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Language:
Français
Stats:
Published:
2026-02-23
Completed:
2026-03-19
Words:
225,103
Chapters:
37/37
Comments:
230
Kudos:
75
Bookmarks:
10
Hits:
2,140

Harry Potter et Neptune l'Enchanteur

Summary:

(Basé à la suite du tome 4 : La Coupe de Feu)
(Pairing : Harry/Tom. Pas de Harry/Voldemort)

Après une fin d'année à Poudlard marquée par le retour du Seigneur des Ténèbres, Harry se retrouve pris dans une intrigue qui le mènera dans les coins les plus reculés de l'esprit : le sien, mais aussi celui de son ennemi, Lord Voldemort... Ou ne s'agit-il pas plutôt de Tom Marvolo Riddle ?
La magie des Enchanteurs pourra-t-elle sauver ces êtres liés par plus d'un aspect ?

_____________

Ou : Harry se fait kidnapper par Voldemort alors qu'il vient de retourner chez les Dursley. Il doit accepter de passer un Serment Inviolable s'il veut retrouver Poudlard et ses amis : en échange de sa liberté, Voldemort exige qu'il obtienne la prophétie et la lui transmette.

Chapter 1: La vérité

Notes:

Cette histoire a eu besoin de sortir de moi, l'année passée, et j'avais hésité à la partager. Je le fais finalement...
La fiction est finie, donc il n'y aura pas le souci que j'ai avec mes traductions (de ne pas les finir xD).
235 000 mots au total à venir. Accrochez-vous, ça va être du VERY slow burn !
Pas de Harry/Voldemort. Uniquement Tom/Harry. (mais c'est un Tome 5 alternatif, donc on démarre avec Voldemort).

Voici la couverture que j'avais créée :

Bonne lecture !

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

L’été, installé depuis un mois, gratifiait l’Angleterre d’un temps magnifique, malgré le terrible événement qu’il avait apporté : la résurrection de Lord Voldemort.

Harry soupira une énième fois, étendu sur son lit, torse nu, le dos collé au drap. Habitué aux températures écossaises, il avait du mal à supporter la chaleur accablante du Surrey, enfermé dans la pièce qui était sa chambre pour le cinquième été consécutif. Il espérait que, comme les autres années, il n’aurait pas à y rester jusqu’au 1er septembre.

Il y était certes bien mieux que dans le placard, sous l’escalier, où la chaleur avait failli le faire s’évanouir par le passé, lors de certaines journées caniculaires. Mais maintenant qu’il avait pu expérimenter les espaces immenses de Poudlard, la chambre lui semblait aussi étouffante que le placard.

Après les événements du 24 juin, Harry avait pensé qu’il pourrait rester en sécurité à Poudlard, ou mieux encore, partir habiter chez Remus Lupin, avec Sirius, son parrain. Mais Dumbledore avait insisté pour qu’il retourne chez les Dursley, où il était apparemment protégé mieux que nulle part ailleurs. C’était une décision qu’il avait du mal à comprendre ; plus encore à accepter.

Il avait malheureusement dû s’y plier, et était donc de retour chez son oncle et sa tante depuis trois semaines. Il avait quitté l’état engourdi et amorphe dans lequel il avait été plongé après la soirée de la Troisième Tâche. Mais désormais, c’était l’angoisse qui avait jeté son dévolu sur lui.

Tous les jours, il se réveillait tendu, certain que les nouvelles annonceraient un meurtre, un attentat, une guerre. Tous les matins, il recevait La Gazette du sorcier, et tous les soirs, il écoutait les nouvelles moldues à la télé. Jusqu’à présent, il ne s’était rien passé d’anormal… Harry attendait anxieusement le moment où le Seigneur des Ténèbres concrétiserait ses craintes.

En dehors de La Gazette, il n’avait aucun contact réel avec le monde sorcier et ne savait pas ce qui se préparait du côté de Dumbledore. Ron et Hermione étaient vagues dans leurs lettres (« on ne peut rien te dire d’important », « vivement que tu saches », « on est très occupés »), et Sirius ne donnait pas plus de détails dans les siennes (« je sais que tu dois être frustré », « ne fais rien d’imprudent »)

On le gardait dans le flou, on l’obligeait à retourner chez une famille qui le haïssait, alors que c’était lui qui avait vu le retour de Voldemort, lui qui avait dû l’affronter en duel, lui encore qui avait réussi à lui échapper une fois de plus, lui, donc, qui aurait dû être le premier au courant des plans concernant le Mage noir.

Il était tellement mis de côté que, de retour dans le monde des Moldus, il se sentait détaché de la réalité magique, comme si toute cette année n’avait été qu’un rêve. Les picotements qui le prenaient parfois à sa cicatrice lui rappelaient la vérité.

Il s’assit au bord de son lit. Les heures les plus chaudes de l’après-midi étaient en train de laisser place à la douce brise de la fin de journée. Il allait pouvoir aller prendre l’air. Il avait pris l’habitude de comater quotidiennement dans son lit en attendant que la chaleur se fasse moins écrasante pour pouvoir aller se rafraîchir sous la douche et sortir.

Hedwige était également là pour lui tenir compagnie et lui rappeler l’aspect tangible du monde de la magie. Elle aussi souffrait de la chaleur, sortant se rafraîchir la nuit et rentrant somnoler avec lui la journée.

Harry se leva et alla tirer de son armoire un t-shirt estampillé de la photo et du nom d’un groupe, East 17, ainsi qu’un short de jogging gris pâle. De vieux habits de Dudley, immuablement trop grands pour lui. Le groupe de son t-shirt lui était inconnu, mais il aurait pu le dire pour n’importe quel chanteur – il était dépourvu de toute culture musicale, qu’elle soit moldue ou sorcière.

Après une rapide douche, il s’habilla, glissa sa baguette entre son boxer et sa peau, et descendit sur la pointe des pieds. Il prit ses chaussures (la seule paire qu’il possédait qui soit à sa taille, une paire de Converse noires dont la semelle du pied gauche était à deux doigts de se détacher complètement du tissu) et se glissa dehors sans bruit.

Ce n’était pas qu’il était privé de sortie, mais il voulait éviter de croiser la tante Pétunia, qui aurait sûrement exigé de lui une corvée ou une autre. L’oncle Vernon était devant la télé, et Dudley devait être en train de terroriser des gamins ou de vandaliser le parc, avec sa bande – qui comprenait toujours Piers Polkiss. Ou bien ils fumaient dans un coin.

Harry tirait profit de cette routine des Dursley. Elle lui avait permis de créer la sienne. Tous les jours, il descendait petit-déjeuner après eux, puis il faisait le ménage ou le jardinage que la tante Pétunia exigeait de lui. Il préparait le repas du midi, le servait à sa tante et Dudley après en avoir grignoté un morceau, puis montait dans sa chambre. A partir de là, il somnolait sur son lit ou faisait ses devoirs d’été. Vers dix-sept heures, il allait se doucher puis sortait prendre l’air. Parfois, il rentrait dîner. D’autres fois, il restait bien plus tard. La seule règle était qu’il devait rentrer avant son cousin. Il écumait les poubelles à la recherche des journaux ; il se promenait ; ou bien il se cachait dans l’immense massif d’hortensias sous la fenêtre du salon du 4 Privet Drive, dans l’attente angoissée des nouvelles du journal télévisé.

Harry longea les rues alignées de Little Whinging, évitant soigneusement le parc. Il croisa Mrs Figg et lui adressa un signe de tête qu’elle lui rendit. Il la croisait quotidiennement, cet été-ci, mais elle n’engageait jamais la conversation, à son profond soulagement.

Le soleil commençait à décliner, et la chaleur n’était plus aussi accablante, simplement agréable sur les zones dénudées de sa peau. De nombreux enfants jouaient dans les jardins. On entendait aussi des bruits de piscines, des chiens aboyer… Si l’oncle Vernon avait été là, il aurait certainement trouvé à redire sur le côté bruyant et irrespectueux du voisinage.

Harry connaissait ce quartier sur le bout des doigts. Quand il n’était encore qu’écolier, la bande de Dudley s’amusait souvent à la « chasse au Harry », qui finissait en course-poursuite dans les alentours. Ainsi, il avait en mémoire de nombreux recoins où il était facile de se cacher. Mais il n’était plus écolier, et la « chasse au Harry » était révolue. Dudley n’osait plus s’attaquer à lui de manière aussi frontale.

La résidence était composée de nombreuses rues, mais la maison des Dursley bordait une forêt – eux n’y avaient jamais mis les pieds, mais l’oncle Vernon aimait se vanter du fait qu’il s’agissait du poumon vert de Londres.

Depuis une semaine environ – depuis qu’il n’agissait plus comme un automate vidé de toute émotion –, Harry prenait donc plaisir à s’y rendre et explorer les nombreux sentiers la parcourant. La veille, il était tombé sur un petit étang où un pêcheur avait visiblement ses habitudes, sa caravane installée à quelques mètres de son point de pêche.

Aujourd’hui, il avait décidé de suivre le panneau indiquant un « parcours de santé ». Après quelques minutes de marche, bercé par les chants de quelques oiseaux, il aboutit dans une immense clairière arrondie, entourée d’arbres, dont le tour était un circuit sportif. L’endroit était désert – les coureurs devaient sûrement venir dans la fraîcheur du matin ou du soir. Le soleil filtrait à travers le feuillage dense des arbres ; c’était si différent des forêts de conifères écossaises… L’ambiance était douce et sombre.

Il s’avança vers le premier panneau du parcours, qui proposait un échauffement. Il ne s’arrêta pas, poursuivant sa route jusqu’au deuxième panneau, à côté duquel se trouvaient deux poutres de hauteur différente. Il fit ainsi le tour, jusqu’à une installation de barres de traction.

Physiquement, Harry était toujours maigre. Il avait grandi, ce qui n’avait rien arrangé à son poids, et le Quidditch, qui lui avait donné quelques muscles, n’était tout de même pas un sport au même titre que ce que les Moldus pouvaient pratiquer. Il était curieux de voir ce qu’il pouvait valoir sur une barre de traction. Il avait déjà vu comment il fallait faire, à la télévision.

Il se dirigea vers la barre du milieu, et sauta pour l’attraper. Il se hissa jusqu’à ce que son menton soit au-dessus de la barre, puis redescendit. Il parvint à réaliser une dizaine de tractions avant que la brûlure dans ses bras ne devienne trop intense. Il se laissa alors retomber. Il ne savait pas s’il s’agissait d’un bon score ou non.

« Harry Potter, » fit alors une voix sifflante et aiguë dans son dos. Harry se retourna brusquement, les yeux grand ouverts.

Bien réel, en chair et en os, Lord Voldemort se tenait devant lui, le blanc de son visage tranchant avec la robe noire qu’il portait. La vision qu’il offrait était incongrue, au beau milieu d’un parcours sportif moldu.

Les yeux rouges qui le hantaient quotidiennement se plantèrent dans les siens, et la douleur subite de sa cicatrice lui scia le crâne, le faisant tomber à genoux en grognant. Il appuya une main sur son front, sans quitter Voldemort des yeux.

Son cœur battait à tout rompre. Il ne comprenait pas comment c’était possible. Dumbledore ne lui avait pas interdit de quitter la maison des Dursley, mais apparemment, il aurait dû le faire. La douleur s’amenuisa légèrement, jusqu’à lui donner la sensation d’avoir eu la peau du front arrachée, le laissant pantelant.

« J’ai eu du mal à te trouver, Harry Potter. Tu es bien protégé. Mais rien ne saurait arrêter Lord Voldemort. Tu ne le sais peut-être pas encore. Après tout, nous commençons à peine à nous connaître. »

Harry réfléchissait à toute allure. Il ne pouvait pas s’enfuir. S’il se mettait à hurler, Voldemort le ferait taire, ou bien un Moldu viendrait, et serait abattu, sans aucun doute. Peut-être qu’il pouvait user de magie afin d’alerter le Ministère ? Mais ils s’inquiéteraient bien trop tard, Harry serait déjà mort… Il ne lui restait qu’à défier son ennemi. Il ne se laisserait pas tuer sans rien faire.

Il se releva et sortit sa baguette de son short. Les lèvres fines de Voldemort s’étirèrent légèrement en un air amusé. « Oh Harry, voyons. »

L’occasion était sans espoir, mais unique. Harry ne pouvait la nier. Il pointa sa baguette sur Voldemort et s’apprêta à lancer un sortilège de Désarmement, mais quand il ouvrit la bouche, aucun son ne sortit.

Il avait été rendu muet, sans un seul mouvement ni aucune parole de la part du Seigneur des Ténèbres.

Tétanisé, il ne put qu’observer l’homme qui hantait ses nuits s’approcher de lui, lui saisir le bras, et les faire disparaître dans un « crac » assourdissant.

* * *

La sensation du transplanage était comme tous les autres moyens de transport sorciers : désagréable et déstabilisante. En arrivant à destination, Harry fut pris d’une envie de vomir et tomba à quatre pattes au sol.

Quand il se sentit à nouveau maître de ses sensations, il rouvrit les yeux… sur l’obscurité la plus totale et le silence le plus complet.

A tâtons, écarquillant les yeux comme si cela pouvait lui permettre de mieux y voir, il se releva et tendit les bras devant lui, agrippant le vide. Voldemort ne semblait pas être là. Mais il restait peut-être silencieux pour jouer avec lui. Attendant le moment où il relâcherait sa garde pour le torturer. Harry banda ses muscles dans l’angoisse d’un Doloris.

Après plusieurs minutes d’un silence écrasant, il en vint à la conclusion qu’il était seul, et décida d’établir une carte mentale de l’endroit où il se trouvait. Il se mit donc à avancer à l’aveuglette. Ses mains entrèrent vite en contact avec un mur lisse. Il s’était presque attendu à de la pierre humide, pensant avoir atterri dans un cachot en sous-sol, mais le mur était presque chaud et semblait être fait de plâtre, comme n’importe quel mur d’intérieur. Il ne faisait d’ailleurs pas froid, ce qui arrangeait Harry, qui était toujours en short. Il tâta la ceinture de celui-ci mais bien entendu, Voldemort lui avait pris sa baguette.

Continuant son exploration, Harry se cogna contre un lit, visiblement composé uniquement d’un matelas, et poussé contre un mur d’une taille égale à la longueur du lit. A l’autre extrémité de la pièce, qui était parcourue en cinq pas, se trouvaient des toilettes et un lavabo. Il n’y avait aucune porte nulle part, au toucher.

Ça réussit à être un meilleur confort qu’un placard à balais, se prit-il à penser.

Il ne comprenait pas ce que pouvait bien attendre Voldemort de lui, si ce n’était le tuer. Ou bien le demi-serpent voulait faire un spectacle de sa mise à mort et l’avait kidnappé et enfermé dans l’attente de la grandiose cérémonie.

S’asseyant sur le bord du lit, il s’exhorta à se calmer.

S’il s’attardait sur ce qu’il percevait, il discernait à quel point la pièce transpirait de magie. Il la sentait lui caresser la peau, s’entortiller autour de lui, lui dresser les poils sur la nuque. Il n’avait jamais senti une telle concentration magique. Il se sentait enivré, abruti par la force de cette énergie. Il avait l’impression de la voir onduler, de la sentir l’étouffer, l’envelopper. A la fois dangereuse et apaisante. Son cœur ralentit petit à petit, et toute sensation négative, de peur ou de haine, le quitta.

Après de longues minutes, il finit par s’étendre sur le matelas. Il pensa aux Dursley, qui seraient contents de se savoir débarrassés de lui, une fois qu’ils se rendraient compte qu’il ne rentrait pas. Prendraient-ils la peine d’essayer de prévenir le monde sorcier de sa disparition ? Il en doutait. Il pensa à Hedwige, se félicitant d’avoir pris l’habitude de laisser sa cage ouverte, ainsi que la fenêtre de sa chambre afin qu’elle puisse aller et venir à sa guise. Peut-être que ce serait elle qui irait chercher de l’aide auprès de Sirius ou de ses amis.

L’adrénaline redescendant, il s’endormit finalement, engourdi et assommé par la lourdeur noire et puissante de la magie qui imprégnait le lieu.

* * *

Ils avançaient en silence. Harry était au milieu du groupe, avec Ron et Hermione. Derrière eux, Fred et George traînaient les pieds. Devant, Mr Weasley menait la marche. Ils gravissaient une colline, pour aller à la Coupe du Monde de Quidditch. L’ambiance était fébrile.

Il n’y avait pas de vent. Harry regarda ses mains. Il se rappela qu’il aurait dû avoir froid, mais ne sentait rien.

Arrivés en haut, Ron, Hermione et les jumeaux avaient disparu. Mr Weasley lança : « Il nous reste cinq minutes pour trouver le Portoloin !

Arthur, par ici ! » cria une voix à quelques mètres de là. Le père de Cedric Diggory.

Harry commençait à se sentir mal à l’aise. Il ne voulait pas approcher. « Viens, Harry, » lui dit Mr Weasley, et il fut obligé d’avancer.

« Regarde, Arthur, on a de la chance, tu as vu un peu ce Portoloin ? » Il s’agissait de la Coupe de Feu.

Harry était à présent couvert de suées froides. Il boitait, sa jambe avait l’air blessée et du sang dégoulinait par terre. Il ne restait plus que lui et Cedric face à la Coupe.

« Prends-la, Harry. Vas-y, prends-la, tu es tout près. »

Harry avait envie de la prendre, pour lui tout seul, il sentait qu’il valait mieux faire comme ça. Mais malgré lui, ce qui sortit de sa bouche fut : « Tous les deux.

Quoi ?

— On prend le trophée tous les deux en même temps. On est arrivés ensemble ici. Alors on prend le trophée ensemble. »

Cedric eut l’air enchanté. Harry eut envie de vomir.

Faiblement, les larmes lui brouillant les yeux, il murmura : « A trois, d’accord ? Un… Deux… Trois... »

Harry se réveilla en sursaut, trempé de sueur sur le matelas. Il se rappela où il était après quelques secondes. Il n’avait aucune idée du temps qui était passé. La pièce était toujours plongée dans le noir et le silence.

Après quelques minutes, son cœur avait cessé de battre la chamade. Il sentait sa cicatrice pulser gentiment au rythme des ondulations magiques de la pièce. Pour la première fois, elle semblait lui apporter une sensation de bien-être et d’apaisement, plutôt que de la douleur.

Son ventre gargouilla, lui rappelant ses besoins primaires. Il se leva du matelas et alla se soulager aux toilettes. Le bruit d’eau lui parut décuplé dans le silence qui régnait. Il se dirigea ensuite vers le lavabo. L’eau était-elle empoisonnée ? Non, Voldemort ne s’abaisserait pas à le tuer de cette manière-là…

Soudain, l’idée de devoir se retenir rendit Harry obsédé par l’idée de boire, et il se résolut à tenter une gorgée. L’eau était fraîche et exceptionnellement bonne. Le goût rond lui rappela l’eau de Poudlard, si différente de celle qu’il buvait chez les Dursley. Il avala de longues lampées et s’aspergea le visage.

Une fois sa soif étanchée, il retourna s’asseoir sur le lit. Il était habitué à ne rien faire, ces derniers temps, mais aussi à rester sur le qui-vive, dans l’attente de l’inconnu. Ses angoisses avaient simplement fini par se réaliser.

Il ne pouvait s’aider d’aucun détail pour essayer de deviner où il se trouvait. Il n’entendait aucun bruit, à l’extérieur, et ne voyait rien. Il ne pouvait pas savoir si sa cellule était surveillée par des Mangemorts, ni s’il y avait des Mangemorts dans le bâtiment. A supposer qu’il se trouve dans un bâtiment.

Sans lumière naturelle pour se repérer, il n’avait pas non plus de notion de l’heure. Cela aurait pu être une torture mentale, mais Harry, lui, avait simplement l’impression d’être de retour dans son placard sous l’escalier.

Pendant dix ans, il y avait passé d’innombrables journées et nuits, enfermé à clé. Quand la lumière du couloir était éteinte, le placard était plongé dans une noirceur lourde et pesante. Il pouvait ouvrir les yeux au maximum et essayer de s’habituer à l’obscurité tant qu’il le voulait, il ne réussissait jamais à discerner la moindre petite perturbation dans les ténèbres. Les bruits extérieurs, aussi, étaient étouffés. La nuit, aucun son ne parvenait à ses oreilles autre que celui de sa respiration et des battements de son cœur.

Au moins, ici, il était capable de marcher, de se mettre debout, de s’allonger les jambes tendues. L’air était plus respirable. La magie qui l’enveloppait était réconfortante, même si ce dernier point était incompréhensible.

A cette pensée, Harry se rappela soudain les sensations qu’il éprouvait dans le placard, quand il était petit. Et il crut se souvenir de cette même magie qui s’enroulait autour de lui, comme une couverture, comme deux bras puissants. Mais c’était impossible ; il était certain que la magie qu’il ressentait actuellement était celle de Voldemort, celle des protections dont il avait dû imprégner la cellule.

Pourtant, en se concentrant, il en fut certain. C’était cette magie qui l’avait empêché de devenir fou, petit.

Quand, à deux ans, il avait pleuré à l’idée de devoir dormir « comme un grand » dans le placard. De ne plus pouvoir profiter de son lit à barreaux, installé à côté de celui de Dudley. Et que la tante Pétunia était venue le voir dans la nuit pour le gronder, lui dire de cesser ses pleurs et de dormir, s’il ne voulait pas être mis dehors. C’était cette magie-là, cette même magie noire, ondulante, qui l’avait enveloppé, rassuré, pour la première fois, et qui lui avait permis de dormir à poings fermés, qui avait éloigné les cauchemars. C’était son unique souvenir de cet âge-là. Et c’était la première fois qu’il remontait à la surface.

Il y avait aussi eu la veille de son entrée en maternelle, à trois ans, quand l’oncle Vernon lui avait ordonné de ne pas parler aux autres enfants, simplement à la maîtresse, pour laisser Dudley se faire les amis qu’il voulait. Que si jamais la maîtresse disait à la tante Pétunia que Harry était heureux et se faisait des copains, il lui donnerait une fessée et l’enverrait vivre chez la tante Marge. Harry avait été terrifié. Terrifié de mal faire, terrifié de répondre à un autre enfant, sans s’en rendre compte. La puissante énergie était venue l’étreindre, étouffer ses peurs. Elle lui avait fait comprendre qu’elle était là. Qu’elle serait toujours là. Qu’il n’avait besoin de personne d’autre. Cela avait rendu l’idée d’être seul à l’école plus tolérable.

A quatre ans, les Dursley avaient reçu pour un déjeuner des collègues de l’oncle Vernon, et il avait dû rester dans son placard. En silence. En faisant « semblant de ne pas exister ». Cela avait duré longtemps… Il avait été enfermé en fin de matinée. Et le déjeuner avait duré… jusqu’à se prolonger en un dîner… qui avait fini tard dans la nuit… Et les Dursley avaient oublié le neveu qui, si obéissant qu’il était, n’avait pas pipé mot, avait parfaitement fait le mort. On l’avait sorti de là le matin suivant, le grondant de s’être fait pipi dessus. En réalité, c’était encore une fois la puissante magie qui l’avait entouré et occupé toutes ces heures. C’était elle qui l’avait touché, câliné. Il avait reçu toute cette attention avec l’enthousiasme d’un enfant qu’on ne prenait jamais dans les bras.

De plus en plus, être enfermé dans son placard était devenu une idée alléchante, la promesse d’une étreinte qui lui était autrement refusée.

A présent qu’il se souvenait de cela, les souvenirs lui revenaient par vagues, assaillant son esprit. Harry se rappelait toutes les expériences vécues au creux de son placard : les caresses, les baisers vaporeux sur son front, les chatouilles sur ses côtes. Les émotions transmises puissamment – de la fierté, de l’amusement, de la douceur.

Tout ce qu’il avait jamais connu de positif dans son enfance s’était déroulé dans ce placard, avec cette masse informe, invisible, mais si intense et invincible. Une présence qui n’avait jamais failli. Qui ne l’avait jamais trahi.

Cette compagnie invisible était un souvenir directement lié au placard sous l’escalier. Pour autant qu’il s’en souvienne, elle ne s’était jamais manifestée ailleurs que là, comme si elle avait fait partie du lieu. Peut-être que Harry l’avait nommée, peut-être qu’il l’avait considérée comme le fantôme de son placard. Il ne savait plus. Il avait oublié son existence quand il avait découvert le monde des sorciers et Poudlard.

Il baignait dans cette même énergie en ce moment même. Il en était certain. Ce qui signifiait que Lord Voldemort avait été le fantôme de son placard.

Comment était-ce possible ? Avait-il pris possession de Harry ? S’était-il réfugié dans le placard quand il n’avait pas de corps ? Pourquoi n’avait-il pas été hostile envers Harry ? Il aurait pu le détruire psychologiquement avec facilité, vu la puissance de sa magie…

Ou bien était-il lié à Harry à distance ? Ce n’était pas impossible… Après tout, Harry ressentait sa colère via sa cicatrice, et avait vu la scène d’un meurtre de la main de Voldemort avant la Coupe du Monde de Quidditch… Il aurait très bien pu ressentir ses émotions à distance dès sa naissance. Mais pourquoi des émotions aussi agréables, et comment la magie avait-elle pu aller jusqu’à le toucher, le chatouiller, l’embrasser ?

Il éprouva une soudaine lassitude. Tous ces souvenirs d’enfance et cette idée d’une connexion au Seigneur des Ténèbres lui rappelaient que sa vie n’avait jamais été, et ne serait jamais, d’une simplicité réconfortante.

Se laissant bercer par les vagues noires maintenant redevenues familières, il s’assoupit, et plongea dans un sommeil sans rêves.

* * *

A son réveil suivant, il se sentit nauséeux, le ventre creux. Il ne mangeait pas grand-chose chez les Dursley, et son dernier repas (une salade flétrie et quelques croûtons) devait remonter à la veille, si on était le lendemain de son enlèvement. Sa bouche était pâteuse et son front couvert de suées froides.

Il resta allongé pour s’épargner des efforts. Voldemort ne le nourrirait certainement pas, s’il ne l’avait enfermé ici que pour préparer la mise en scène de sa mort. Qui ne devrait pas tarder.

Pourtant, les heures passèrent sans visite. Il s’assura de boire suffisamment, et essaya de ne pas trop réfléchir. Il longea les murs pour tenter de repérer la porte de la cellule, mais ne trouva rien. Les quatre murs étaient lisses de part en part. Peut-être qu’on ne pouvait accéder à la pièce que par transplanage.

Au fil des jours suivants – du moins il estima qu’il se passait plusieurs jours –, Harry alterna entre de courtes périodes de sommeil fiévreux et des phases d’éveil qui se traduisaient par une agitation nerveuse l’obligeant à faire les cent pas tant bien que mal. Il criait, parfois, pour qu’on ne l’oublie pas, sans grand espoir – la cellule devait être insonorisée. Il se demandait si Dumbledore, ou Sirius, ou ses amis étaient au courant qu’il s’était évanoui dans la nature. Et que faisait Voldemort ? Pourquoi Harry ne se faisait-il pas torturer ou tuer ?

Il se sentait faible, son ventre ne réclamait même plus à manger, mais il gardait l’esprit clair. La magie noire qui l’entourait le berçait et le calmait, mais il s’ennuyait terriblement.

Un jour, quelques minutes après avoir hurlé qu’il préférait « mourir de la main de Voldemort plutôt que d’être laissé à crever de faim dans le noir », un « pop » se fit entendre et un plateau apparut en lévitation à côté du lit. Il était éclairé d’une boule de lumière jaune qui créait des ombres gigantesques dans tous les recoins de la cellule.

Harry, abasourdi, s’avança lentement jusqu’au plateau. Un repas l’attendait, composé d’un bol de soupe et de deux sandwiches au pain de mie, qu’il inspecta pour voir qu’ils contenaient de la tomate, de l’œuf et du jambon.

S’agissait-il d’une ruse ? D’une tentation empoisonnée ?

D’un autre côté, s’il dédaignait un repas non toxique et mourait de faim, il se sentirait stupide en arrivant de l’autre côté.

Il but d’abord un peu de soupe. Elle lui sembla délicieuse, et il dut se retenir de ne pas la dévorer. Il savait d’expérience qu’après plusieurs jours sans manger, il fallait réhabituer l’estomac doucement, au risque de vomir.

Il mangea la moitié du bol de soupe avant d’essayer un sandwich – il était toujours en vie, après tout. Il mâcha lentement, jouissant des saveurs.

Après cette moitié de repas, il se sentit soudain assommé et léthargique. Son corps se réchauffait et ses oreilles bourdonnaient. Il s’allongea – il ne portait plus ses baskets depuis plusieurs jours – et somnola jusqu’à s’assoupir, rempli de contentement.

* * *

Il avait l’impression de s’être endormi deux minutes quand il se réveilla, alerté par un changement dans les ondulations noires qui l’entouraient. Comme excitées, elles avaient accéléré leurs mouvements. Harry, comme une éponge, s’en trouva plus éveillé, les sens affûtés, le cœur battant, dans l’attente de la venue du visiteur. Sa cicatrice réagit en se mettant à le picoter.

Il se releva lentement du lit, remarquant qu’il se sentait déjà moins faible, d’avoir pu manger un peu.

La pièce se retrouva soudain illuminée de la même boule de lumière jaune que le plateau-repas, mais celle-ci était bien plus intense, se répercutant sur les quatre murs du lieu. Harry plissa les yeux, le temps de s’habituer à la luminosité retrouvée, et découvrit la vision de sa cellule en même temps qu’il se retrouvait face à Lord Voldemort.

« Harry Potter, déclara ce dernier en penchant la tête sur le côté d’un air curieux. Le temps d’une discussion est venu. Mon hospitalité est-elle à ton goût ?

— Vous me torturerez si je donne la mauvaise réponse ? » lâcha Harry.

Un coin de la bouche de Voldemort se releva. « Harry, voyons. Tu es libre de dire ce que tu veux. »

Il ne répondit rien. Il ne voulait pas revivre la torture du mois de juin.

« Parfait ! reprit le demi-serpent en joignant ses mains derrière lui. Je pense que tu as suffisamment de bon sens pour savoir qu’il serait vain de tenter quoi que ce soit. » Harry fronça les sourcils mais ne commenta pas. « J’ai une question pour toi, Harry Potter. As-tu connaissance de la prophétie nous concernant ? »

Interloqué, Harry planta ses yeux dans ceux de Voldemort et répondit : « Une prophétie ? Sur nous ? Qu’est-ce que vous racontez ? Qu’est-ce qu’elle dit ?

— Mh. Cela, Harry, j’aimerais justement le savoir. Ce cher Dumbledore n’a visiblement pas jugé nécessaire de t’informer de la raison même de ce qui a abouti à la mort de tes parents. T’es-tu jamais demandé pourquoi j’étais venu chez toi le 31 octobre 1981 ? Pourquoi je souhaitais plus que tout ta mort, encore aujourd’hui ? »

Harry repensa à la fin de sa première année, à l’infirmerie, après la mort de Quirrell. Quand il avait dit au directeur de Poudlard qu’il voulait connaître la « vérité sur certaines choses ». Sa première question avait été de demander pourquoi Voldemort avait voulu le tuer, quand il n’était encore qu’un bébé. Dumbledore lui avait répondu qu’il ne lui répondrait pas, qu’il faudrait attendre qu’il soit « plus grand ». Que ce serait alors le moment. Harry ne lui avait plus jamais reposé la question, et il ne connaissait donc toujours pas la réponse. Il ne put empêcher la pique d’irritation qui le traversa en pensant à Dumbledore.

Comme si Voldemort avait suivi son cours de pensée, il décroisa ses mains de derrière son dos, fit apparaître une chaise et prit place dessus, croisant délicatement les jambes. Sous sa longue robe noire, il portait des bottines en cuir noir, et ce qui semblait être un pantalon en coton, noir également.

Il reprit : « Dumbledore a toujours aimé manipuler la quantité et le contenu de l’information offerte à ses pions. Laisse-moi t’apporter la vérité, Harry. Vois-tu, alors que j’étais au summum de ma puissance, alors que je marchais vers une victoire des plus écrasantes, au début de l’année 1980, une prophétie a été prononcée par une Voyante. L’un de mes fidèles en a entendu le début et me l’a rapporté immédiatement. En voici la teneur : Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois… Je me suis donc immédiatement mis en quête des enfants à naître dans les puissantes familles de sorcier opposées à moi. Le temps que je réunisse toutes les informations nécessaires à la résolution de l’énigme, nous étions à l’été 1980, et j’avais restreint le choix à deux familles, qui m’avaient par trois fois défié et qui auraient leur descendance à la fin du mois de juillet. Mon choix s’est porté sur toi, pour une similarité que nous partageons : notre sang-mêlé. L’autre était de sang-pur. »

Harry écoutait, la gorge sèche. Il apprenait enfin l’origine de l’intérêt que lui portait le Mage noir, et ne s’était pas attendu à… un présage divinatoire.

« Comme je ne connaissais pas l’entièreté de la prophétie, poursuivit Voldemort, j’ai essayé, durant un an, d’y accéder. Je craignais d’agir trop tôt ou de manière irraisonnée. Malheureusement, seul Dumbledore détenait ce que je souhaitais, et aucun de mes partisans n’a jamais pu en obtenir de lui la divulgation. En octobre 1981, Peter Pettigrow, qui était à mon service depuis quelque temps, et qui se trouvait être le meilleur ami de tes parents, m’a indiqué que Dumbledore avait conseillé aux Potter de mettre leur maison sous Fidelitas. Le Gardien du Secret devait être Sirius Black, mais Pettigrow avait finalement été choisi. J’ai déduit que si Dumbledore, qui connaissait la prophétie, estimait important de protéger le bébé, c’était qu’il s’agissait bien de toi, et qu’il s’attendait à un assassinat de ma part, ce qui devait donc être une solution pour contrer la prophétie. Queudver m’a permis de passer outre le Fidelitas, et j’ai attendu le 31 octobre, le soir de Samhain, pour entrer chez tes parents. Tu connais la suite. »

Harry cligna des yeux, hébété. Son instinct lui donnait la certitude que Voldemort lui disait la vérité – lui avait-il jamais menti ? Si tel était le cas, cela signifiait que Dumbledore était au courant depuis avant sa naissance.

Harry se sentit soudain cruellement trahi. Il lui était intolérable que Voldemort soit celui qui lui donne l’information la plus importante de sa vie : la raison de sa haine à son égard, et de la mort de ses parents. Rien ne justifiait que Dumbledore continue de penser qu’il n’était pas assez « grand » pour le lui dire, surtout après la résurrection du Seigneur des Ténèbres en juin et tout ce que le directeur avait exigé de Harry ce soir-là.

Il avait exploité jusqu’à la dernière de ses forces pour obtenir tous les détails possibles, puis l’avait laissé retourner dormir sans jamais estimer qu’il était temps de lui parler de la prophétie qui les concernait. Que contenait-elle pour que le vieux sorcier ne veuille pas la lui confier ?

« A présent, reprit Voldemort d’un ton plus animé, se redressant sur sa chaise. Il me faut obtenir la prophétie entière. Car vois-tu, Harry Potter, je rêve de te tuer, mais ! Je ne le ferai que lorsque j’aurai en ma possession toutes les données nécessaires. Je ne ferai pas la même erreur deux fois. »

La magie de Voldemort, qui les entourait, était au sommet de son excitation. Elle devenait pressante, oppressante. Harry se sentait nauséeux, ses oreilles étaient chaudes ; sa cicatrice était douloureuse, lancinante.

Il prenait conscience qu’il allait inéluctablement mourir, même si ce n’était pas aujourd’hui. Il ne pourrait jamais vaincre Voldemort. Était-ce pour cela que Dumbledore ne lui avait rien dit ? Quand comptait-il le prévenir de sa mort prématurée ?

« Nous allons conclure un marché, Harry, un marché qui sera scellé par un Serment Inviolable. Je te laisserai retourner à Poudlard cette année, avec la garantie de ne pas attenter à ta vie pendant la durée de l’année scolaire. En échange, tu devras tout faire pour obtenir la prophétie et me la faire parvenir. Au bout de cette année, si tu as échoué, tu redeviendras mon prisonnier. Si tu refuses ce marché, alors tu resteras ici jusqu’à ce que j’aie moi-même mis la main sur la prophétie.

— Et comment est-ce que je suis censé me décider ? lâcha Harry, sceptique. Il va me falloir plus que ça pour accepter.

— Que veux-tu savoir ? claqua la voix de Voldemort d’un ton irrité.

— Pourquoi me demander à moi d’obtenir la prophétie ? L’un de vos Mangemorts ne peut pas le faire ?

— A ma connaissance, la seule personne vivante à connaître la prophétie est Albus Dumbledore. L’unique autre moyen d’y accéder serait de se rendre au Département des Mystères, au Ministère de la Magie, où toutes les prophéties sont entreposées. Comme je souhaite garder mon retour secret, et que pénétrer dans le Département des Mystères est une entreprise hasardeuse et risquée, j’ai décidé qu’il serait plus aisé que tu réussisses à extirper l’information auprès du vieux professeur. Je te le demande à toi parce qu’il serait suspicieux de divulguer la prophétie à n’importe qui d’autre. Nécessites-tu d’autres informations ?

— Euh, oui. Comment ça marche, un Serment Inviolable ?

— Il s’agit d’un serment scellé par la magie. Celui qui n’en respecte pas les clauses périt. »

Harry écarquilla légèrement les yeux. « Vous l’avez déjà rédigé, j’imagine, ce Serment ?

— Bien sûr, Harry. Souhaites-tu en prendre connaissance ?

— Oui. »

Voldemort fit apparaître un parchemin dans ses mains. Harry écouta le contenu du Serment tout en réfléchissant.

Il n’avait aucune envie de rester ici indéfiniment, et le sentiment de trahison qu’il goûtait au fond de la gorge le motivait à exiger la vérité directement de la bouche de Dumbledore. Pour cela, il lui fallait retourner à Poudlard. Il ne laisserait de toute façon pas passer sa seule chance de partir d’ici.

Une nouvelle année mouvementée s’annonçait à Poudlard – Harry était maudit.

Il accepta le marché.

Notes:

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