Chapter Text
“Bienvenue à Forget-Me-Not. Dans cet épisode spécial, nous revenons sur les cas les plus intéressants que nous avons traités cette année, basé sur l’audience et les sondages en ligne, dans lesquels nos téléspectateurs pouvaient voter pour les épisodes sur lesquels ils voulaient que l’on revienne. Un nombre incroyable de téléspectateurs a été particulièrement touché par l’histoire de Lan Sizhui, le fils adoptif du célèbre romancier Lan Wangji, qui avait décidé de retrouver son ami d'enfance et qui s’est retrouvé réuni avec sa famille biologique et l’amant perdu de son père.
Qin Su sourit tendrement alors qu’elle se rappelle ces semaines après que l’équipe avait reçu le mail de Sizhui.
Les semaines pendant lesquelles, elle lui avait d’abord parlé, à lui et à son père, était partie chercher des indices, s’était retrouvée dans des impasses, pour finalement découvrir ce qu’elle continue à penser, était un miracle : la personne qu’elles recherchaient ainsi que sa famille biologique, ensemble, au même endroit, tous voulant le revoir.
Qin Su se souvient encore du moment où Wei Wuxian a regardé Lan Wangji et a dit : “Je n’ai jamais cessé de t’aimer.” C’est aussi net que le jour où elle en a été le témoin la première fois.
Ils étaient tous restés en contact les uns avec les autres, une amitié incomparable qui avait bourgeonnée entre les Lan, Les Wen, Jiang Yanli, Wei Wuxian, Luo Qingyang et elle-même. Elles savent comment l’histoire a continué après que le tournage s’était terminé, mais elles ne peuvent attendre de voir l’épisode spécial dans sa version finale et avoir les retours des téléspectateurs.
Luo Qingyang est celle qui mène l’entretien pour l’épisode spécial. Elle rencontre Wei Wuxian, Lan Wangji et Lan Sizhui dans la demeure des Lan, là où ils avaient interviewé Sizhui la première fois.
Les trois sont assis sur le canapé où Sizhu s’était trouvé ce jour-là, Luo Qingyang sur le fauteuil à l'opposé. C’est une journée ensoleillée ; la lumière inonde la vaste salle de séjour, comme s’il reflétait et mettait l’accent sur le bonheur qui irradie de la petite famille.
“Merci de nous recevoir une nouvelle fois, dit Luo Qingyang. Lan Wangji incline la tête.
“Nos spectateurs se sont beaucoup investis dans votre histoire. J’espère que vos lecteurs ne vous ont pas trop dérangé à ce propos.”
“Ils ont tous eu beaucoup de tact,” dit Lan Wangji. “Mon éditeur a publié un communiqué juste après la diffusion de l’épisode. J’ai reçu quelques mails et lettres, mais ils ont tous été très aimables, me disant à quel point ils étaient heureux pour moi. Il y a eu quelques étudiants qui m’ont approché à l’université pour les mêmes raisons. Personne ne nous a dérangé."
Luo Qingyang se tourne ensuite vers Sizhui. “Vous êtes celui qui nous a contacté initialement, Sizhui. Comment a été la vie pour vous depuis lors ?"
Sizhui lui sourit. “Super ! Je suis en contact rapproché avec ma famille biologique, et je leur rends visite à Yiling dès que je peux. Popo et Oncle Quatre ne voyagent plus beaucoup à cause de leur âge, et Wen Qing a son travail de médecin, mais Wen Ning m’a emmené en voyage sur la route au début du printemps pour célébrer mon dix huitième anniversaire, et c’était sympa. J’en ai appris beaucoup sur mes parents biologiques et j’ai plus de tantes, d’oncles et de cousins que je ne peux en compter !”
Il se retourne pour regarder son père et Wei Wuxian. “Ils avaient déjà adopté Xian-gege comme faisant partie des leurs, mais il ont déclaré mon Baba comme étant un Wen honoraire aussi maintenant. Cela fait vraiment comme si nous avions fusionné ensemble en une grande famille. Même le frère de Baba et leur oncle se font embarquer dans des visites et des repas. Quant à Xian-gege-”
“Fais attention à ce que tu vas dire, jeune homme !” intervient Wei Wuxian, ses doigts gesticulant espièglement dans sa direction.
“-Xian-gege est toujours aussi chaotique, mais c’est ce que nous aimons en lui. C’est un bonheur de l’avoir de nouveau parmi nous.”
Luo Qingyang rit. “Je peux voir à quel point vous êtes heureux. Wei Wuxian, j’ai compris que vous étiez revenu à Gusu, non ?”
“Oui,” confirme Wei Wuxian. “Cela m’a pris à peu près quatre mois pour déménager de Yiling à Gusu. J’ai dû quitter mon travail et je voulais en retrouver un ici. Je veux dire, je sais que Lan Zhan m’aurait soutenu quoi qu’il en soit, mais j’aime être indépendant financièrement. Et puis, je serais devenu fou sans rien avoir à faire. Enfin, cela m’a pris du temps pour me convaincre de quitter les Wen. Il ont pratiquement dû me mettre à la porte, même s’il l’ont fait avec beaucoup d’amour.”
“Treize ans c’est beaucoup,” acquiesce Luo Qingyang. “Cela n’a pas dû être facile de les quitter.”
“Non,” admet Wei Wuxian. “C’est ma famille aussi. J’ai culpabilisé de les laisser…ce pour quoi j’ai décidé de suivre une thérapie. Vous savez, toute cette culpabilité ? Non seulement en relation avec les Wen, mais aussi en général. À un moment, j’ai réalisé que c’était quelque chose sur laquelle il fallait que je travaille, mais que je ne pouvais pas le faire tout seul. Wen Qing m’a mis en relation avec un psy. J'y vais toujours et cela m’aide vraiment. Je ne suis pas encore à 100% mais je vais bien mieux maintenant.”
“Est-ce que vos relations avec votre propre famille se sont améliorées depuis ?” demande Luo Qingyang.
Wei Wuxian soupire. “Oui et non. Jiejie et moi sommes proches. Nous nous rendons régulièrement visite et Lan Zhan et elle sont en fait de très bons amis. Oh, et Sizhui et Jin Ling, le fils de ma soeur, se connaissait depuis tout ce temps mais ils ne savaient pas que Jin Ling était mon neveu !”
“Se rendre compte de ça…qu’est-ce qu’à dit Jin Ling ? Génial,” dit Sizhui en rigolant.
“Plutôt dingue,” confirme Wei Wuxian. “Mon frère…Jiang Cheng et moi parlons, mais je pense que ça prendra du temps. Je ne suis pas sûr que les choses seront jamais comme quand nous étions jeunes, mais je suis content que nous soyons au moins en contact. Je ne parle plus à mes parents adoptifs. J’ai essayé, pour mon oncle Jiang, mais en ai été tout de suite empêché par Madame Yu, donc…”
Il secoue la tête. “Ce n’est pas la peine et honnêtement ? Je pense que c’est pour le mieux.”
Lan Wangji prend la main de Wei Wuxian et l’embrasse. “Tu nous as maintenant,” dit-il doucement.
“Oui,” répond Wei Wuxian, il pose la tête sur l’épaule de Lan Wangji un moment.
Sizhui regarde Luo Qingyang et lui fait un clin d'œil. “Remettre ces deux-là ensemble est la meilleure idée que j’ai jamais eu hein ?”
Luo Qingyang glousse. “Oh, oui je suis d’accord,” dit-elle, “et quelle aventure ça a été. On a eu trop peur que ça nous revienne dans les dents !”
Lan Wangji secoue la tête. “Pas de ma part,” explique-t-il. “Wei Wuxian a toujours été le détenteur de mon cœur. Cela n’a pas changé en treize ans, et je ne pense pas que ça changera jamais.”
Les joues de Wei Wuxian rosissent. Il laisse échapper un “Lan Zhaaaaaaan” gémissant avant de se cacher le visage dans les mains. Sizhui rit une nouvelle fois avant de se pencher et d’essayer de regarder derrière les mains de Wei Wuxian.
“Allez, tu aimes autant Baba,” dit-il, et Wei Wuxian devient encore plus rouge, tout en hochant la tête.
“Oui, je l’aime vraiment,” dit-il. “Lan Zhan est…il est tout pour moi. Je suis si heureux qu’il ait bien voulu me reprendre.”
“Est-ce que ça a été facile pour vous de vous remettre ensemble après toutes ces années ?” demande Luo Qingyang.
Lan Wangji “D’un côté, oui. L’amour que nous ressentons l’un pour l’autre est aussi fort que jamais, peut-être même plus fort qu’avant. Nous nous connaissons par coeur, donc nous avons retrouvé un rythme très rapidement. C’était un peu comme…rentrer à la maison.”
Wei Wuxian hoche la tête quand Lan Wangji prend sa main dans la sienne.
“De l’autre,” continue-t-il, “nous avons changé. Treize ans c’est long, comme vous avez dit, et les circonstances nous ont fait changer. Ce qui n’est pas à proprement parler une mauvaise chose ; c’est excitant d’explorer les nouvelles facettes de l’autre, la façon dont nous sommes différents mais toujours les mêmes. Mais ça n’a pas été facile. Wei Ying n’a pas été le seul à devoir chercher de l’aide auprès d’un spécialiste.”
Sizhui hoche la tête. “Baba a découvert qu’il avait développé une peur panique de perdre Xian-gege. Cela n’est pas souvent arrivé, mais quand ça a été le cas, ça a été intense.”
“Mon thérapeute pense que c’est parce que je n’ai jamais réussi, depuis le début, à passer au-delà du fait que je l’avais perdu et que ça s’est manifesté d’une façon émotionnelle violente,” dit Lan Wangji. “Je le gère très bien maintenant, et je vais de mieux en mieux chaque jour.”
C’est au tour de Wei Wuxian de déposer un baiser sur les doigts de Lan Wangji. “Je te le promets, je ne partirai pas sans te le dire ou sans t’emmener avec moi.” s’engage-t-il.
Luo Qingyang se rassoit en arrière pour les observer tous les trois. Ils forment vraiment une magnifique famille.
Elle se sent incroyablement heureuse qu’elle et son équipe aient pu les réunir.
“Maintenant que nous sommes de nouveau ensemble, qu’en est-il de votre futur ? demande-t-elle.
“Oh je vais bientôt quitter mon travail !” Annonce Wei Wuxian.
“Encore ?” s’exclame Luo Qingyang, surprise.
“Ouais !” dit Wei Wuxian. “Je chercherais peut-être quelque chose à faire à mi-temps, mais, en fait, je vais retourner à l’université pour finir mon diplôme. J’ai déjà suivi les cours de rattrapage, et c’est vraiment drôle à quel point étudier m’a vraiment manqué. Je suis excité !”
“Et puis,” dit Lan Wangji, “il y a toujours un mariage à préparer.”
Luo Qingyang hoquète. “Attendez. Alors vous allez vraiment vous marier ?”
“Oui. La date est prévue pour le début de l’été comme ça il ne fera pas encore trop chaud et nous pourrons partir en lune de miel avant que Wei Ying ne doive retourner à l’université.”
Sizhui fait un clin d'œil à Luo Qingyang une nouvelle fois. “...oui, entre autre.”
Wei Wuxian lui jette un coup d'œil. “Qu’est-ce que ça veut bien dire ?”
Sizhui regarde son père, qui hoche la tête, un petit sourire sur le visage.
“Et bien,” dit Sizhui, “tous mes voeux n’ont pas été exaucés. Il y en a un, en particulier, qui me tient à coeur.”
Il attrape quelque chose derrière le canapé et en sort une enveloppe ordinaire. Sans un mot, il la donne à Wei Wuxian qui la prend avec un petit “hein ?”
“Vous savez,” dit Sizhui à Luo Qingyang alors que Wei Wuxian ouvre l’enveloppe et commence à en lire le contenu. “La plupart des gens pensent à…des bébés ou de jeunes enfants quand il pense à l’adoption, mais vous savez que vous pouvez aussi adopter des gens majeurs, aussi ? Par exemple, si une personne dans un couple a un enfant d’une relation antérieure, l’autre personne du couple pourrait aussi vouloir adopter cet enfant, même s’ils ont déjà dix-huit ans ou sont plus âgés. C’est une décision qui se prend en famille, et - voilà.”
Wei Wuxian est devenu très calme. Il fixe le document dans sa main, le lit une fois, puis une deuxième, avant de regarder Sizhui.
“Sizhui, Je - A-Yuan, tu es…sérieux, n’est-ce pas ?”
Sizhui acquiesce. “Je t’ai dit que je t’ai toujours vu comme mon père avant de rencontrer Baba, et tu m’as dit que tu avais voulu essayer de m’adopter toi-même à l’époque. Alors, maintenant que Baba et toi allez bientôt vous marier…pourquoi ne pas vraiment essayer.”
Wei Wuxian se tourne vers Lan Wangji comme pour chercher de l’aide.
“C’est l’idée de Sizhui,” lui dit Lan Wangji. “Nous ne t’en voudrons pas si tu refuses ; c’est une énorme responsabilité après tout, et tu seras toujours son père de toute façon, que tu l'aies officiellement adopté ou pas, mais…nous voulions t’en donner l'opportunité. Nous voulions que tu saches que c’est quelque chose à laquelle tu as droit, et que nous serions heureux si tu choisissais cette option.”
Wei Wuxian continue à juste les regarder tous les deux.
Luo Qingyang retient sa respiration.
“Je- tu me demandes si je veux t’adopter ? Wei Wuxian ne fait que bafouiller. “Pour de vrai ? Et vous me donnez le choix de dire non ? Comme si c’est ce que j’allais faire - bien sûr que je vais t’adopter !”
Les yeux de Sizhui s’écarquillent avant qu’il ne couine de plaisir et se jette dans les bras impatients de Wei Wuxian. Lan Wangji se déplace pour pouvoir les prendre dans ses bras tous les deux.
“Tu sais, je vais peut-être devoir arrêter de t’appeler Xian-gege,” dit Sizhui.
“Oh ?” fait Wei Wuxian. “Et comment m'appelleras tu alors, hein ?
“Je ne suis pas encore sûr, mais…et si je t’appelais A-Die à la place ?”
Wei Wuxian éclate en sanglot.
FIN
