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Achats de Noël

Summary:

Kuina est loin de ses proches pour le mois de décembre et aime s'en plaindre.

Sabo subit.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Work Text:

- Tu es vraiment trop dramatique.

Couchée sur son lit, la tête enfoncée dans son oreiller, Kuina se redressa brusquement pour fusiller son téléphone du regard alors que Sabo se moquait d'elle. Il sourit, amusé par sa réaction, et cela ne fit que l'énerver de plus belle.

- Pardon ?

- Tu es partie depuis seulement une semaine et tu reviens dans deux semaines. Tu seras là pour les fêtes, c'est le plus important, non ?

Bien évidemment qu'elle était heureuse de rentrer pour les fêtes de fin d'année, de toute façon elle aurait hurler au scandale au bureau si on l'avait obligée à passer la dernière semaine de l'année seule, mais elle n'allait pas pour autant admettre qu'il avait raison.

- Encore heureux ! Je m'en fous du boulot, hors de question que je reste ici toute seule pendant que vous vous amusez comme des fous sans moi.

- Tu exagères.

- J'ai vu les photos de tes frères, siffla-t-elle en plissant les yeux. Et vous aviez l'air de vous éclater le week-end dernier.

- On est littéralement allé faire les achats de Noël. C'est tout.

- C'est ce que je dis !

Elle se redressa pour s'asseoir, le dos contre la tête de lit de l'hôtel dans lequel elle résiderait pendant presque un mois.

- Vous allez faire les magasins ensemble, je suis sûre que vous vous êtes même mis d'accord pour faire des cadeaux communs... Alors que moi je dois tout acheter sur internet et faire livrer.

- Tu veux dire que tu préférerais passer des heures à écouter les mêmes chansons en boucle en tournant en rond dans les magasins ?

- Oui...

Ses épaules s'affaissèrent et elle fit la moue. Elle n'aimait pas faire les magasins, ni chercher des cadeaux pour les autres et les chansons de Noël lui donnaient des envies de meurtre, mais elle aimait tellement passer du temps avec ses proches pendant cette période que même l'enfer des achats paraissait plus agréable que la solitude à cause de l'éloignement.

- Oh Kuina...

- Arrête. Ne commence pas. On dirait que je te fais pitié.

- C'est le cas.

- Tais-toi.

Sabo rit.

- Et puis, tu es où de toute façon ? Tu me balades depuis tout à l'heure, t'arrêtes pas de marcher dans tous les sens.

Depuis le début de leur appel, il n'avait cessé de faire bouger le téléphone, parvenant à peine à garder sa tête dans le cadre et regardant autour de lui au lieu de s'intéresser à elle alors qu'il lui parlait. Quel malpoli.

- Je fais encore des achats.

- Hm... Pour qui ?

- Un peu tout le monde. Ace, Luffy... Toi aussi, il faut bien que quelqu'un te remonte le moral.

Elle leva les yeux au ciel.

- Quelle générosité de ta part.

- Je sais.

- Tu ne sais même pas ce que je veux.

- Oh arrête, je te connais par cœur.

- Ah bon ? Dans ce cas j'espère que tu n'es pas en train de m'acheter un coffret de beauté quelconque en pensant que ça me plairait. Parce que tu me connais par cœur et que tu sais que je n'ai même pas ouvert celui que j'ai reçu l'année dernière.

Sabo sembla s'arrêter et il fit quelque chose qu'elle ne vit pas tout à fait.

- Non, pas du tout, répondit-il en se remettant à marcher, cachant bien mal son mensonge.

- Je le savais. Tu es le pire copain au monde.

- Je fais des efforts !

- Menteur.

Il baissa son téléphone et elle le regarda marcher et regarder de droite à gauche, comme s'il était perdu, sans un mot. Elle pouvait passer des heures au téléphone sans rien dire, profitant simplement de sa présence et s'imaginant qu'il était là, avec elle. Elle n'était partie que depuis une semaine et elle avait l'impression que cela faisait des mois qu'elle ne l'avait pas vu... Elle était vraiment ridicule.

Une alerte sur son téléphone la tira hors de ses pensées.

- Sabo, je vais devoir te laisser. J'ai plus de batterie.

- D'accord, je te rappelle demain, dit-il en baissant la tête pour lui sourire.

Elle lui rendit son sourire avec un peu moins d'entrain, mais elle sentait déjà qu'elle allait mieux.

- Ça marche. A demain. Et achète-moi de bons cadeaux.

- Euh... Je ne vais rien dire.

Son sourire s'agrandit et elle mit fin à l'appel avant de poser son téléphone sur la table de nuit. Elle se laissa tomber sur son lit et fixa le plafond quelques instants, se demandant ce qu'elle pourrait bien faire de son après-midi dans une ville inconnue alors qu'il pleuvait des cordes dehors. Son appel lui avait peut-être remonter le moral, mais elle s'ennuyait comme un rat mort ici.

Au final elle attrapa de nouveau son téléphone pour faire des recherches sur internet. Si elle trouvait des choses intéressantes, elle achèterait quelques cadeaux en plus pour sa famille.

 


 

Des coups contre la porte de sa chambre la firent sursauter. Kuina ouvrit les yeux, surprise de voir qu'il faisait nuit et qu'elle s'était endormie. Elle chercha à tâtons son téléphone sur son lit et la luminosité l'éblouit un instant quand elle le trouva et l'alluma pour regarder l'heure. Vingt-et-une heures et les coups contre la porte de sa chambre se faisaient de plus en plus fort.

- J'arrive, croassa-t-elle.

Elle était persuadée que la personne de l'autre côté ne l'avait pas entendue, mais elle n'avait pas assez d'énergie pour se répéter.

Elle se leva, enfila la paire de chaussons fournie par l'hôtel et se recoiffa tant bien que mal en passant les doigts dans ses cheveux pour réarranger les quelques mèches folles qui devaient être dans tous les sens après sa sieste improvisée.

Oui ? demanda-t-elle en entrouvrant la porte.

- Je ne trouvais pas de cadeau convenable...

Elle ouvrit entièrement la porte en reconnaissant la voix de l'homme dans le couloir, les yeux arrondis par la stupeur.

- Alors je suis venu te demander directement ?

Sabo se tenait là, juste devant elle, un sourire à la fois timide et amusé au visage tandis qu'elle ne pouvait que le regarder de haut en bas, se demandant si elle dormait encore ou si son esprit embrumé par le sommeil lui jouait des tours.

- Non mais tu te fous de ma gueule ?

Il éclata de rire et quand une personne au bout du couloir claqua la langue pour témoigner de son agacement elle lui attrapa le poignet pour le tirer dans la chambre.

- Surprise ?

- A ton avis !

Elle ne put se retenir et le prit dans ses bras malgré son manteau mouillé et sa peau froide.

- Et le boulot ? finit-elle par demander.

- Je croyais que tu t'en foutais du boulot.

- Pas si tu dois m'acheter un cadeau.

Il secoua la tête, son sourire toujours aux lèvres et Kuina savait qu'elle était tout aussi heureuse que lui. Au fond, elle se fichait d'avoir un cadeau ou non tant qu'il restait là avec elle.

- Je t'ai acheté un parfum.

- Sabo. Je vais te casser la gueule.

Notes:

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