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La Danse Macabre

Summary:

Juste après la Marque Jaune, Blake a enfin des vacances. Avec le professeur, ils partent en Écosse dans la maison familiale. Là-bas, ils pourront profiter d'un peu de repos et peut-être trouver un secret avant la nouvelle année.

J'ai pris pas mal de libertés quant aux passés des personnages, mais je suis l'auteur, c'est moi qui décide.

Chapter 1: Acte 1

Chapter Text

Le train défilait dans la campagne anglaise. La neige avait couvert les paysages de blanc, rendant la vue encore plus belle aux yeux du Capitaine. En cette période hivernale, peu de personnes occupaient le train, rendant leur cabine vide, excepté lui et Mortimer. Après les évènements de La Marque Jaune, des vacances allait leur faire du bien à tous les deux. Cela faisait pratiquement 16 ans qu'il n'était pas venu en Écosse, mais il se souvenait encore du chemin qui menait chez son ami. En tournant la tête vers l’intérieur du wagon, Blake le vit endormi, bercé par le roulis du train. Bon sang qu'il était magnifique. Le contrôleur passa leur annoncer leur prochain arrêt, qui était leur destination.

" - Philip, nous sommes bientôt arrivés. Il faut se réveiller.

- Hmm… Déjà ? Le temps est passé vite.

- Effectivement, déjà. Cela passe bien plus vite lorsqu'on dort. Vous êtes très mignon au réveil."

Ils arrivèrent à bon port en début de soirée. Le professeur les guida vers l'extérieur de la gare, là où deux personnes les attendaient. Blake reconnu le père de son ami, mais pas la femme qui l'accompagnait.

" - Et bien, vous voilà tous les deux ! On a faillit vous attendre, lança Archibald Mortimer.

- Pardon père, on aurait du attendre plus vite. Blake, vous vous souvenez de mon père et voici Margaret, ma cousine. Margaret, voici Francis, l'ami dont je vous ai parlé.

- Le fameux. Enchantée ! Dit-elle avec un grand sourire.

- Enchanté de faire votre connaissance, salua poliment le Capitaine.

- Désolé de vous presser les jeunes, mais il faut aussi récupérer ma femme, donc en voiture tout le monde.

- Les 'jeunes' ont près de 40 ans, mais bon passons."

Margaret glissa quelque chose à son cousin, ce qui les fit rire tous les deux.

" - Vous avez l'air proches, remarqua Blake une fois dans la voiture.

- C'est parce que nous le sommes. On a été élevé ensemble une partie de notre enfance. J'ai été accueillit par mon oncle et ma tante lorsque j'avais 10 ans, et j'ai eu cet andouille comme frère adoptif.

- Mais… Je viens à peine d'arriver, ai-je le droit à un peu de répit avant d'être la cible de blagues, non ? Se plaint Mortimer.

- Non.

- Sublime… Elles vont être sublimes, ces vacances.

- Ça se sent que vous êtes frères et sœurs, vous vous chamaillez comme tel.

- A qui le dîtes vous, soupira Archibald. Ils m'ont déjà coûté une voiture, ces deux là.

- C'est de sa faute ! S’écrièrent les intéressés en pointant l'autre.

- Et maintenant, il y en a deux… Je sens que je ne vais pas réussir à me reposer avec vous deux. Pourriez-vous éviter de m'embarquer dans une nouvelle aventure, nous venons juste d'en finir une ? Demanda le Capitaine.

- Je ne peux rien vous promettre, mon cher.

- Je vous ai vu dans les journaux. La 'Marque Jaune', si je me souviens bien. Comment était ce réveillon ? Demanda Margaret.

- Mouvementé. Surtout quand son ami disparaît et est menacé de mort, n'est-ce pas ? Mais ça s'est bien fini, tout le monde est sain et sauf.

- Sauf le docteur Septimus, remarqua Mortimer.

- 'Ne pas disparaître' devrait faire partir de tes résolutions Philip, proposa Archibald. Cela changerait.

- Vous lui en demandez beaucoup, monsieur.

- Francis, je l'ai élevé. Malheureusement, je le sais déjà."

Margaret eut un léger rire.

" - Ne rigole pas non plus, tu n'es pas mieux ma grande.

- Je ne disparais pas, moi !

- Tu mets le feu à la maison. Certes, c'est différent, mais je vais avoir des cheveux blancs plus vite que prévu."

Archibald se gara proche du centre-ville et fit signe aux passagers de descendre.

" - Tiens, la salle est déjà terminée ? Je pensais qu'ils ne l’inaugureraient qu'à la fin de la semaine, remarqua Margaret.

- Les derniers travaux sont à l'extérieur du théâtre, donc ta mère peut répéter avant le concert. D'ailleurs Blake, tu y es convié, si jamais tu restes jusqu'au nouvel an.

- Je reste au moins jusqu'au 5 janvier, mon boss m'a interdit de revenir avant. Je serais ravis de venir.

- Comment ça 'interdit de revenir' ? Demanda le professeur.

- C'est le moyen qu'a trouvé Cartwright pour me faire prendre des vacances. A la seconde où je suis arrivé, il m'a vu, est venu me voir, et m'a presque attrapé par le col pour me flanquer dehors. Il était très gentil dans ses mots et sa manière, mais je pense me faire tirer dessus si je rentre avant le 5."

Archibald salua les ouvriers et passa la grande porte. Aux abords de la Salle Principale, on pouvait entendre une mélodie au piano. En poussant les portes, ils virent Lady Eileen sur scène. La pièce était plongée dans le noir mis à part la scène, où elle jouait seule au centre du plateau. Les projecteurs faisaient briller sa robe, la rendant presque féerique. C'est la première fois que Blake l'entendait jouer, la mélodie était magnifique. Si les sirènes existaient, Eileen en serait probablement une. Elle termina son morceau et fut surprise par les applaudissements des nouveaux arrivants.

" - Oh, je ne vous ai pas entendu arriver. Comment étais-je ?

- Ma chère, tu étais incroyable, comme toujours, la rassura Archibald.

- Bonjour mère ! Salua Mortimer.

- Philip ! Vous avez fait bon voyage ?

- Excellent. Le trajet a été calme, malgré la neige.

- Votre fils a dormi les deux-tiers du voyage donc calme effectivement, intervint Blake. Heureux de vous revoir madame."

Soudain, un cri strident retentit dans les coulisses. Le Capitaine, par réflexe, grimpa sur scène et fut le premier à se diriger vers le bruit, suivit de près par Mortimer et Margaret. Il crut voir un reflet vert, mais non, personne. Pas une âme qui vive, seulement du matériel. Comme si rien ne s'était passé.

" - Étrange… Souffla Blake.

- Tu vois, je t'avais dis que ce lieu était hanté ! Dit Margaret en revenant sur scène.

- Voyons, les fantômes et autres créatures paranormales n'existent pas, raisonna Lady Eileen.

- Vous savez madame, après tant aventures rocambolesques aux côtés de votre fils, j'ai arrêté de me demander si les choses existaient ou non.

- Vous n'allez pas me dire que vous y croyez réellement ?"

Blake se contenta de hausser les épaules.

" - Philip, qu'est-ce que tu as fais à ton pauvre ami ? Demanda Archibald.

- Il va me falloir plus de précisions avec cette question.

- Pour qu'il croit au paranormal, compléta Margaret.

- J'ai été un vampire durant près de trois semaines il y a deux ans.

- Quoi ?!

- Pour ma défense, ce n'était pas de ma faute.

- Un de ces jours Philip, mon cœur me lâchera par ta faute, sermonna son père.

- A qui le dîtes vous, soupira Blake."