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J'aime son odeur

Summary:

Laura Hale s'enorgueillissait du fait qu'elle connaissait son petit frère mieux que personne. Derek était extrêmement territorial pour ses habits, sa nourriture et sa chambre, depuis toujours. La nourriture, c'était sans doute parce qu'il était plus lié à son côté loup que le reste de la famille, tandis que les odeurs extérieures dans son antre le rendait anxieux, donc la meute respectait tout ça. Ils ne prenaient jamais sa nourriture, ne lui empruntaient jamais rien, ni ne rentraient dans sa chambre.

Ce que ne savait pas Laura, c'était comment l'idiote petite boule humaine de sons agaçants et de membres agités, aussi connue sous le nom de Stiles Stilinski, avait pu sauter sur le lit de son frère alors qu'il dormait sans se faire déchiqueter.

[ou 5 fois où Laura remarqua que son frère territorial et grognon semblait avoir une affinité avec Stiles et 1 fois où elle comprit ce que ça voulait dire]

Notes:

Me revoilà pour la suite des aventures de Stiles et Derek petits. C'est mieux de lire la première partie « Stiles Stilinski » avant de lire celle-ci, mais on comprend très bien sans aussi.

 

Peter Hale et Chris Argent (Hale) sont mariés et vivent dans le manoir Hale avec leurs trois enfants : Allison, Jackson et Malia, et leurs enfants non-officiels Derek et Cora. Leur meilleur ami est Noah Stilinski, donc Stiles est souvent chez les Hale.

Âges approximatifs : Laura (14), Derek (10), Cora et Allison (5), Jackson, Malia et Stiles (4).

Chapter 1: Chapitre 1

Chapter Text

Il était presque dix heures du matin quand Laura fut brusquement tirée de sa lecture par des coups secs à la porte du Manoir Hale. Elle avait presque oublié que les Stilinski devaient passer, même si elle n’aurait pas dû être surprise.

Claudia était une femme gentille, beaucoup comme la mère de Laura, en fait. Elle ne venait pas aussi souvent que Noah et Stiles, mais elle paraissait calme, aimante et avec de la personnalité. Elle faisait aussi les meilleurs macaronis au fromage que Laura ait jamais goûtés.

Noah était un officier de police, ce que Laura trouvait admirable. Elle n’était qu’en dernière année de collège, mais elle voulait travailler dans la police plus tard. Avoir des êtres surnaturels au poste du Shérif serait utile et serait une autre manière de protéger la ville, le rôle le plus important d’une Alpha, rôle qu’elle endosserait un jour.

C’était le fils des Stilinski, Stiles, dont Laura n’était pas la plus grande fan. Il avait une énergie infinie et des mains collantes qui essayaient de tout attraper, ce qui la faisait vraiment chier. Mais bon, elle n’était pas fan des enfants en général. Sa propre sœur et ses cousins provoquaient souvent les mêmes sentiments chez elle.

– Bonjour Mme Talia ! cria Stiles dès que la porte s’ouvrit.

D’où elle était, assise à la table de la cuisine, elle ne pouvait pas voir leurs interactions, mais elle supposait que Stiles faisait un câlin à la jambe de sa mère, à en juger par le son de ses ongles grattant le jean. Il faisait toujours ça : il grattait, tapotait, gigotait. Elle ne savait vraiment pas comment les Stilinski arrivaient à vivre avec tout le temps.

Stiles bondit dans le salon, ses cheveux noirs tombant un peu pour venir chatouiller le haut de son front. Les loupiots lui firent immédiatement signe de venir les rejoindre là où ils jouaient avec des blocs de construction.

– Si j’avais la moitié de l’énergie de ton garçon, Claudia, gloussa Talia en invitant les Stilinski dans l’entrée, tout ce que je pourrais faire de mes journées…

– Tout à fait d’accord, acquiesça Claudia, en touchant amicalement l’épaule de Talia.

– Noah ! salua Peter en descendant rapidement les escaliers.

Laura ne pensait pas avoir déjà vu son oncle bouger aussi vite que lorsque Noah leur rendait visite, et ce, d’aussi loin qu’elle s’en souvienne. Elle n’avait aucun souvenir d’un temps où Noah n’était pas collé à Peter.

– Ça te dit de jouer au poker ? J’ai envie et Christopher refuse de jouer avec moi, reprit-il.

– Parce qu’il triche, accusa Chris, en descendant aussi les escaliers.

– Je le sais bien, rit Noah. Je joue si tu joues, Chris.

– On joue, alors ! déclara Peter en les poussant vers la cuisine.

Laura haussa un sourcil quand Peter lui fit signe de se lever.

– Est-ce que tu peux surveiller les loupiots, s’il te plaît ? C’est l’heure des adultes.

– J’ai quatorze ans, je suis pratiquement une adulte.

– Quatorze ans, ce n’est pas dix-huit ans, lui dit Chris en lui serrant l’épaule.

Laura leva les yeux au ciel et prit son livre avec elle avant de traverser l’entrée pour arriver dans le salon. Les loupiots étaient passés du canapé au sol, les filles et Stiles installés pour une session câlin, tandis que Jackson était assis à côté. Cora était recroquevillée sous le bras de Stiles, passant son nez sur son épaule, tandis qu’Allison était allongée, sa tête sur les genoux de Cora. Malia était de l’autre côté de Stiles, frottant sa joue contre la sienne tandis qu’il passait ses doigts dans ses cheveux.

Laura se demanda si Stiles était aussi affectueux avec d’autres enfants, puisqu’elle savait que la plupart des humains n’étaient vraiment pas aussi tactiles que la plupart des loups-garous. Stiles n’avait aucune notion d’espace personnel, ce qui lui semblait assez étrange quand on ne faisait pas partie d’une meute.

– Pourquoi Stiles est toujours là ? se plaignit Jackson de son siège à l’autre bout du canapé, très loin de l’intrus.

– Sois gentil, Jackson, le gronda Laura, bien qu’elle ne fût pas forcément en désaccord avec lui.

– Où est Derek ? demanda soudainement Stiles en se dégageant gentiment des filles pour balayer la pièce du regard, une moue sur les lèvres et les sourcils froncés.

– Il dort encore, lui répondit Laura, en ouvrant son livre à la page où elle était avant que ses oncles ne l’interrompent grossièrement.

– On va regarder Le monde de Nemo, Stiles, lui dit Malia d’un ton excité en attrapant le bras du garçon pour l’aider à se concentrer sur elle.

Si on ne touchait pas physiquement Stiles pour qu’il se concentre sur la conversation en cours, il était quasiment assuré qu’il n’écouterait pas. Où était l’esprit du garçon la plupart du temps ? Mystère, mais rarement dans le moment présent.

– Tu aimes le film ? C’est mon préféré, continua Malia.

– C’est mon préféré aussi ! s’exclama Stiles en se levant. Je crois que Derek veut aussi le regarder.

– Derek ne regarde jamais Nemo avec nous, dit Cora d’un ton boudeur. Il est méchant et il dit que c’est pour les bébés.

– Les bébés ? s’écria Stiles, prenant de toute évidence cette déclaration comme un affront personnel. Je vais aller lui demander.

– Attends, Stiles ! appela Allison alors qu’il se précipitait hors de la pièce vers les escaliers, mais il ne lui prêta pas attention. Euh… Laura ?

– Hmm ?

– Stiles vient juste…

– Divinités ! s’exclama Laura, son cerveau comprenant soudainement la situation.

Elle jeta son livre sur le canapé et se leva d’un bon pour courir après Stiles.

Depuis qu’il était petit, Derek détestait que quiconque entre dans sa chambre. Tout le monde respectait qu’il se sente anxieux quand il y avait d’autres odeurs à l’intérieur que les siennes, même si c’était un peu bizarre qu’il ne veuille pas l’odeur de la meute. Les autres loupiots avaient toujours dormi à tour de rôle dans les lits des uns et des autres pour se sentir en sécurité et protégés la nuit, se réconfortant avec leurs odeurs mutuelles, mais Derek avait toujours été… différent. Il les aimait tous, tout le monde le savait, mais il aimait avoir son propre espace à l’écart de la meute. Leur mère leur faisait respectait cette règle, même si c’était un peu blessant et très pénible.

Laura était presque en haut des escaliers quand elle entendit la porte de la chambre de Derek frapper bruyamment le mur intérieur, ouverte violemment par Stiles. Elle jura tout bas et s’avança discrètement le long du couleur pour jeter un œil dans la chambre, s’attendant à voir Derek à quelques secondes d’arracher la tête de Stiles. Dès qu’elle regarda par-delà l’embrasure de la porte, elle en resta bouche bée.

Stiles était en train de grimper sur le lit de Derek. Même leur mère n’osait pas toucher son lit tellement il haïssait qu’il y ait l’odeur de quiconque sur la montagne d’oreillers et de couvertures avec lesquelles il dormait toujours. Laura regardait choquée alors que Stiles se hissa sur les draps et s’assit sur l’estomac de Derek, récoltant un léger grognement de la part de l’enfant plus âgé. Ses yeux étaient toujours fermés, mais pour Laura, il était évident par sa respiration qu’il était réveillé.

– Debout, loup qui fait dodo, chuchota bruyamment Stiles.

– Non.

– Mais le soleil est levé ! insista Stiles en rebondissant légèrement sur son estomac.

– Arrête, grogna Derek sans hostilité, en attrapant la jambe de Stiles pour l’immobiliser, pour éviter qu’il n’écrase une nouvelle fois son estomac.

Laura était sûre qu’elle n’avait jamais entendu Derek grogner avec aussi peu de colère dans la voix. La dernière fois qu’elle avait posé le pied dans sa chambre, elle s’était fait rugir dessus et presque mordre. Et elle essayait juste de lui donner un livre qu’elle lui avait acheté ! Mais ce gamin pénible courait dans sa chambre, montait sur son lit et s’asseyait sur lui et rien ? Pas de colère ? Pas d’agressivité ?

Elle observa Stiles mettre ses doigts sur les paupières de Derek, essayant de les forcer à s’ouvrir.

– Laisse-moi voir tes yeux !

– Arrête, Mischief, grommela Derek, utilisant sa prise sur la jambe de l’humain pour le dégager.

Stiles roula sur le matelas à côté de lui, avant de ramper à nouveau pour poser le haut de son corps contre la poitrine de Derek.

– Tu veux regarder Nemo avec nous ? lui demanda plein d’espoir Stiles. On va le regarder.

– Tu ne sens pas bon de la bouche, va-t-en.

– Non, ce n’est pas vrai ! Maman m’a aidé à me brosser les dents ce matin parce que j’ai mangé des pan-cakes avec du sirop d’érable !

– Pancakes, corrigea Derek en mettant un oreiller sur son visage, dans la vaine tentative de repousser le monde extérieur.

– C’est ce que j’ai dit.

– Non.

– Tu veux regarder Nemo ? demanda de nouveau Stiles.

– Je dors.


– Tu ne dors pas, Derekou, tu me parles !

– Je parle dans mon sommeil, lui répondit Derek, avant de soulever l’oreiller pour le fusiller du regard. Et ne m’appelle pas comme ça.

– Tu ne parles pas dans… gloussa Stiles, mais il fut coupé par la main de Derek sur sa bouche.

Le petit garçon fut silencieux un moment, avant que Derek ne pousse un soupir ennuyé et retire sa main. Il essuya sa paume sur le dos du t-shirt de Stiles puis le dégagea une nouvelle fois de sa poitrine.

– Je t’ai léché, lui dit fièrement Stiles.

– Je sais.

Laura se força à détourner son attention de l’étrange interaction et sortit de l’entrée à la chambre de Derek. Il semblait être de bien meilleure humeur que la plupart des matins et elle ne voulait pas pousser le bouchon en traînant dans l’embrasure. Elle marcha silencieusement vers les escaliers et essaya de comprendre ce qu’elle venait de voir, en descendant les marches.

Comment était-ce possible ? Comment Stiles Stilinski avait-il plus de privilèges que la propre meute de Derek ? Est-ce que leur mère était au courant ?

– Ça va, Laura ? lui demanda Chris quand elle fut arrivée en bas. On dirait que tu as vu un fantôme.

Laura s’avança dans la cuisine et révéla doucement :

– Stiles est dans la chambre de Derek.

– Pauvre Derek, grimaça Claudia. Stiles n’est pas doux pour réveiller les gens.

– Il est dans sa chambre ? demanda Peter, un sourcil levé en signe d’intérêt.

– Oui… dans son lit. Il l’a réveillé en s’asseyant sur lui et en essayant de lui ouvrir les yeux.

– Est-ce que Derek avait l’air irrité ? demanda curieusement Talia.

– Non ! Pas d’yeux flamboyants, pas de dents, pas de griffes, il l’a juste… laissé faire ! insista Laura. Derek ne fait jamais ça.

– En effet, c’est étrange, remarqua Peter avant d’échanger un regard avec sa sœur que Laura ne put décrypter.

– Peux-tu leur mettre le film, chérie ? Ils attendent, lui ordonna Talia.

Laura n’en revenait pas qu’ils ne soient pas aussi confus qu’elle. Elle s’attendait à ce qu’ils se précipitent en haut pour voir par eux-mêmes, posent plus de questions, quelque chose ! Ils avaient à peine l’air surpris. Elle décida que ce serait à elle de garder un œil sur son frère et de découvrir ce qui rendait ce gamin pénible si spécial aux yeux de Derek, au point qu’il en était apparemment plus important que la meute.