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(FR) Jealousy, jealousy

Summary:

Lorsqu’une normie se met à manifester un certain intérêt pour Xavier, c’est au tour de Mercredi d’être jalouse…

Notes:

Hey, toi là ! Oui, toi, petit francophone qui te contente des fanfictions anglophones sur la série Mercredi. Me voilà pour vous procurer un petit peu de bonheur avec ce one-shot sur Xavier et Mercredi. J'ai également une version en anglais qui est postée.

Disclaimer : Mercredi, la famille Addams et ses personnages ne m’appartiennent pas.

(See the end of the work for more notes.)

Chapter 1: Jealousy, jealousy...

Chapter Text

S’il y a bien une chose que Mercredi Addams détestait par-dessus tout, c’était d’avoir tort. Et surtout, d’avoir tort face à La Chose.

- Toute la lotion que tu t’étales avec Enid lors de vos séances manucure a fini par te rendre détraqué.

La Chose lui fit un signe vulgaire avant de taper un de ses doigts sur le bois de son bureau d’un mouvement décidé.

- Et moi je te le répète : il ne me manque absolument pas, affirma Mercredi de son ton monotone habituel.

L’objet de leur désaccord se trouvait être ce qui trottait dans la tête dans la jeune Addams depuis des jours maintenant : Xavier Thorpe. Encore et toujours. Même quand il ne paraissait pas suspicieux dans une enquête de monstre, il arrivait encore à prendre de la place dans ses pensées les plus profondes.

Tout remontait à une certaine scène qui s’était déroulée l’autre jour au Weathervane.

FLASHBACK

Par elle ne savait quelle magie noire, Enid avait réussi à convaincre sa colocataire de l’accompagner faire du shopping à Jéricho. Heureusement, Mercredi avait réussi à s’éclipser quand elles s’apprêtaient à rentrer dans un magasin de prêt-à-porter dont la vitrine contenait beaucoup trop de rose. Elle retint un haut le cœur. Beurk. Trop de couleur.

Voulant profiter du peu de temps avant qu’Enid ne remarque son absence, elle décida d’aller au Weathervane pour se prendre un café. Tyler ayant été arrêté, elle n’avait plus à s’inquiéter de sa piètre présence.

Alors qu’elle attendait sa commande au comptoir, elle l’aperçut. Xavier.

Mais il n’était pas seul non, il était… en charmante compagnie.

Il était assis à une des banquettes près de la fenêtre et une blonde, vêtue d’un uniforme des cheerleaders du lycée de Jéricho, lui parlait de façon plutôt animée. Discrètement, Mercredi fronça les sourcils. Non seulement Xavier était en train de parler à une normie, mais en plus… il souriait et riait avec elle.

Le barman lui donna son café à emporter et elle hésita à prendre le couloir opposé à leur table pour les éviter. Quoique… Xavier et elle étaient plutôt en bons termes depuis le début du nouveau semestre. Si elle ne s’abusait, elle pouvait même dire qu’ils étaient amis. Il n’y avait rien de mal à aller saluer un ami dans un espace public… n’est-ce pas ?

D’un pas robotique, elle se dirigea vers la table où Xavier leva les yeux vers elle :

- Hey, salut Mercredi ! Alors, t’as pas encore fait arrêter quelqu’un par la police aujourd’hui ?

- Non mais il n’est que midi, la journée ne fait que commencer.

Cela réussit à faire ricaner Xavier, bien qu’il ne sût si elle était sérieuse ou pas. Avec Mercredi Addams, on ne savait jamais. Pour sa part, il ne lui en voulait plus vraiment pour cette histoire d’arrestation depuis un moment alors il pouvait se permettre de plaisanter.

La jeune blonde en face de lui se racla timidement la gorge pour rappeler sa présence.

- Ah, euh, Mercredi, je te présente Lola, reprit Xavier, légèrement gêné. Lola, je te présente Mercredi. Elle est à Nevermore avec moi.

La noiraude se tourna subtilement vers la blonde qui lui sourit poliment :

- Enchantée ! Xavier m’a beaucoup parlé de toi.

- Vraiment ? releva Mercredi d’une voix désintéressée.

La noiraude se mit à observer la normie de haut en bas, ce qui embarrassa légèrement cette dernière. A première vue, Lola avait l’ait tout à fait inoffensive. Ce qui voulait dire faible et sans intérêt, du point de vue de Mercredi.

Finalement, la jeune Addams se tourna à nouveau vers son camarade.

- Je te verrai en cours, Xavier.

- A plus !

Dos à eux, Mercredi marcha jusqu’à la sortie, soudainement plus pressée de retrouver Enid.

- Excuse-la, entendit-elle Xavier dire à sa camarade. Elle est un peu intense comme fille.

FIN DU FLASHBACK

Intense. Rien que le fait de repenser à ce mot l’horripilait. Elle qui d’habitude n’en avait rien à faire de ce que les autres pouvaient penser d’elle, elle aurait cru qu’au moins Xavier ne la qualifierait pas en de tels termes. Lui qui insistait depuis des lustres pour devenir son ami.

Depuis leur retour à Nevermore, elle ne savait pas vraiment comment décrire sa relation avec le jeune artiste. Une grande partie d’elle avait envie de l’attacher aux rails d’un train pour l’avoir introduit à la technologie : durant la pause précédant le prochain semestre, elle avait fini par échanger plusieurs messages avec lui. Enfin, entre deux séances de torture avec Pugsley. Et même si elle préférerait mourir plutôt que de l’avouer, elle avait apprécié leurs conversations. Xavier était ce qu’on pouvait appeler un artiste torturé, ce qui le rendait parfois aussi cynique qu’elle. Il avait une certaine vision du monde qui ne voyait pas naïvement tout en rose et une culture générale qui les amenaient souvent à débattre. D’ailleurs, il adorait la provoquer et démonter ses arguments. Mercredi adorait et détestait cela à la fois.

Mais bien sûr, Mercredi ne serait pas Mercredi si elle ne réduisait à néant les espoirs d’un garçon qui l’appréciait. Et c’est pourquoi elle lui avait dit à la rentrée qu’il perdait son temps à essayer de la voir en tant que plus qu’une amie.

- Tu dis ça à cause de Tyler ? lui avait-il demandé, la déception plus que visible dans ses yeux.

Le simple fait de repenser au Hyde, et à la façon dont il avait su la berner, portait sur ses nerfs.

- Je ne peux pas me permettre de baisser ma garde, avait-elle affirmé, les bras croisés. Crois-moi, Xavier, tu ferais mieux de trouver quelqu’un qui ne fera pas passer ses besoins et ses intérêts avant les tiens. Je risquerai de te blesser et de ne même pas le regretter.

Et voilà qu’il avait suivi son conseil.

Depuis lors, elle avait effectué quelques recherches sur cette nouvelle venue. Lola Garfield, 16 ans, née et vit à Jéricho depuis toujours, normie incontestée sans aucune histoire. Rien d’intéressant, rien de suspect qu’elle pourrait mettre sous le nez de Xavier. Juste une cheerleader blonde aux jambes élancées. Stéréotype que tous les garçons de son âge semblaient vouloir de nos jours. Et apparemment, Xavier n’était pas si différent d’eux.

Et pour une raison qui échappait complètement à Mercredi, ça la contrariait au plus haut point.

Depuis cette rencontre, elle avait vu Xavier rencontrer Lola à plusieurs reprises. Et à chaque fois qu’elle voyait cette idiote rire bêtement telle une groupie à tout ce qu’il disait et toucher son bras inutilement quand il lui montrait ses dessins, elle éprouvait cette sensation qui lui retournait désagréablement l’estomac.

D’après La Chose, Xavier lui manquait et elle regrettait tout simplement de l’avoir rejeté. « Stupide main sans pertinence », se dit-elle mentalement. Peut-être qu’un autre avis pourrait l’éclairer.

- Enid.

- Oui, colocataire adorée ?

- J’aurais besoin de ta clairvoyance quant à un problème social qui me dépasse. Et ne m’appelle plus jamais comme ça, ajouta-t-elle d’un glacial.

Enid se détourna de son ordinateur où elle écrivait ses potins du jour et se tourna vers la noiraude, surprise :

- Tu as besoin de mon avis ? De mon aide ? A moi ? demanda-t-elle toute excitée d’être sollicitée.

- Oui et ne le répète à personne si tu veux qu’il n’arrive rien à tes précieuses peluches.

Loin d’être terrifiée par ses menaces – elle finissait par avoir l’habitude –, Enid hocha de la tête énergiquement.

- C’est promis ! Alors, qu’est-ce qui t’arrive ?

Mercredi soupira, ne sachant pas par où commencer. Elle s’assit sur le lit saturé de couleurs de sa colocataire pour être face à elle.

- C’est à propos de Xavier et de sa nouvelle amie, Lola.

 - Oh oui, Ajax m’a parlé d’elle ! D’après lui, Xavier s’intéresse beaucoup à elle.

Inconsciemment, Mercredi serra les poings. La seule mention de cette fille lui donnait de l’urticaire. Et puis si Xavier en avait parlé à Ajax qui était un de ses meilleurs amis… c’est que Lola devait être un minimum importante pour lui. Cependant, elle décida d’exploiter cette information :

- Qu’est-ce qu’Ajax t’a dit d’autre ?

Enid eut l’air de réfléchir une minute.

- Mmh, pas grand-chose. Juste que Xavier l’a rencontré au Weathervane et qu’elle a complimenté ses dessins. Depuis, ils se voient souvent.

Elle sentait ses ongles s’enfoncer de plus en plus dans ses paumes. Son changement d’humeur n’échappa pas à Enid.

- Tu vas bien ? Parce qu’on dirait que tu t’apprêtes à frapper quelqu’un ? Et pourquoi tu poses des question sur-

Au grand désarroi de Mercredi qui avait voulu amener le sujet en douceur, Enid écarquilla les yeux et sauta de sa chaise, telle une enfant de quatre ans :

- NON ! Ne me dis pas que toi et Xavier-

- Il n’y a pas de moi et Xavier, protesta-t-elle en essayant de rester calme. Je ne sais juste pas pourquoi mais je n’apprécie pas sa relation avec Lola. Il me l’a présenté l’autre jour et je la trouve louche. Même si elle a l’air beaucoup trop stupide pour cacher un double jeu.

Enid leva les yeux au ciel. Faire avouer à Mercredi Addams qu’elle éprouvait des sentiments pour quelqu’un, autres que le dédain et des envies de meurtre ? Cela promettait d’être laborieux.

- Bon, essaye de voir les choses autrement et de te poser les bonnes questions, commença-t-elle. Qu’est-ce que tu ressens quand tu vois Xavier et Lola ensemble ?

- Du dégout. Et une furieuse envie d’arracher tous ses cheveux blond jusqu’à ce qu’elle ressemble à mon oncle Fétide.

- Tu sais ce que ça veut dire, n’est-ce pas ? demanda Enid avec un grand sourire.

- Que je devrais demander à La Chose de les lui arracher pour moi afin qu’on ne me soupçonne pas ?

La Chose qui se tenait sur le bureau d’Enid leva les doigts comme s’il envisageait réellement cette bonne idée.

- Mais non ! Tu es jalouse, Mercredi !

Presque comiquement, les yeux de la jeune fille s’écarquillèrent telles des billes. Comment Enid pouvait-elle suggérer une chose aussi saugrenue ?

- Je… non, finit-elle par tranche en croisant les bras. La jalousie est un sentiment primaire ressenti par des condescendants qui pensent qu’une personne les appartient. C’est impossible.

- Avoue-le ! Tu n’as jamais été indifférente à Xavier, même quand Tyler te tournait autour. N’essaye pas de nier, je vous ai observés ! ajouta la blonde en voyant Mercredi sur le point de protester. C’est tout à fait normal que tu sois jalouse maintenant qu’une autre fille essaye d’attirer son attention.

- Il y a tellement de choses inconcevables dans cette phrase que je ne sais même pas par où commencer.

Enid soupira avant d’attraper les épaules de sa colocataire :

- Quoiqu’il en soit, il faut que tu saches ce que tu veux de Xavier ! Tout le monde peut voir qu’il est à fond sur toi depuis l’année dernière mais si tu persistes à dire que tu ne le vois pas comme ça… il va finir par passer à autre chose. Avec Lola ou une autre fille.

Mercredi médita sur ses paroles, tentant de garder un air impassible.

- Tu crois ?

- Oui, affirma Enid avec un sourire désolé. Et là, il sera trop tard. C’est quelqu’un de bien, Mercredi, il mérite une personne qui tient à lui.


La nuit avait porté conseil. Mercredi avait longuement réfléchi aux paroles de sa colocataire. Et elle en avait tiré une conclusion claire et évidente : Enid perdait tout simplement la boule. De même pour La Chose. Pour qui la prenaient-ils ? Elle n’était surement pas jalouse et surement pas à cause de Xavier.

Ce qui la ramenait donc à sa première impression : Lola cachait quelque chose et allait lui faire du mal. C’est la seule et unique raison pour laquelle elle ressentait tout cela. Et elle se devait de résoudre ce mystère. Pour son accomplissement personnel et pour Xavier qui était devenu son ami. Rien de plus qu’un ami.

Et quoi de mieux pour avancer dans son enquête que d’interroger le principal concerné.

C’est pour cela que Mercredi décida de profiter de son samedi matin pour aller au studio de Xavier où elle se doutait le trouver. Il peignait toujours de bon matin. Elle traversa l’école et les bois avant d’arriver devant la petite cabane à l’apparence abandonnée. Comme d’habitude, elle ne prit la peine de toquer et entra directement.

Xavier, affairé devant une de ses toiles, sursauta au son de la porte. Il se détendit en voyant que ce n’était que sa camarade de classe.

- Mercredi, tu m’as foutu la peur de ma vie !

- Tu devrais améliorer tes réflexes, ils sont déplorables, dit-elle en avançant vers lui. En cas d’ennemi, tu te serais fait avoir en moins de deux.

Il leva les yeux au ciel et passa une main dans ses cheveux mi-attachés. Il était habillé de façon décontracté, portant un de ses éternels vieux t-shirts tachés de peinture.

- Alors. Que me vaut cette visite, Addams ?

La jeune fille se figea quand elle se rendit compte de sa stupidité : elle était venue sans une excuse valable qui ne réveillerait pas les soupçons du jeune artiste. Car cela lui coutait de le reconnaitre, mais Xavier était loin d’être dupe. Il la connaissait même plutôt bien. Si elle sortait une excuse bidon, il découvrirait qu’elle voulait lui soutirer des informations.

- Eh bien…commença-t-elle en réfléchissant. Tu n’étais pas à l’entrainement d’escrime hier. Je voulais m’assurer qu’il ne t’était rien arrivé, vue ta tendance à t’attirer des problèmes.

Xavier entrouvrit la bouche, un air à la fois faussement outré et amusé :

- C’est l’hôpital qui se fiche de la charité ! C’est toi qui t’attire toujours dans des situations dangereuses à souhait, Mercredi !

- De mon plein gré, précisa-t-elle avec un rictus, satisfaite d’avoir suscité une réaction chez lui.

- Bien sûr ! Mais dis-moi… à t’entendre, on dirait que tu t’inquiétais pour moi, dit-il avec un clin d’œil.

Mercredi sentit ses joues se chauffer et priait pour que le rose ne soit pas aussi visible sur sa peau blafarde.

- Ne prends pas tes rêves pour des réalités, Thorpe. Je… j’étais juste déçue qu’il n’y ait pas d’autre adversaire à ma taille à l’entrainement d’hier. Cela devient répétitif et ennuyeux de défier Bianca à chaque fois, rétorqua-t-elle aussi monotone que possible.

Un sourire narquois, Xavier baissa son pinceau et rétorqua :

- Oh, c’est un compliment sur mes compétences en escrime donc ? Décidément, après l’inquiétude, la flatterie… C’est mon jour de chance aujourd’hui.

Elle lui lança un énième regard noir que Xavier décida dangereusement d’ignorer. Il arborait toujours le même sourire et la noiraude n’avait qu’une envie : lui arracher les lèvres pour ne plus voir son air supérieur. Quoique, ce serait dommage, ses lèvres étaient plutôt attirantes-

Mercredi secoua la tête imperceptiblement, s’enlevant ces pensées de son esprit. « Rien qu’un ami, on a dit. »

Xavier ricana dans sa barbe une dernière fois en secouant la tête avant de se refocaliser sur sa nouvelle œuvre en cours. Mercredi s’approcha pour l’admirer. Un paysage qui donnait tout doucement forme à un parc. Elle reconnut Central Park. Elle savait que Xavier y courait souvent quand il était chez lui, à New York.

Elle resta muette pendant quelques minutes, lui, peignant avec attention et elle l’observant. Or, le silence entre eux ne s’avérait jamais pesant ou maladroit. Au contraire, il était plutôt synonyme de quiétude et de tranquillité.

- T’en penses quoi ? lui demanda-t-il finalement.

- Je ne donne jamais mon avis sur une œuvre en cours. Seulement lorsqu’elle est finie, répondit-elle. Toutefois, je remarque que ça change de tes toiles habituellement si sombres.

Xavier haussa les épaules, les yeux toujours sur son tableau.

- Je suppose que je peins selon mes humeurs.

Mercredi hocha de la tête à son tour, guettant une occasion :

- Et est-ce que ton changement d’humeur serait lié à ta nouvelle petite-amie ?

Comme si une mouche l’avait piqué, Xavier tourna la tête subitement vers elle :

- Quoi ?

- Ta nouvelle petite-amie, la normie. Lola, c’est ça ? fit-elle mine de deviner bêtement.

Bien sûr qu’elle se souvenait de son prénom, elle l’avait écrit sur sa nouvelle poupée vaudou.

- Lola n’est pas ma petite amie, s’empressa de corriger Xavier comme s’il ne voulait pas qu’elle croie cela. Du moins pas-

Il s’interrompit, mal à l’aise mais Mercredi pouvait deviner ce qu’il allait dire.

« Du moins, pas encore. »

A nouveau, ce sentiment de mal-être intense, celui qui la prenait aux tripes à chaque fois qu’elle voyait Lola et Xavier ensemble, se propagea dans son estomac. Elle devait se contrôler. Hors de question qu’elle cède à ce sentiment stupide. Mais elle ne pouvait pas s’en empêcher-

- Je dois y aller, dit-elle précipitamment.

Xavier fronça les sourcils et délaissa son pinceau, mais Mercredi était déjà en train de faire demi-tour. Elle avait presque atteint la porte quand elle remarqua un de ses nombreux carnets à croquis posé sur une des tables. Grand ouvert, une des pages affichait un portrait que Xavier avait dessiné. Le portrait d’une jeune fille. Lola.

- Mercredi ? Tu es sûre que tout va bien ? demanda-t-il, derrière elle.

Ses paumes étaient probablement meurtries de marques à force qu’elle continuait à serrer des poings. Doucement, elle inspira et expira.

- Évidemment que oui. Pourquoi ça n’irait pas ? Dit-elle avant de sortir brusquement, n’accordant même pas un dernier regard au jeune homme.


Lola. Il avait dessiné cette foutue blonde.

Mercredi marchait d’un pas hâtif, voulant rejoindre le château et oublier cette conversation. Non seulement son plan visant à manipuler Xavier pour lui soutirer des informations avait lamentablement échoué mais en plus, elle s’était laissée emporter par ses émotions. A nouveau, Mercredi eut cette sensation désagréable qui lui donnait envie de commettre un meurtre. Elle avait lutté, elle avait essayé de nier, elle ne voulait pas se l’avouer, encore moins l’avouer à voix haute, mais elle savait pertinemment qu’Enid avait raison. Elle était… jalouse. Et ce n’était pas ça le pire, non. Elle était jalouse d’une normie superficielle et sans cervelle telle que Lola. Et ce n’était pas ça le pire, non plus.

Le pire… c’était qu’elle était jalouse de Lola à cause de Xavier.

Quelle idiote elle faisait. Il était devant elle depuis tout ce temps et elle s’était tellement focalisée sur elle-même, sur ses chasses au monstre, sur ses problèmes avec ses parents, sur Tyler, sur tout… sauf lui. Alors qu’il était là. A exprimer son intérêt pour elle, à la peindre telle sa muse et… maintenant, il risquait de prendre une autre pour muse.

Hors de question. Pas question qu’elle reste dans cet état à ressasser ses erreurs pendant qu’il lui échappait. Au diable ses convictions sur les relations, la jalousie, l’amour ou tout ce qu’elle avait pu promettre à sa mère de ne jamais faire en arrivant dans cette école. Xavier Thorpe était à elle et elle allait tout faire pour qu’il le reste.

Foi de Mercredi Addams.