Work Text:
Je m'appelle Sol Allen, et personne ne déteste plus la vitesse que moi. Mon père a choisi mon nom. Il pensait que je brillerai comme le soleil. Le premier souvenir dont je me rappelle c'est le sourire de mon père, Barry Allen. Mais mon père souffrait d'une maladie cruelle : il était un héros. Ce que j'appellerai alors toute ma vie la "malédiction de Flash" à fait de mon père mon pire ennemi.
Petit, ce n'était pas encore un problème. J'aime mon père. J'essaie de ne pas penser à cette époque, sinon je me mets à regretter.
Petit, j'aime courir. Sentir la frénésie de la vitesse, le vent, ne penser à rien d'autre. Mon père en parlait comme ça. Maman était heureuse. À cette époque, j'étais encore normal. Mon père disait que ça viendrait. Que serait un jour où je ressentirais la même chose que lui, où je serai un héros aussi rapide que lui.
Ce jour est arrivé. Mais pas pour moi. Mon cousin Wally s'avéra être cet élu. À 8 ans, j'ai compris que j'étais deuxième. Wally était rapide. Barry était heureux. Il a commencé à l'entraîner. Ce jour là je sentit l'émergence d'un sentiment qui m'accompagnerait pendant toute mon adolescence : l'amertume. Voir Wally dans le costume de Kid Flash fut le dernier clou qui entre pour de bon notre bonne entente.
Ce jour-là, maman, voulant me remonter le moral me fit découvrir un livre qui change à ma vie à jamais. Le Lièvre et la Tortue. En lisant cette histoire, je me retrouvais amoureux de cette histoire. Barry était encore assez naïf pour me dire des bêtises telles que : « sois patient, ça viendra », des choses dignes d'un lièvre...
Je me mets à détester la vitesse. La vitesse c'était signe de fainéantise, d'idiotie, d'orgueil, de mépris. La tortue était moquée, sur l'a dit laide, paresseuse. La Tortue était juste intelligente. Trop pour le lièvre stupide. Voir Barry si fier de Wally, entender le ton de sa voix cachant la déception à mon sujet, lui, assez bête pour croire que je ne voyais rien, peut-être que la vitesse faisait fondre son cerveau ? Wally était rayonnant, heureux, souriant... il aurait fait le fils parfait pour Barry. Versez Flash. Verse papa. Et je lui dit... son regard, vert, humide, sa peine m'était renvoyé en miroir. Il m'avait serré dans ses bras. Je regrette encore de ne pas avoir fermé la porte ce jour là, car le pire de tous, Flash, me sourit dans l'encadrement de la porte. Le costume rouge...Le sourire narquois...mon sang à bouillie. Il me narguait. Flashez-moi narguait. Est-ce que c'était drôle que l'enfant prodige ait de la compassion pour un moins que rien ? Je repoussai Wally durement et le dégageait de ma chambre. Quand je rouvre la porte après ma crise de colère, ce n'était pas Flash...il était parti. Papa ou Barry ? ...c'était là !
Pour, peut-être faire une bonne action envers moi, il demande à Wally de me faire visiter la tour des Titans. J'avais 10 ans, et je comprenais que papa était mort. Il ne reste plus que Barry et Flash. Wally était heureux. Il me faisait visiter le bâtiment, et je rencontrais Robin. Un sans pouvoir. J'aurais voulu que son existence prouve au jeune moi qu'une autre voie était possible. Mais mes yeux d'enfant haineux ne virent qu'un enfant adopté qui avait été choisit.
La tortue que j'étais avait trop de haine pour le lièvre pour même faire attention aux autres animaux. Alors pendant les années qui suivent je demeurai en tant que fils de Flash. Cet état de fait ajouter au temps qui me passe fit épouser la lenteur. Comment battre l'homme le plus rapide du monde, sinon en étant l'enfant le plus long du monde ? Je comprends que Flash voyait le monde différemment des tortues. La vitesse lui faisait ressentir le temps comme plus prêté. Alors il voyait le monde comme je voulais qu'il soit, mais lui qui était un lièvre, la lenteur était sa phobie, sa punition. Alors à mesure que les années passaient, confirmant que je n'étais pas un Lièvre, je faisais de la lenteur ma philosophie. Chacun de mes gestes, chaque mot que je prononçais était porté sur le long terme. Quand je sentais le regard de foudre de flash sur moi, je traînais les mots, mes phrases, et le voir ployer, se tendre, ses doigts tapoter sur la table en attendant que je finisse, n'osant pas m'interrompre. Le voir si pathétique avait réussi à ne pas me faire déverser ma frustration sur Wally. Quand je pouvais voir flash torturé par ma lenteur, je pouvais laisser échapper la colère de voir Wally être, briller, rayonner comme j'aurais dû le faire. Je déversais mes larmes dans mon oreiller le soir, j'étais malade. Mais vint un jour où cela ne me suffit plus. L'amertume me fit perdre goût à la nourriture. Voir les speedsters de goinfrer m'aura dégoûter de manger. Je ne mangeais qu'un jour sur deux, environ.
Le jour où Barry a dit que Wally allait vivre chez nous, qu'il serait peut-être adopté car ses parents violents avaient été arrêtés, j'étais furieux. Pourtant je regrette d'avoir été en colère alors que j'aurais dû comprendre. Aujourd'hui je pense que lui et moi sommes nés dans le mauvais foyer. Wally méritait d'être le fils de papa. Moi, j'aurai mérité ma place chez les parents de Wally. Mais dès les années de frustration suffiront à entrer mes chances d'avoir cette famille heureuse que je voulais.
Je n'aurais jamais de pouvoirs. Si j'en avais eu, j'aurai été obligé de consacrer ma vie aux autres sans pouvoir choisir mon destin. Et sans pouvoirs, je devais vivre, vide d'amour et plein de rancœur, sachant, que j'étais indigne de l'héritage de Flash. Et ce même poison dans le cœur qui m'empeche de trouver en mon cousin l'ami qui aurait pu me comprendre.
Lors de la tournée des Titans, Wally avait essayé de me confronter face à mon attitude de ces dernières années. Comme je l'avais déjà fait avant, je frappais la main qu'il me tendait. Mais cette fois-ci il insiste. Ses mots ont perforé des années de silence.
—"Barry t'aime je te signal! T'as pas de pouvoirs et alors !? T'as une famille à toi! Et quand j'essaye de te tendre la main tu me rejette comme si je t'avais blessé!"
Emporté par ma colère j'avais lancé mon verre sur lui. Il l'évita et le verre et son liquide se brisèrent sur l'affiche de Flash derrière. Ma vision était brouillée par les larmes et la rage. Encore ce sourire narquois, moqueur. J'ai arraché le poster et l'ai piétiné. Et je me suis enfui.
Quand je suis rentré, trempé par la pluie, il était là. Éclair. Maman était à côté de lui. Mon premier réflexe fut de lui lancer tous les objets de la cuisine dessus. Il s'immobilise. Je lui hurlais toute ma haine au visage. Je me souviendrai toute ma vie de ce que je lui ai dit. mot pour mot.
—"Même si tu crevais maintenant avec les jambes arrachées, même si tu te faisais amputé et que tu passais le reste de ta vie seul ça ne suffirait pas à apaiser 1% de la haine que j'ai pour toi FLASH! Tu n'as pas idée du nombre de fois où j'aurai voulu ne jamais naître plutôt que d'être ton fils! Tu cours trop vite pour tes neurones, c'est pour ça que tu courais en me laissant derrière !? Tu supportais pas que ta progéniture soit indigne de ton sang! Je donnerai tout ce que j'ai pour ne plus avoir la nausée à chaque fois que je vois un de tes stupides produits dérivés. Tu peux courir aussi vite que tu peux tu dépassera jamais le dégoût que j'ai pour toi!"
Il m'a serré dans ses bras. Il n'a rien dit au début, parce qu'il contenait ses larmes. C'est quand il s'est mit à sangloter qu'il s'est mit à s'excuser par dessus mon déferlement de haine.
J'étais tellement malade de haine, haineux envers lui, épuisé d'avoir vécu 14 ans d'amertume à m'en dégoûter de la nourriture que quand Flash...- ou Barry, à vrai dire je ne savais plus qui il était - il à stoppé mon poignet au moment où j'avais tenter de le poignarder, j'ai su que j'avais franchis le point de non-retour. Mon attaque du désespoir ayant échoué, j'ai tenté de me tuer avec le couteau, pensant enfin concrétiser les pensées suicidaires qui m'avaient hanté pendant des années. Bien sûr, il ne m'a pas laissé partir. Ce jour là, Flash était mort. Du moins, on m'assurerait que c'était le cas. Je suis placé dans un hôpital psychiatrique rien à voir avec Arkham, ici j'étais bien. Le jour de mes 15 ans, mes parents vinrent me rendre visite. Bari était là point il m'assurera que Flash était mort... qu'il ne restait que Barry. Il mentait. Mais à force de me mentir à moi-même, et d'avaler des médicaments, je finis par accepter l'information comme vrai.
Pour la première fois je me sentais paisible je ne sais pas ce que devenais Wally. Barry m'assure qu'il allait bien. Que Kid Flash était décédé avec Flash. Je soufflelais, paisible. Papa me manquait. Barry allait bien, et Flash était mort. Tout allait bien. Mes journées étaient longues et fades, mais pas amer, plus jamais. Plus de pouvoirs, plus de héros, plus de vitesse.
Compte-rendu de Sol Allen.
Bruce l'avait lu. Barry n'avait pas eu la force du faire. Flash ne s'affichait plus aux médias depuis quelques temps. L'incident l'ayant traumatisé. Au sein de la ligue, plus personne ne devait parler de Sol en présence de Barry ou Wally. Même Hal devait se résigner à éviter le sujet. Le garçon est devenu sujet tabou. Barry ne se remet jamais vraiment de l'incident. L'adoption de Wally fut repoussée à cause de ça, puis oubliée. Barry restant l'oncle et le tuteur légal sans jamais devenir le père. Le diagnostic de dissociation de Brucebde força Barry à avoir une aide pour son mental. À parler à un psychologue. Iris eu de même. Sol ne sortirai pas de l'hôpital avant longtemps, peut-être jamais. Mais Barry caressait l'espoir fragile que son bébé, son petit garçon retrouve la raison, qu'ils puissent recommencer à zéro.
Sans autorisation, Wally rend visite à son cousin. Il le prend dans ses bras, ravageant un sanglot.
—"Je t'aime cousin...prend le temps de guérir. À ta sortie je serai là. Il lui mit les lunettes de Kid Flash sur la tête avant de se retourner pour partir, mais Sol le retint par le poignet.
—...c'est toi le fils de Flash. Marmonna Sol . Wally se mordit la lèvre.
—Bon sang, pourquoi avec toi Flash ne dois essentiellement n'avoir qu'un fils ? Sol...tu es le fils de Flash.
— Toi aussi."
FIN⚡
