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Silver lining

Summary:

C'est une Potter, évidemment. Arrogante, égocentrique, bruyante, agaçante, rayonnante, jolie... Merde !
Cette fanfiction repose sur la dynamique « ennemies to lovers » entre Regulus Black et la petite sœur de James, Liana Potter.

La quasi-totalité des événements respecte le canon. J'ai simplement fait en sorte que Dorcas Meadowes ait un an de moins que les autres Marauders et qu'elle soit à Poufsouffle ! Je mentionnerai ici tout autre changement éventuel.

 

Cette fanfiction sera aussi publiée en version Jegulus (Starchaser) avec quelques changements bien sûr !!

Notes:

Bonjour à tous !
C'est ma toute première fanfiction, alors j'espère qu'elle vous plaira !
Je publierai aussi cette fanfiction en anglais, même si ce n'est pas ma langue maternelle mdr !
Bonne lecture !!

Chapter 1: CHAPTER 1 : LA RETENUE

Notes:

CW : Quelques insultes. Regulus est méchant, les amis !

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text


Maybe I'm just old fashioned
Read too many fairytales
It's no wonder I've had no luck, no one's ever good enough
I want a love like I've seen in the movies
That's why I'll never fall in love

 

 

Vendredi, le 16 Septembre 1977, Vraiment tard.

 

La pièce sentait la cire rance et le parchemin humide.

Seules deux bougies brûlaient sur le bureau vide de McGonagall. Elle avait donné ses instructions d'un ton sec et professionnel avant de disparaître : « Vous devez recopier le règlement de Poudlard. Intégralement. Sans abréviations. » Cinquante-deux pages. Regulus Black était déjà là lorsque la porte s'ouvrit. Bien sûr, un sorcier n'est jamais en retard. Il était assis le plus loin possible de la porte, le dos droit, la plume à la main, le regard rivé sur son parchemin avec une concentration qui reflétait son air d'indifférence cultivée. Il ne levait pas les yeux. Il ne leva pas non plus les yeux lorsqu'il entendit quelqu'un entrer. Il remarqua néanmoins l'arrivée. Le bruit de pas légers et tranquilles : quelqu'un qui ne semblait pas stressé d'être en retenue. Agaçant. Un léger parfum floral, discret. Et puis, surtout, une présence dans la pièce qui semblait occuper plus d'espace qu'un corps humain normal n'en avait le droit. Sa plume continuait de gratter le parchemin.

« Article premier : Les élèves de Poudlard sont tenus de… »

Il ne dit rien. Il n'avait aucune intention de dire quoi que ce soit.

— Salut ! lança la jeune fille assise juste en face de lui. Pourquoi es-tu là ? Je veux dire, je sais que c'est à cause de la retenue… Mais pourquoi t'es en retenue ?

Un silence pesant s'installa pendant exactement deux secondes après sa question.

Regulus ne leva pas les yeux. Il ne le faisait jamais. La raison ? Sa dignité. Sa plume ne s'arrêta pas. Il termina sa phrase, nette, précise, avant de daigner répondre, et même alors, sans la regarder.

— Ça ne te regarde pas.

Sa voix était basse et posée. Presque agressive. Il trempa sa plume dans l'encrier et entama la ligne suivante. « Article premier, alinéa deux : tout manquement à ces règles entraîne... » Il avait fini par lever les yeux, très brièvement en parlant — une fraction de seconde, à peine un instant — avant de baisser de nouveau la tête. Juste assez longtemps pour tout saisir. Les cheveux, les yeux vairons. Ce sourire qui semblait être apparu au moins dix minutes avant la question elle-même.
Une Potter. Évidemment. Il avait reconnu cette odeur. Le garçon ne saurait dire comment ni pourquoi, mais il l'avait reconnue. Liana Potter, sixième année (comme lui), Poufsouffle. La petite sœur de James. Regulus l'avait déjà aperçue. Dans les couloirs, en cours. Toujours avec son amie — dont il n'arrivait pas à se rappeler le prénom. Elles riaient et souriaient tout le temps, comme si la vie était géniale. Ah mais oui, pour elle, la vie était forcément géniale. Des parents adorables, des amis adorables, un frère adorable, un visage adorable... Il resserra légèrement sa prise sur la plume et continua d'écrire, comme si la conversation était déjà close.

— Ah, d'accord ! Très bien ! Moi, j'ai assommé mon amie Dorcas avec un gros livre pour qu'elle puisse sécher les cours. On devait rendre une dissertation d'Histoire de la magie, mais elle l'avait oubliée. Sauf que des élèves de première année m'ont vue et me voilà ! Heureusement, Dorcas a encore trois jours pour rendre son devoir ! Hahaha.

La plume s'arrête. Cette fois, c'est différent. Il la regarde, et quelque chose d'imperceptible passe sur son visage. De la colère ? Pourquoi ? Cela dure peut-être une seconde et demie.
Puis le masque se remet en place, parfaitement lisse. C'est un Black, par Merlin ! La famille Black n'a pas d'émotions. Sauf Sirius, mais bon... fait-il vraiment partie de cette famille...

— Tu as assommé ta propre amie.

— Oui ! Ma meilleure amie !

— Ce n'était pas une question, espèce d'idiote !

— Oh, pardon !

— Tu as assommé ta propre amie et tu trouves ça drôle ?

— Bah... oui ! C'est drôle ! 

Il baisse les yeux sur son parchemin. Il se remet à écrire, le geste peut-être un peu plus brusque qu'auparavant, mais à peine.

— C'est pathétique, dit simplement Regulus, sans hausser le ton, sans même prendre la peine de paraître vraiment méprisant. Il énonce juste un fait. Comme une évidence qui ne mérite pas qu'on s'y attarde.

— Je l'ai fait parce qu'elle me l'a demandé. Bref ! J'en ai fini avec cette retenue, c'est nul. Je m'en vais. Salut Regulus, bonne soirée. Liana sourit, ramassa ses affaires et quitta la salle.

Il regarde son propre parchemin, encore à moitié vide, puis le sien, déjà rempli ? Comment est-ce possible ?! Puis la porte qui vient de se refermer derrière elle, et enfin de nouveau son parchemin. La salle est plus calme, maintenant. Plus froide aussi, d'une manière qui n'a rien à voir avec la température. Parce que oui, c'est une Potter. Évidemment que c'en est une. Arrogante, égocentrique, bruyante, agaçante, bien trop sûre d'elle, rayonnante, jolie... Merde ! Il reprend sa plume... encore une fois. « Article dix-sept : les élèves sont tenus de respecter... » Il s'arrête. Pose la plume. Était-il dans un cirque ? Non. Il la reprend. Ce visage souriant. Ces yeux vairons — l'un vert, l'autre bleu — qui l'avaient regardé comme si cette retenue était une soirée formidable. Cette façon de dire au revoir avec exactement la même gaieté que pour dire bonjour, comme si rien de ce qu'il avait dit durant ces vingt minutes n'avait eu la moindre importance. « Pathétique » — et elle avait souri. Il écrit. Article dix-sept. Article dix-huit. Son écriture est un tout petit peu moins assurée qu'au début, mais c'est vraiment imperceptible. Vraiment. Parce que c'est ELLE qui était pathétique. Pas lui. Il la déteste. Et tous les Potter de cette foutue Terre.

Notes:

Chanson au début : « Like in the movies » - Laufey