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Lentement, le soleil disparaissait à l’horizon, teintant les nuages d’or, d’orange et de pourpre et éclaboussant la forêt de magnifiques reflets chatoyants qui semblaient vivre dans les cheveux blonds d’Adora. Fascinée, Catra la dévisageait avec un sourire béat. Rien n’aurait pu être plus beau pour elle que sa compagne. Celle-ci ouvrait des yeux émerveillés devant le spectacle qui s’offrait à ses yeux ; la mer, la palette du ciel, absolument tout était magnifique.
Sans qu'elle y pense, sa main vint s’égarer dans la courte tignasse de Catra et lui caressa tendrement la tête, si bien que la jeune femme soupira d’aise, ravie, et finit par fermer les yeux. Un son doux, sourd et régulier se fit alors entendre, mais Adora ne s’en rendit pas immédiatement compte. Cet étrange bruit semblait avoir toujours été là et faisait naître en elle une sensation de profond contentement. Ses yeux balayèrent machinalement les environs à la recherche de sa source, puis s’abaissèrent vers Catra. Adora l’observa alors et, après quelques instants, elle comprit. Un rire charmé lui échappa et se transforma en grognement quand elle tenta de le contenir. Alertée, Catra avait rouvert les yeux et lui lançait un regard interrogateur. Le bruit avait cessé.
« Qu’est-ce qu’il y a ?
― Excuse-moi, c’était tellement mignon que ça m’a échappé. » souffla Adora en souriant tandis qu’elle lui caressait le front.
Les sourcils de Catra se froncèrent. Elle ne voyait pas de quoi parlait sa compagne, mais elle savait deux choses : une mimique, un bruit ou une expression lui avait échappé et ça commençait à l’agacer d’en ignorer la nature.
« J’étais en train de te caresser les cheveux tout en admirant le coucher de soleil, commença la blonde avant de s’interrompre brusquement, l’air de réfléchir. Est-ce que tu as vu à quel point il était beau ? On n’en voit pas souvent des comm…
― Adora.
― Oui, Catra ? » susurra-t-elle innocemment.
L’air de rien, Adora se mit à lui chatouiller l’oreille droite avant de commencer à en gratter doucement les poils soyeux. Inconsciemment, Catra se remit à émettre le fameux son.
« C’est vraiment adorable. »
Devant le feu qui commençait à couver dans les prunelles de la brune, elle ajouta :
« Tu ronronnes. »
Interdite, Catra resta sans voix et Adora en profita pour la taquiner.
« Un vrai petit chaton tout mignon. » minauda-t-elle en lui flattant la tête.
Catra cligna des yeux plusieurs fois.
« Un. Chaton. »
Elle allait ajouter une pique bien sentie quand elle se rendit compte de l’expression qu’arborait Adora. Il y avait tant de tendresse dans son regard qu’elle se sentit fondre instantanément. Foutus sentiments.
« Je suis tellement touchée que tu te sentes suffisamment bien avec moi pour t’oublier à ce point. » confessa Adora.
Sa compagne, dont la mauvaise humeur s'était dissipée comme fumée dans le vent, leva la main pour essuyer la larme qui perlait sur sa joue.
« Adora. Tu es la personne en qui j’ai le plus confiance. Mon phare, mon amour, mon chez moi. »
Une autre larme de joie pure ruissela sur la joue d’Adora qui agrippa la tunique de Catra pour l’attirer à elle et la serrer dans ses bras. Doucement, Catra plaça son visage dans le creux de son cou et, alors qu’elle lui caressait les cheveux, se remit sciemment à ronronner. Elle sentit un sourire étirer les lèvres de la femme qu’elle aimait et sourit à son tour. Pour rien au monde, elle n’aurait souhaité être ailleurs.
