Chapter Text
Ce fut seulement après un long bâillement et une bonne séance d’étirements que Morgane consentit à ouvrir les yeux le lendemain matin, le corps légèrement endolori mais pleine d’une curieuse sensation de bien être. Elle commença par fixer son plafond, puis se leva du lit. Elle marqua un temps d’arrêt en constatant qu’elle se trouvait en tenue d’Eve, avant que les souvenirs de la nuit passée ne remontent dans son esprit encore embrumé. Morgane ne put empêcher un sourire mutin de se dessiner sur ses lèvres tandis qu’elle se mettait à la recherche de celui qui avait si bien occupé sa nuit. Elle finit par le trouver dans la cuisine, devant la cafetière de sa cuisine, en pleine préparation de café. Il releva la tête en la voyant entrer, la saluant d’un sourire. Elle s’approcha de lui, enroulant ses bras autour de son cou et le salua d’un tendre baiser sur les lèvres. Lorsqu’elle se détacha de lui, il lui sourit à nouveau avant de demander d’une voix douce :
- Vous avez bien dormi ?
Elle le considéra un moment avant de lui répondre, amusée :
- Tu crois pas qu’on pourrait se tutoyer maintenant, enfin sauf si tu préfères que j’te vouvoie et que je t’appelle Monsieur Karadec ?
- Non ça ira, répondit il dans un sourire, j’ai l’impression que ta nuit a été courte…
- La faute à qui ?, soupira la belle rousse faussement exaspérée
Elle reçut un clin d’œil pour toute réponse, et finit par aller dresser la table pour le petit déjeuner, le laissant terminer le café. Une fois repus, ils finirent par s’installer dans le canapé, blottis l’un contre l’autre, concentrés sur un documentaire sur la fabrication du maté en Argentine. Alors que Morgane enregistrait les effets du maté sur le corps, Adam songeait à quel point il s’était attaché à elle en si peu de temps, à quel point il l’aimait, à quel point la nuit précédente avait été magique. Cette femme était un véritable rayon de soleil, un rayon de soleil avec son lot de traumatismes, de défauts et de peurs mais une lumière puissante dans la vie d’Adam qui, tel un phare, semblait le guider vers le bonheur. Cette pensée le fit sourire, et il finit par se reconcentrer sur le documentaire choisie par la belle rousse à demi allongée sur ses genoux, passant doucement ses doigts dans ses cheveux, lui provoquant un petit soupir de contentement. Il continua son geste, se reconcentrant sur le documentaire, remarquant ironiquement qu’après tout, il devait une fière chandelle à Destat...
