-tu de tout ce qu'Harry a dit au sujet de Malfoy ? Et si… »

« Pas question ! Harry n'est pas assez fou pour aller confronter Malfoy concernant son potentiel statut de Mangemort. »

« On doit aller voir. Harry sera dans de sérieux problèmes sinon ! » s'écria Hermione en tirant Ron vers les compartiments de Serpentard.

Ron grimaça, mais ne dit rien. C'était son idée après tout. Il voulait comprendre ce qui tracassait Harry. En entrant dans la zone des Serpentards, Ron ne se sentait pas bien. L'ambiance était beaucoup moins joviale que dans les autres maisons. Ici, l'atmosphère était lourde.

Ils se dirigèrent tant bien que mal vers la table de la clique de Malfoy. Ils entendirent des rires, vite suivis d'un bruit étrange. Quand ils arrivèrent à la hauteur des amis de Malfoy, ceux-ci devinrent silencieux.

Ron aurait presque juré qu'Harry était présent avec eux. Il connaissait exactement la sensation d'être sous la cape d'invisibilité. Hermione semblait le comprendre aussi, car ils échangèrent un regard.

« Qu'est-ce que vous faites ici ? » questionna hargneusement Malfoy. Il semblait dégoûté, mais résigné à les voir.

« Ce n'est pas de tes affaires, Malfoy », répondit aussitôt Ron en tirant la manche d'Hermione vers lui. Ils ne devaient pas rester plus longtemps ici.

Soudain, Blaise se leva de son banc, le fameux sourire charmeur bien connu des filles aux lèvres. « On ne peut pas vous faire fuir maintenant que vous êtes ici. Vous pouvez rester. »

« Ça ira. On cherchait seulement Harry », annonça Hermione. Pourtant, Zabini ne semblait pas modifier son offre, proposant théâtralement une place à ses côtés.

« Ce n'est pas très poli de refuser une gentille invitation, Granger », lança Pansy. Ses bras étaient croisés contre sa poitrine voluptueuse. Malfoy semblait surpris qu'elle ait parlé, car il se retourna vers elle avec un dégoût apparent.

« Moi, je n'ai pas accepté qu'ils soient là. »

« Les amis de ton... tu-sais-quoi doivent t’apprécier, Dacochou. » ricana Blaise en relevant les sourcils de haut en bas, puis il tira Weasley vers le banc où il était assis. Hermione le suivit aussitôt.

Draco semblait réaliser quelque chose que aucun Gryffondor ne comprenait rapidement, car il se renfrogna.

« C’était plus à ton avantage », marmonna Draco.

« En effet », répondit Blaise.

Blaise fit un clin d’œil à ses amis avant de se tourner vers les rouges et ors. Ron ne savait pas exactement comment réagir, alors il espérait avoir l’air décontracté, même si c'était tout le contraire, car il avait croisé ses bras défensivement, prêt à répliquer en cas d'attaque.

« Alors, Weasley », commença Blaise en se penchant vers Ron. « Tu tombes à pic. »

« Pas vraiment, car Harry n’est pas là », répliqua-t-il avec tact. Blaise secoua la tête.

« Je suis presque persuadé qu'il va l'apprendre », lança Blaise, comme s'il partageait une confession secrète. Il leva imperceptiblement les yeux vers le plafond avant de regarder Ron dans les yeux. « Je dis ça parce que c’est lui-même qui m’a donné ce gage. »

« Qu-Quoi ? »

« Draco, moi, et Pansy avons un gage cette année. Et si tu ne le savais pas, les Serpentards réussissent toujours leurs paris. »

Ron pouffa, peu sûr de la véracité de cette déclaration, mais quand Blaise le dévisagea, il se tut aussitôt. Il n'avait pas envie de déclencher une énième querelle. Il n'était pas fou.

« Et c'est quoi ton stupide gage ? Que Harry t'aurait supposément proposé ? » demanda Hermione d'une voix ironique. Visiblement, elle doutait de la sincérité de Blaise.

« C'est la vérité, Granger », Pansy se tourna plus franchement vers elle, les yeux dirigés seulement vers la jeune fille. « Potter est un sacré numéro, n'est-ce pas, Draco ? »

« Un sacré numéro », répéta Draco avec un sourire étrange.

Hermione et Ron furent déconcertés. Ils frissonnèrent légèrement. Étaient-ils tombés dans un monde parallèle où les Serpentards étaient encore plus étranges que d'habitude ?

Ron essaya de pousser doucement sa meilleure amie vers la sortie, mais la main de Blaise le retint. « Attends une minute, Ronald. J'ai bien le droit à un avant-goût de mon gage, hm ? »

« Hein ? »

Aucune réponse ne vint. Tout ce qu'il vit, c'est le visage de Blaise se rapprocher beaucoup trop rapidement du sien. Il doutait qu'à présent, il ressemblait à une écrevisse. Pire, il était incapable de bouger à présent, malgré la paire de lèvres qui s'étaient collées aux siennes.

C'était comme un cauchemar au ralenti.

La langue de Zabini traça presque trop lentement contre sa lèvre, et bien malgré lui, il ouvrit la bouche pour sentir sa langue contre la sienne. Il aurait pu le mordre, mais il n'était pas méchant comme les Serpentards.

Alors, c'était presque normal qu'il ait poussé un gémissement pathétique quand Blaise a arrêté de l'embrasser. Il entendit à peine les rires de Malfoy et Parkinson alors qu'il poussa sa meilleure amie vers la sortie. Elle semblait elle-même déconcertée.

« Qu’est-ce qui vient de se passer ? »

Ron ne répondit rien, la bouche grande ouverte.

Le reste du trajet s’est fait dans un silence encore plus lourd que précédemment.

 

 

✷ ✷ ✷

 

Harry observait dans tous les sens pour s'assurer que personne ne l’avait vu sortir en dernier. Par chance, personne ne semblait le remarquer.

Pourtant, à peine les deux pieds sur la terre ferme, que deux bras l'encerclèrent.

« Dra... »

Harry se figea, voyant l'air consterné d'Hermione et la chevelure rousse de Ron contre son épaule.

« Tu nous dois des explications. »

Harry essaya de détourner le sujet, mais au fond, il savait qu'il devait dire la vérité à ses amis. « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Oh, il savait très bien. La scène avait été hilarante, ce baiser chaotique entre son meilleur ami et Blaise était un chef-d'œuvre. Ils en avaient bien ri, quand ses meilleurs amis avaient rapidement fui.

« Blaise Zabini a embrassé Ronald », déclara d'une voix distante la jeune fille. Harry tapota maladroitement le dos de son meilleur ami quand celui-ci renifla contre son épaule.

« Cela ne devrait pas être si mal... », s'essaya Harry, souhaitant récolter des informations pour son ami Blaise.

« J’ai encore son goût dans ma bouche Harry ! » gémit Ron en pleurnichant presque. « Je suis un homme traumatisé. »

« J’aurais espéré que notre cher Harry nous donne des explications, à vrai dire », commença Hermione. « Car ce monsieur traumatisé va en parler pendant des mois, et devinez qui sera obligée de le réconforter ? Moi ! Alors, j'espère que ça en vaudra la peine ! »

« Oh oui, Hermione, ça en vaut la peine. Ne t'inquiète pas pour ça. Je vais tout vous raconter, mais avant, je veux tous les détails de ce baiser. »

Il avait le point de vue de Blaise : merveilleux, un avant-goût du paradis et encore des éloges exagérés sur son meilleur ami. Maintenant, tout ce que Harry souhaitait, c'était la réciprocité.

Seul un gémissement lui répondit.

Ce n'était pas gagné, pensa amèrement Harry.

Series this work belongs to: