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Being a kid

Summary:

La vie n’est pas toujours tendre. C’est notamment le cas pour Malcolm. Le petit garçon doit apprendre à grandir malgré les difficultés qui s’imposent à lui. La vie est vraiment injuste.

Voici quelques bonus reliés à l’histoire de « Stop Growing Up ».

Bonne lecture :)

Notes:

Au niveau des âges :
- Francis : 7 ans
- Reese : 2 ans

Chapter Text

La maternité sentait le désinfectant.

Francis n'aimait pas vraiment cet endroit.

Il était assis sur une chaise, les jambes qui se balançaient dans le vide.

À côté de lui, Reese, deux ans, essayait de manger un coin de son doudou.

— Non, Reese.

Hal lui retira doucement de la bouche.

— Ça ne se mange pas.

Reese le regarda très sérieusement.
Puis essaya de recommencer.

Hal soupira.

— Ça va être compliqué...

La porte de la chambre s'ouvrit.

Lois souriait.

Fatiguée.
Très fatiguée.
Mais heureuse.

— Vous pouvez entrer.

Francis fut le premier à courir.

Puis il s'arrêta net.

Dans les bras de sa mère se trouvait un tout petit bébé.
Minuscule.
Enveloppé dans une couverture bleue.

— C'est lui ?
demanda Francis.

Lois acquiesça.

— Oui.
Je vous présente votre petit frère.
Malcolm.

Francis s'approcha lentement.

Comme s'il avait peur de le casser rien qu'en le regardant.

— Il est... tout petit.

Hal éclata de rire.

— C'est souvent comme ça, les bébés.

Francis observa le nourrisson pendant plusieurs secondes.

Malcolm dormait profondément.

Son tout petit poing était fermé.
Son nez était minuscule.
Et il avait déjà quelques mèches de cheveux blonds.

— Il bouge presque pas...
murmura Francis.

— Il dort.
répondit Lois.

Reese, lui, tira sur le pantalon de son père.

— Bébé.

— Oui.
C'est le bébé.

Reese regarda Malcolm.

Puis sa mère.

Puis Malcolm.

Comme s'il essayait de comprendre pourquoi ce drôle de petit humain attirait autant l'attention.

Il tendit un doigt.

Et appuya délicatement sur la joue de Malcolm.

Le bébé fit une petite grimace.

Reese éclata de rire.

— Encore !

— Non.
répondit immédiatement Lois.
Une fois, ça suffit.

Quelques jours plus tard, Malcolm arriva enfin à la maison.

Francis attendait déjà derrière la porte.

— Il est là !
cria-t-il.

Hal entra avec le cosy.

— Doucement.
Il dort encore.

Francis se pencha aussitôt.

— Il dort tout le temps.

— Les bébés dorment beaucoup.
expliqua Hal.

— C'est nul.

— Tu disais exactement la même chose quand tu avais son âge.

Francis croisa les bras.

— J'étais sûrement plus intéressant.

Lois éclata de rire.

— Ça, j'en doute.

Les premières semaines furent...
Agitées.
Très agitées.

Malcolm pleurait souvent la nuit.

Hal marchait pendant des heures dans le salon avec lui dans les bras.

Lois essayait de se reposer entre deux biberons.

Francis observait tout ça avec curiosité.

— Pourquoi il pleure ?

— Parce qu'il a faim.

Quelques minutes plus tard...

— Pourquoi il pleure encore ?

— Parce qu'il est fatigué.

Encore dix minutes.

— Et maintenant ?

Hal soupira.

— Parce qu'il est un bébé.

Francis sembla accepter cette explication.

Reese, lui, ne savait toujours pas quoi penser de ce nouveau venu.

Un matin, Lois retrouva Malcolm paisiblement installé dans son transat.

Et Reese assis juste devant lui.

Les deux se regardaient.
En silence.

— Reese ?

Le petit garçon tourna la tête.

Puis pointa Malcolm du doigt.

— Bébé.

— Oui.
C'est ton petit frère.

Reese réfléchit.
Très longtemps.

Puis il prit son doudou.

Et le posa maladroitement sur les jambes de Malcolm.

Lois sentit son cœur fondre.

— Oh...
Tu lui prêtes ton doudou ?

Reese acquiesça.

Une seconde plus tard...

Il reprit son doudou.

— À moi.

Lois éclata de rire.

— C'était déjà un beau geste.

Francis, lui, s'était découvert une nouvelle mission.

Surveiller Malcolm.

Dès que le bébé pleurait, il arrivait en courant.

— Maman !
Il pleure !

— Oui, Francis.
Je l'entends.

Ou encore...

— Papa !
Il a perdu sa tétine !

Hal levait les yeux au ciel.

— Merci, chef.
Je m'en occupe.

Un après-midi, Lois retrouva Francis assis devant le berceau.

Il parlait tout doucement.

— Tu sais...
Quand tu seras plus grand...
Je t'apprendrai à faire du vélo.
Et aussi à grimper aux arbres.
Mais pas à faire les devoirs.
Parce que moi non plus j'aime pas ça.

Malcolm ouvrit légèrement les yeux.

Puis referma aussitôt ses petites paupières.

Francis sourit.

— Je crois qu'il m'a entendu.

Lois s'appuya contre l'encadrement de la porte.
Sans rien dire.

Elle les regarda quelques instants.

Puis elle murmura :

— Tu seras un bon grand frère.

Francis haussa les épaules.

— Je sais.

Il regarda de nouveau Malcolm qui dormait profondément.

— Faut juste qu'il grandisse un peu.
Parce que pour l'instant...
Il est pas très drôle.

Comme pour protester Malcolm bâilla.
Puis remua légèrement dans son sommeil.

Francis éclata de rire.

— Bon...
Peut-être qu'il est un tout petit peu drôle.

Lois sourit.

Elle ne pouvait évidemment pas le savoir.
Mais ce jour-là...

En regardant ses trois garçons, elle ignorait encore que le petit bébé endormi dans son berceau bouleverserait un jour toute la famille.

Et que, malgré les disputes, les cris et les bêtises à venir...

Ses grands frères seraient toujours là, chacun à leur manière, pour veiller sur lui.