Actions

Work Header

Blanc l'innocent, le sang du poète

Summary:

Ce fut ce soir-là que Bruce gagna un second fils et que Batman trouva un nouveau Robin. Sa décision s’était prise rapidement, ce garçon clairement mal nourri vivait seul, sans parents. Si Bruce ne faisait pas quelque chose, il savait comment sa vie finirait. Le garçon serait une énième victime du système le poussant à devenir un criminel. Non, Bruce ne pouvait pas laisser ce garçon à son sort.

Notes:

c'est la deuxième fic qui est donc sur le deuxième Robin : Jason Todd !

CW: mention de morts, sous-entendu sur une enfance négligé, mention de drogues

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Bruce n’avait pas voulu jeter Dick dehors. Il voulait juste le protéger, l’empêcher d’être blessé… ne pas le perdre ! Mais Dick n’était plus le petit garçon qu’il avait été à son arrivée au manoir, non, il… il était adulte maintenant, à dix-huit, il pouvait choisir sa propre voix.

 

Alors pourquoi Bruce avait-il insisté pour qu’il arrête d’être Robin ? Pourquoi n’avait-il pas pu simplement lui dire qu’il tenait à lui comme n’importe quel père devrait le faire ? Il poussa un soupir triste avant de poser sa tête dans ses mains. Il aimerait dire à Dick ce qu’il pensait vraiment. Alfred lui dirait qu’il devrait simplement le faire, ne pas trop y penser. Oui, Alfred lui dirait d’arrêter d’être têtu… Mais Bruce se connaissait et il connaissait Dick, ils étaient tous deux têtus… Il fit un petit rire. Dick lui ressemblait tellement parfois.

 

Bruce se leva, le soleil était en train de se coucher, il était temps pour Bruce de disparaitre et de laisser place à Batman. En marchant dans les couloirs pour aller à la cave, il ne put s’empêcher de penser à Dick. Il avait su mettre de la vie entre ses murs froids qui l’entourait. Il avait sincèrement réussi à rendre la vie plus belle autant pour Batman que pour Bruce.

 

Cela faisait maintenant plusieurs mois que Batman patrouillait seul. Le premier mois fut le plus dur, les criminels habituels ne cessaient de lui rappeler l’absence de l’enfant prodige. Ça ne faisait que le faire souffrir. C’était sa faute.

 

Mais ce soir, il n’y penserait pas. Crime Alley l’attendait ce soir.

 

Mais comme chaque année, la ruelle était calme, cette nuit, anniversaire de la mort de ses parents, était finalement un jour de repos.

 

Mais ce soir lui offrirait une surprise. Là, à côté de la Batmobile, une petite silhouette se dessinait, accroupi au niveau des roues. Roues qui avaient d’ailleurs… disparue !

 

Batman s’approcha jusqu’à être à côté de la silhouette qui sursauta en le sentant si proche. Elle se retourna pour révéler un jeune garçon, âgé d’environs dix ans. En reconnaissant l’homme qui l’avait pris par surprise, il sauta sur ses pieds et cacha la clé démonte-roue dans son dos avant d’afficher un sourire innocent.

 

Pris au dépourvu par la présence d’un garçon si jeune qui avait osé voler les pneus de Batman, ce dernier ne pu faire qu’une chose : éclater de rire.

 

Ce fut ce soir-là que Bruce gagna un second fils et que Batman trouva un nouveau Robin. Sa décision s’était prise rapidement, ce garçon clairement mal nourri vivait seul, sans parents. Si Bruce ne faisait pas quelque chose, il savait comment sa vie finirait. Le garçon serait une énième victime du système le poussant à devenir un criminel. Non, Bruce ne pouvait pas laisser ce garçon à son sort.

 

Une seconde chambre fut aménagée dans le manoir, le temps que ce soit fait, Jason — c’était le nom du garçon —  couchait dans l’ancienne chambre de Dick. La chambre avait troqué les jouets pour des livres d’études et avait perdu des posters avec les années, bien que ceux à l'effigie de Superman étaient toujours en place.

 

Bruce avait aussi profité du temps d’aménagement pour chercher le plus d’information possible sur le garçon. Il s’appelait Jason Todd et contrairement à ce qu’il pensait, il avait douze ans. Il était bien plus petit que la moyenne pour son âge et Bruce se doutait que c’était la malnutrition qui l’avait rendu comme ça. Il soupira, assit devant l’ordinateur de la Batcave. Il savait déjà ce qui était arrivé à la mère du garçon, une overdose après des années d’addiction. Ce qui l’intéressait, c'était le père. D’après Jason, il avait disparu un jour et depuis il ne l’avait jamais revu. En fouillant un peu, il finit par trouver ce qu’il cherchait, et comme il s’y attendait, Jason était bien un orphelin.

 

Il prendrait soin de lui. Il n’avait pas le choix. Il espérait simplement que Jason serait moins difficile que Dick a ses débuts.

 

Comme Alfred l’avait fait avec le premier fils adoptif de Bruce, il aida Jason à décorer sa chambre. Il avait des goûts différents de Dick, mais ça n’empêchait pas Alfred de déjà aimer le jeune garçon.

 

Bruce se sentait plus confiant avec Jason qu’il ne l’avait été avec Dick. Il avait élevé ce dernier pendant presque dix ans et s’en était bien sorti, il pourrait le faire avec Jason. Finalement, ce dernier avait très vite accueilli cette nouvelle vie. Il souriait et rigolait avec sincérité. Il avait fallu presque un an pour que Dick se sente aussi à l’aise. Bruce se sentait fier et commença donc l’entrainement physique de Jason rapidement, suivit rapidement par des cours spéciaux sur les vilains dès que l’adoption fut officialisée.

 

Bruce fut agréablement surpris de découvrir que dans ce petit garçon des rues se cachait l’âme d’un fan de littérature. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour se faire des amis. Bruce le voyait épanouis dans sa vie sociale et son enthousiasme se transmettait aussi dans ses entrainements.

 

Il n’y avait qu’une chose qui bloquait Bruce. Jason ne pouvait pas apprendre qui avait tué son père. Bruce avait peur, peur qu’il réagisse comme lui plus jeune, comme Dick quand il l’avait appris. Oui, Bruce avait peur.

 

Ces pensées le ravageaient matins et soirs. Et plus il s’en inquiétait, plus il pensait à Dick et à quel point il l’avait fait souffrir.

 

Il l’avait tellement fait souffrir.

 

Encore fatigué de sa nuit, Bruce se dirigeait vers la salle à manger où le petit-déjeuner l’attendait. Il s’arrêta en entendant du bruit. De l’autre côté de l’escalier, Jason s’appuyait, autant qu’il le pouvait, sur la rambarde — qui était à peine plus petite que lui — et observait avec attention le chandelier. Se rappelant ce qui était arrivé la dernière fois, Bruce s’arrêta avant de courir pour attraper Jason par les épaules.

 

“D- Jason ! Ne pense même pas à sauter.”

 

Jason le regarda sans comprendre avant de pencher sa tête sur le côté. Bruce eu un petit recule sans pour autant lâcher le jeune garçon. Il était si petit quand il prenait le temps de le regarder.

 

“Bruce ?” Finit-il par demander.

 

“Hum, pardon Jason, je…” Bruce le lâcha. “Enfin, ce chandelier n’est pas un trapèze, alors ne saute pas dessus.

 

— Je n’allais pas sauter dessus ! Je le trouvais juste très beau.

 

— Oh…”

 

Oh.

 

Oui, Jason n’était pas Dick. Il était intrépide, mais pas un acrobate. Bruce se reprit rapidement, d’une main, il décoiffa les cheveux de Jason avant de l’inviter à le suivre dans la salle à manger. Alfred les attendait là, il les salua avec un sourire. Jason engloutit son repas et repartis dans sa chambre pour se préparer pour sa journée, il voulait réviser un peu pour un test en math dans l’après-midi. Alfred profita de ce moment seul avec Bruce pour lui parler du garçon.

 

“Il fait beaucoup d’effort.

 

— Oui, il mérite d’avoir cette chance. Il est très doué.

 

— Il s’est très vite habitué au manoir. Cependant, il reste beaucoup dans sa chambre. Il préfère ne pas recevoir d’aide. Je pense qu’il essaye de prouver qu’il est digne du rôle que vous lui avez donné.

 

— Tu penses ?

 

— C’est l’impression que j’ai, monsieur, Alfred baissa la tête, êtes-vous vraiment certain que c’est une bonne idée d’en faire Robin.

 

— Je veux lui offrir une chance de… d’accepter ses émotions.”

 

Alfred hocha la tête. Bruce savait ce que son majordome pensait. Même s’il aidait Bruce avec Batman, il n’était pas non plus ravi et après ce qui était arrivé avec Dick, il semblait moins ouvert à l’idée d’un Robin.

 

Mais comme toujours avec la vie de Bruce, rien n’est si simple. Il suffit que Jason apprenne la vérité sur la mort de son père pour que sa relation avec Bruce commence à s’effondrer.

 

“Pourquoi tu m’as pas dit ! Cria Jason en montrant du doigt le profil de double-face sur l’ordinateur.

 

— Jay, écoute… je voulais attendre un peu.

 

— Depuis combien de temps, tu le sais ?

 

— Jay…” Bruce le regarda dans la tenue de Robin qui lui allait si bien.

 

“Combien de temps !” Pleura Jason.

 

Bruce le savait, que Jason était rempli de rage, comme condamné à exploser sous le poids de ses émotions. La vie avait été trop injuste avec lui et sa rancœur n’était que naturel. C’était pour ça qu’il n’avait pas voulu lui dire.

 

“Je le sais depuis que tu es arrivé ici.

 

— Sept mois… ça fait sept mois que tu le sais et tu ne dis rien…”

 

Bruce voulut s’approcher de lui, mais Jason recula. Il était comme un animal blessé, il avait peur et se sentait trahis. Bruce l’avait trahi comme la vie l’avait trahi avant. Il avait encore blessé un de ses fils. Il recula lui aussi, baissant son regard, incapable de regarder celui qu’il venait de blesser. Jason, les larmes aux yeux, tourna les talons et partit non sans murmurer “je te faisais confiance” avant de partir.

 

Bruce se laissa tomber au sol.

 

Il l’avait encore fait.

 

Il l’avait encore blessé.

 

“Oh… Dick, Jason… je suis tellement désolé.”

 

Il essaya de faire comme si tout était normal, mais les regards réprobateurs qu’Alfred lui lançait ne cessait de le hanter. Il revoyait Dick lui criant dessus, lui disant qu’il ne pouvait pas juste lui retirer Robin, que la décision n’était pas que la sienne. Il revoyait Jason, son regard si enfantin affichant une expression si détruite. Non, il ne pouvait pas ignorer tout ça.

 

Jason le pouvait apparemment, ou plutôt, il pouvait ignorer Bruce. Il restait tout de même poli et le saluait le matin, mais il ne lui disait plus rien et préférait discuter avec Alfred. Ce dernier tentait tant bien que mal de convaincre Jason ou Bruce de se parler, mais il était entouré de deux têtes de mules.

 

Il fallut une semaine à Bruce pour finalement aller parler à Jason. Alfred l’avait convaincu avec quelques menaces. Il avait décidé de faire ça dans la chambre de Jason, ainsi ce dernier se sentirait plus en sécurité et moins menacé. Il avait des barrières qu’il n’hésitait pas à utiliser pour se protéger de la moindre douleur émotionnelle, Bruce connaissait ça.

 

La chambre de Jason le représentait bien. Un peu en désordre avec des vêtements posés de partout, mais surtout la fenêtre toujours ouverte, un bureau incroyablement bien rangé, une bibliothèque qui pourrait faire des jaloux et surtout, la raison du choix de cette chambre, un petit renfoncement qu’il avait transformé en petit coin de lecture. Il avait encore de l’espace, mais bientôt, quand il commencerait à vraiment grandir, il y serait à l’étroit. Alfred l’avait prévenu, mais il avait haussé les épaules, répliquant que c’était parfait. Jason était d’ailleurs assis dedans, enveloppé dans un plaid, il ne regardait même pas Bruce, au contraire, il se cacha un peu plus dans le plaid.

 

“Jay… Je peux… te parler ?” Dit Bruce de sa voix la plus douce et rassurante.

 

Jason leva les yeux sur lui, il ne lui répondit pas, mais Bruce compris que le simple fait d’accepter sa présence voulait dire oui. Bruce avança lentement et prit place sur la chaise du bureau.

 

“Si… je ne t’ai rien dit, c'est parce que j’avais peur. Je… sais ce que c’est d’être en colère, et tu ne serais pas le premier garçon que je rencontre avec tant de colère en lui. Mais en fait, je pense que j’avais plus peur de voir ta réaction en l’apprenant que de ce que tu pourrais faire. Peur de me voir en toi. Peur de ta souffrance. Je m’excuse Jason, je n’aurais pas dû. Et…”

 

Bruce ne savait plus où se mettre, depuis qu’il avait commencé à parler, il s’était mis à jouer nerveusement avec le bout de sa manche et son regard ne restait jamais posé au même endroit. Mais pour ce qu’il allait dire, il devait regarde Jason, ne pas le fuir comme il avait tant fui les autres avant. Il devait lui montrer l’exemple.

 

Jason était moins caché dans son plaid qu’avant, ses jambes qui auparavant étaient collées à son torse pendait maintenant. Bruce avait l’impression que Jason s’ouvrait à nouveau à lui.

 

“Je veux toujours que tu sois Robin. J’ai confiance en toi.”

 

Bruce était un peu moins nerveux, mais la réaction de Jason à cette dernière phrase suffit à le rassurer. Il avait lâché son plaid pour venir prendre son nouveau père dans ses petits bras.

 

Deux mois. Ça faisait deux mois que Jason était robin à présent. Il avait mis le costume bien plus vite que Dick, mais… Batman avait besoin d’un Robin, n’est-ce pas ? oui, Batman ne pouvait être sans Robin. Et Jason se débrouiller plutôt bien, il n’était pas l’acrobate que Dick était, mais quand il fallait se défendre et défendre les autres, il était toujours là. Il était aussi bien plus obéissant que le premier Robin à ses débuts. Oui, Jason était fait pour ça.

 

Deux mois, c’est le temps qu’il faut pour que Dick vienne pour parler du nouveau Robin. Jason l’admirait beaucoup, mais Bruce n’était pas sûr de comment Dick se sentirait en rencontrant l’héritier de son titre. 

 

Le compte rendu de Jason sur sa rencontre le rassura un peu. Bien que Jason ne fût pas très heureux d’avoir été babysitté par Nightwing, Bruce en devait une belle à Dick pour avoir sorti le garçon de ce pétrin. Mais ça ne voulait pas dire qu’il était pour autant rassuré quant à la réaction de Dick.

 

Il ne l’avait pas vraiment revu depuis… eh bien depuis qu’il lui avait dit de quitter le manoir. Dix-huit mois, ça faisait dix-huit mois. Et maintenant Dick était là, juste derrière Bruce. Il savait déjà de quoi il voulait parler, ou plutôt de qui.

 

“Bruce…

 

— Dick, écoute, je…

 

— Presque dix ans de ma vie, Bruce. Robin, c’était tout ce que j’avais. Et un jour plus rien, pas même un au revoir. Tu n’avais pas le droit, Bruce.

 

— Je l’ai fait pour toi, Dick.

 

— Pour moi ? Dick éleva la voix. Et ce petit, tu le fais pour lui aussi ? Quel âge a-t-il, hein ? Je ne lui donne pas plus de dix ans. Il est si… jeune ! Tu ne peux pas lui faire ça.

 

— Dick… sans moi, Jason… je sais qu’il serait mort. Il, Bruce retira son masque, il me ressemble tellement. Il a besoin de moi.”

 

Bruce baissa la tête, oui, c’était pour Jason, pour qu’il vive.

 

Il entendit Dick s’approcher, Bruce se retourna. Non, il ne voulait pas lui faire face. Mais Dick s’approcha encore jusqu’à poser sa main sur l’épaule de Bruce. Sa main, bien que plus grande qu’avant, était toujours si petite sur son épaule, lui aussi était encore jeune.

 

“Pourquoi Bruce ?”

 

Bruce s’effondra. Il ne voulait pas lui dire, il ne voulait pas lui avouer qu’il s’était seul sans son fils. Oui, Dick aussi avait été tout ce qu’il avait dans cette vie de justicier. Et Dick avait raison, il ne faisait que l’empêcher de rester proche de lui, car, peu importe qui ferait du mal à Dick, il se sentirait fautif. Dick était son fils, il était responsable de lui. C’était sa faute si Dick se battait toutes les nuits contre des criminels. Il ne voulait pas que Dick sache tout ça et pourtant il semblerait qu’il lui a tous dit cette nuit-là.

 

Il n’eu pas plus de détail sur ce que Nightwing et Jason avaient fait la nuit d’après, la seule chose que Jason lui avait dite était que les trafiquants avait été arrêté puis s’était plaint que Bruce ne rectifie pas Dick sur son âge. “Je n’ai pas dix ans, mais douze ! Bientôt treize !” S’était-il exclamé, tout sourire.

 

Dick refit quelques apparitions après ça, jamais pour voir Bruce — bien qu’il semblait toujours veiller un peu sur lui quand il venait —  toujours pour Alfred ou Jason. Ce dernier ne voulait jamais l’admettre, mais Dick était un modèle. Bruce l’avait surpris à dire qu’il avait vraiment l’impression qu’il était son grand-frère. Il ne doutait pas que Dick lui avait partagé quelques cachettes, Alfred et lui n’avaient jamais pu toutes les trouver. Comment Bruce avait-il compris que Dick avait partagé ce secret ? Les heures passées à le chercher après les cours parlaient d’elle-même. Mais il comprenait, pourquoi il avait besoin, lui aussi, de ces cachettes. Bien plus que Dick n’en avait eu besoin.

 

Jason… souffrait toujours de sa rage intérieure, et bien trop souvent, il perdait son sang-froid et la manière la plus simple qu’il avait trouvée pour se réguler était ces cachettes. Comme des petits nids, il venait s’y abriter, non pas sans attraper un biscuit fait par Alfred.

 

Bruce s’était trompé, ce n’est pas parce qu’il avait élevé Dick pendant presque dix ans que s’occuper de Jason fut plus facile. Au contraire, il trouvait ça plus dur. Il… se sentait encore plus responsable de Jason que de Dick. Peut-être parce qu’il lui ressemblait tant, que ce soit mentalement ou physiquement. En pensant à ça, Bruce fit un petit rire. Dick lui ressemblait aussi à sa manière, ils avaient tous deux des cheveux de jais et des yeux bleus éclatants. Sa peau basanée et ses cheveux légèrement bouclés étaient leurs plus grandes différences. Mais Jason, lui, était quasiment son portrait craché.

 

Il le regardait dormir sur son épaule, une petite présence si rassurante à ses côtés. Les enfants sont des êtres si fragiles, Jason était là, épuisé par son rhume, et pourtant malgré sa maladie, il souriait dans son sommeil. Il se blottit un peu plus contre Bruce, se roulant en boule. Bruce hésita un instant avant de le serrer un peu plus contre lui. Un sourire apparu aussi sur ses lèvres.

 

Jason était une boule d’amour. Il aimait tellement que c’était ce qui alimentait sa rage. Bruce avait fini par le comprendre en l’observant. Jason tenait tant à toutes les personnes qu’il protégeait, chaque personne qu’il défendait était quelqu’un qu’il aimait et pour qui il serait révolté.

 

Bruce caressa doucement ses cheveux, il ne voulait pas le réveiller.

 

Bruce ne voulait pas l’admettre facilement, mais il aimait Jason, autant que Jason aimait les autres. Et Bruce, parce qu’il l’aimait, avait peur que l’amour de Jason ne le fasse souffrir.

 

Il le serra dans ses bras, encore, car un jour Jason serait trop grand pour être enveloppé par les bras de Bruce.

Notes:

Jason est l'un des anciens Robin qui je trouve le plus intéressant et c'est un crime que depuis de nombreuses années maintenant, il n'a que très peu de comics sur lui qui sont bien écrits ou qui ne détruise pas son personnage !

Series this work belongs to: