Chapter Text
- Tu devrais aller retrouver les autres. Sabo et moi on...
- Si je décapite un ennemi, est-ce que c'est une mauvaise chose ?
- … Pardon ?!
Kuina ne prit même pas la peine de l'écouter et se dirigea vers la vieille maison sans un regard en arrière. La porte claqua contre le mur dans un fracas assourdissant et elle entra sans faire attention à ses pas. Jusque là, tout le monde avait essayé d'être discret et cela avait échoué sans arrêt. Elle était prête à utiliser la méthode forte.
- Attends ! Qu'est-ce que tu fais ?!
- Va chercher Hak, lui dit Kuina sans se retourner. Dis-lui qu'aura besoin de tous les renforts possibles.
Elle referma la porte derrière elle d'un coup sec, ignorant Koala qui l'appelait encore, furieuse. Elle avait toutes les raisons de l'être – pour elle, elle venait de foutre en l'air des mois de préparation. Arrêter ces trafiquants d'armes était la dernière étape d'une mission qui durait depuis presque un an, se faire repérer maintenant c'était tout gâcher au dernier moment. Kuina en aurait eu quelque chose à faire si ce n'était pas le sixième dernier moment qu'elle vivait.
Ouvrant la porte de la cave pour s'engouffrer à l'intérieur, elle poussa Sabo qui était sur son passage – sa main s'attarda une seconde sur son torse, elle posa les yeux sur son visage à la fois perdu et catastrophé et elle remercia intérieurement une quelconque divinité de le voir en un seul morceau et vivant. Elle n'était pas croyante, mais ce qu'elle vivait était tellement illogique qu'elle pourrait bien commencer à douter. Elle passa ensuite devant lui, épée à la main, prête à tuer tous ceux qui se trouvaient sur son passage.
Elle savait que le premier à venir voir d'où provenait ce vacarme serait celui qu'elle voulait tuer. Depuis le début il semblait si sûr de lui, comme si rien ne pouvait l'atteindre, qu'il n'envoyait personne se battre à sa place. Elle n'avait affronté personne d'autre que lui car il pensait que personne ne pouvait le vaincre et jusque là, il avait eu raison. Cette fois-ci, elle allait lui prouver le contraire.
Elle dévala les escaliers et à l'instant où elle posa le pied sur la dernière marche, l'homme qu'elle cherchait apparut juste devant elle, un air aussi surpris au visage que celui de ses amis. Cependant, en croisant son regard meurtrier, il se reprit et plongea une main dans une de ses poches, mais elle fut plus rapide. Deux coups précis, deux coups qui ne pardonnaient pas, et il tomba à terre en hurlant, une marre de sang se formant autour de lui.
Sans ses bras, impossible de jeter ces dés de malheur.
Derrière elle, elle entendit Sabo pousser un juron en la voyant faire et même si elle aurait dû être alarmée (rien ne surprenait jamais Sabo), elle ne put s'empêcher de soupirer de soulagement en sentant l'anxiété qu'elle ressentait depuis tout se temps enfin disparaître.
Elle se sentait libre.
C'était pourtant si simple, comment n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Épargner sa vie ? A quoi bon, lui qui tuait et aidait à tuer des milliers de gens. Il ne méritait pas mieux que la mort, une aussi lente et douloureuse que possible, une qui serait à la hauteur de tout le mal qu'il avait fait à tous les innocents qu'il avait condamnés.
Tout le mal qu'il lui avait fait à elle.
Le cri horrifié de Koala ou l'exclamation paniquée de Sabo auraient dû l'alerter, mais elle était sourde à tout ce qui l'entourait. Un sourire satisfait se dessina sur son visage et elle prit soin de rester dos à ses amis pour qu'ils ne voient pas cet élan de sadisme. Eux qui venaient de la voir débarquer pour sauvagement découper un homme ne comprendraient pas sa réaction et elle n'avait ni le temps, ni l'envie de leur expliquer tout ce qui leur était arrivé précédemment lorsqu'elle avait hésité.
Les sous-fifres de l'homme avaient approché en entendant les cris de douleur de ce dernier, mais aucun n'avait osé attaquer Kuina en voyant la froideur et la violence de son geste. Ils avaient en face d'eux une femme prête à leur arracher les membres s'ils se mettaient en travers de sa route et ils n'allaient pas risquer leur vie pour un criminel dont ils ne connaissaient même pas le vrai nom.
- Espèce de salope ! hurla l'homme. Je vais te buter ! Tu vas pourrir en enfer !
L'enfer, Kuina l'avait déjà vu. Elle l'avait traversé cinq fois, elle n'allait pas reculer maintenant.
Dans sa chute, les dés étaient tombés de ses vêtements et il en prit un dans sa bouche avant de se tourner vers Kuina. Elle leva son épée, hésitant une seconde entre lui perforer un organe et le regarder mourir dans d'atroces souffrances alors qu'il se vidait de son sang ou lui couper la tête comme il l'avait déjà fait avec Sabo. Elle voulait le voir mourir de ces deux manières, mais elle ne pouvait en choisir qu'une seule. Cette fois-ci, c'était sa dernière tentative.
Cette seconde d'hésitation suffit pour que l'homme crache son dé après une longue inspiration pour se donner plus d'élan. Par réflexe, Kuina planta son épée dans le torse de l'homme, espérant toucher un organe vital, les yeux rivés sur le dé. S'il mourrait avant qu'il ne la touche, elle aurait gagné. Sinon, elle devrait recommencer. Pour une fois, cela ne la dérangeait pas ; si elle recommençait, elle savait déjà ce qu'elle devrait faire pour le mettre hors d'état de nuire. Elle avait gagné et l'idée de le tuer plusieurs fois, de le regarder se vider de son sang et l'entendre supplier de désespoir était bien tentante.
- Crève, salope.
Il perdit connaissance au même moment où le dé toucha l'estomac de Kuina. Un lourd silence s'abattit sur la pièce, personne n'osant bouger.
Pour la première fois, aucune lumière ne vint l'éblouir.
Elle perdit connaissance à son tour.
Il avait fallu plusieurs semaines à Kuina avant qu'elle ne puisse sortir de son lit et marcher toute seule, sans avoir besoin de soutien. Elle n'avait jamais été aussi humiliée de sa vie que lorsqu'elle devait demander de l'aide à Koala pour faire sa toilette ou simplement se changer. Elle savait que c'était ridicule de sa part, elle-même avait aidé de nombreuses fois des alliés blessés et lors de ces moments difficiles, personne n'émettait aucun jugement, mais elle avait été si faible pendant toute cette période qu'elle osait à peine regarder son amie dans les yeux.
Ce n'était cependant pas la seule raison.
Après avoir perdu connaissance, elle s'était réveillée sur leur navire, Hak à ses côtés, prêt à lui expliquer toute la situation. Il avait été patient avec elle, expliquant en détails comment Sabo et Koala avaient pris le relais une fois qu'elle avait perdu connaissance, lui la protégeant pendant qu'elle s'occupait des derniers ennemis. Les trafiquants étant sûrs que leur base n'avait été découverte par personne, il y avait peu de combattants de leur niveau pour les protéger et tout le monde avait rapidement été appréhendé sans grande difficulté.
L'homme au dés, lui, était mort. Il s'était vidé de son sang, l'hémorragie venant de ses deux bras amputés étant impossibles à soigner dans de si mauvaises conditions.
A cette annonce, Kuina avait pensé qu'elle serait heureuse et au fond, peut-être qu'elle l'était un peu. Sa plus grande peur, quand elle avait ouvert les yeux, avait été de se retrouver face à la dizaines d'hommes qu'elle avait battus, son épée à la main, Koala derrière elle lui disant qu'elle pouvait retourner au navire, encore une fois. Savoir que cela ne se reproduirait plus jamais, qu'elle était libre de ce qu'elle avait pensé être son enfer personnel, était un soulagement sans nom.
Mais elle était dévastée.
Elle comprenait pourquoi Hak était seul à ses côtés, sans Sabo et Kuina. Dans son désespoir, elle avait été monstrueuse.
Le but qu'ils s'étaient donnés en tant que membre de l'Armée Révolutionnaire était difficile. Il nécessitait des sacrifices, parfois de leurs alliés, souvent de leurs ennemis. Ils ne pouvaient pas espérer changer le monde sans que ceux à qui il profitait ne se mettent en travers de leur route et ne viennent tout faire pour les arrêter. Ils avaient tous côtoyé la mort, de prêt ou de loin et quasiment tous avaient déjà tué quelqu'un. Certains d'entre eux avaient tué avant même de savoir lire une carte.
Kuina aussi avait tué. Elle détestait voir les yeux d'une personne s'éteindre alors que sa vie lui échappait. Elle détestait savoir qu'elle était la cause d'une mort qui, avec peut-être un peu plus de préparation, aurait pu être évitée. On lui disait que parfois, c'était inévitable, mais elle avait toujours pensé que toutes les morts pouvaient l'être.
Quand elle avait tué l'homme aux dés, elle avait montré à Sabo et Koala qu'elle pouvait tuer sans rien regretter. Personne n'aimait tuer, personne ne voulait tuer, et à ce moment précis, elle en avait eu tellement envie qu'elle avait apprécié de le faire. Ce sentiment de pouvoir et de supériorité, savoir qu'elle mettait fin à son calvaire avait été si jouissif qu'elle avait même souri.
Sabo et Koala avaient tout vu.
Si Hak parvenait encore à se tenir à ses côtés, c'était bien parce qu'il ne l'avait pas vue aussi monstrueuse. Si eux ne venaient pas la voir alors que Hak avait passé tellement de temps à lui expliquer toute l'histoire et que trois docteurs différents avaient eu le temps de passer pour s'assurer qu'elle allait mieux, c'était qu'ils ne voulaient pas la voir.
Alors, quand l'homme-poisson quitta la chambre, Kuina se recoucha, fixant un point invisible au plafond comme s'il serait capable de lui murmurer ce qu'elle devrait dire à ses amis pour qu'ils la pardonnent de cet élan de folie. Évidemment, personne ne lui répondit. Elle n'en avait aucune idée et personne ne l'aiderait à trouver la réponse.
Cette nuit-là, elle pleura pendant de longues heures. Comme une enfant inconsolable, elle pleura recroquevillée sur elle-même malgré la douleur de ses blessures.
Ce ne fut que deux jours plus tard que Koala vint lui rendre visite. Elle débarqua dans sa chambre si brusquement qu'elle manqua de tomber par terre. Elle était essoufflée, le visage rouge et les cheveux dans tous les sens. Elles échangèrent un regard, toutes les deux stupéfaites, puis Koala éclata en sanglots.
- Qu'est-ce qu'il t'a pris de te jeter là-dedans ?! Je t'avais dit de ne pas y aller ! Je t'avais dit de rentrer au navire.
Koala s'assit sur le lit, à côté d'elle, et l'enlaça de toutes ses forces. Le cœur de Kuina battait à cent à l'heure.
Peut-être... Peut-être qu'elle ne lui en voulait pas, osa-t-elle penser.
Dès cet instant, Koala ne la quitta plus. Elle l'aidait à s'habiller, se doucher, la portait sur le pont si elle en avait marre de sa cabine étroite et de son lit inconfortable. L'air marin lui faisait du bien, mais les docteurs lui disaient toujours trop rapidement de retourner se coucher pour se reposer un peu plus. Elle ne savait pas si Koala évitait le sujet ou si elle se moquait réellement de savoir ce qu'il lui avait pris, mais elle ne lui posa aucune question. Elle se contenta de se plier en quatre pour qu'elle se rétablisse correctement, veillant à ce qu'on lui change ses bandages régulièrement, qu'elle finisse tous ses plats et qu'elle n'oublie pas de prendre ses médicaments.
Cette situation était certes humiliante, mais Kuina ne pouvait s'empêcher d'être rassurée. Rien n'avait changé entre elles.
Elle n'osa cependant pas aborder la question d'où était Sabo. Rien que de penser qu'il ne voulait plus la voir, qu'il préférait l'ignorer que s'assurer qu'elle allait bien, lui brisait le cœur. S'il avait décidé de faire le mort, elle ferait de même. Le voir mourir cinq fois l'avait vidée de son énergie et de son courage, elle n'avait pas la force de faire le premier pas pour discuter.
Cette situation dura jusqu'à ce qu'ils arrivent à Baltigo.
La mission, bien que sanglante, avait été un succès et tous fêtèrent le retour de l'équipe.
- Tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne ?
- Ne t'inquiète pas, Koala. Profite. Ça fait des mois que tu travailles sans arrêt. Je vais juste dans ma chambre me reposer.
Koala semblait réticente à l'idée de la laisser se déplacer seule.
- Si j'ai besoin d'aide, j'enverrais quelqu'un te chercher.
Elle consentit enfin à laisser Kuina rejoindre sa chambre, non sans un regard en arrière pour s'assurer qu'elle ne changeait pas d'avis.
Kuina lui était reconnaissante, elle l'avait aidée et sans elle elle serait sûrement devenue folle, toute seule, dans sa petite cabine, mais elle aussi avait besoin d'être tranquille le temps d'une soirée. Elle n'avait pas la tête aux réjouissances alors que les images de ses amis mourant sous ses yeux tournaient en boucle dans son esprit.
Quand elle ouvrit la porte de sa chambre, elle ne fut pas vraiment surprise de voir Sabo à l'intérieur, assis sur son lit. Si tout le monde fêtait leur victoire, c'était que tous étaient rentrés en vie. Il semblait l'attendre et dès que leurs yeux se croisèrent, il se leva en un bond pour la prendre dans ses bras.
Kuina resta figée, n'osant pas faire un mouvement.
- Tu n'étais pas sur le navire.
Sans oser la poser, ils savaient tous les deux que c'était une question. Au début, quand elle n'avait pas vu Sabo à ses côtés en se réveillant, elle avait pensé qu'il ne voulait plus la voir. Après quelques jours, elle s'était rendue compte qu'il n'était tout simplement pas à bord avec eux, mais encore une fois, elle avait été lâche et avait préféré prétendre qu'elle n'avait rien remarqué plutôt que de demander des explications à Koala ou Hak.
- Non.
Un silence s'installa et Kuina ne saurait dire s'il était aussi suffoquant qu'elle l'imaginait ou si c'était le soulagement et l'excitation de retrouver Sabo qui l'empêchaient de respirer. Lentement, de peur de le faire fuir en le touchant, elle passa ses bras autour de sa taille pour lui rendre son étreinte.
C'était ça, dont elle avait besoin pendant sa convalescence, se dit-elle au bord des larmes.
Elle voulait juste Sabo à ses côtés, s'assurer qu'il était réellement en vie.
Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, les rires et les cris lointains de leurs amis interrompant le silence qu'aucun des deux n'osait briser.
Finalement, Sabo se détacha d'elle pour prendre son visage dans ses mains. Il la regarda avec tellement de tristesse qu'elle eut envie de pleurer à sa place.
- Qu'est-ce que tu as vu ?
Elle posa une main sur la sienne, sans répondre.
- Combien de fois tu as revu les mêmes horreurs ?
Elle ferma les yeux, essayant de retenir ses souvenirs.
- Où est-ce que tu étais ? demanda-t-elle.
Elle préférait détourner la conversation plutôt que de revivre les atrocités qu'elle n'arrivait pas à oublier.
Sabo la guida vers le lit sur lequel il s'assit avant de la tirer pour qu'elle prenne place à ses côtés.
- D'après les hommes qu'on avait arrêtés, il y avait une autre base, expliqua-t-il. Une plus petite, sur une île au nord. On se doutait qu'ils mentaient pour gagner du temps, mais on ne pouvait pas prendre le risque de ne pas aller vérifier. J'y suis allé seul.
Kuina fit mine de jouer avec ses doigts pour qu'il ne remarque pas les tremblements qui agitaient ses mains.
- Il y avait une autre base, mais elle était à l'abandon. Il ne restait que trois hommes, à moitié soûls, qui ne savaient même pas ce qu'ils fichaient là. Quand je les ai interrogés il m'ont parlé d'un homme avec un fruit du démon terrifiant.
- Un fruit basé sur la chance, souffla Kuina.
Sabo lui prit la main et entrelaça leurs doigts.
La gorge serrée, elle comprit qu'avec les informations qu'il avait soutirés aux trois hommes, le blond avait réussi à tirer les conclusions expliquant sa folie pendant leur mission.
- J'ai mis du temps à comprendre comment il faisait. Je savais que les dés étaient en cause, mais je ne comprenais pas en quoi consistait son pouvoir. Pourquoi est-ce que je vivais alors que tu... alors que vous...
Kuina marqua une pause. Elle déglutit avec difficulté, ravalant ses larmes. Ce fruit du démon était terrifiant... L'homme ne choisissait même pas qui vivait ou qui mourrait, tout dépendait de ses deux dés que lui-même ne contrôlait pas. Si la chance souriait à sa victime, elle vivait. Sinon, elle mourait. Ou alors... Peut-être qu'en réalité Kuina avait été malchanceuse de devoir vivre cette torture autant de fois tandis que ses amis avaient eu la chance de ne se rendre compte de rien.
- Si j'avais dû te voir mourir une fois de plus, je crois que je serais devenue folle. Non... Je crois que pendant un moment, je suis vraiment devenue folle. Je ne regrette même pas de l'avoir tué.
- N'importe qui...
- Non, coupa-t-elle. N'importe qui n'aurait pas réagi ainsi. C'est la seule chose que j'avais à faire, me contrôler. A croire que je ne suis vraiment pas faite pour être Révolutionnaire.
Quelques larmes s'étaient échappés pour s'écraser sur leurs mains entrelacés. De son autre main, elle vint les essuyer, énervée d'avoir craqué.
- Personne n'est fait pour être Révolutionnaire. Personne n'est fait pour vivre dans un monde pourri jusqu'à la moelle. C'est justement pour ça qu'on est tous aussi différents et que cette armée marche. C'est parce qu'on représente le monde et parce qu'on veut qu'il soit plus juste, qu'on arrive à faire bouger les choses.
Kuina laissa échapper un rire jaune.
- Quel beau parleur. C'est bien la première fois que je t'entends dire ce genre de discours.
Sabo haussa les épaules.
- Il faut bien que j'essaye un jour. Tu en penses quoi ? Convaincue.
Kuina leva la tête pour le regarder. Elle prit le temps de détailler chaque centimètre de son visage, son sourire amusé et ses yeux inquiets. Sabo, qu'elle avait vu mourir trop de fois, était là, vivant. Elle avait beau être convaincue qu'elle aurait dû mieux gérer les choses, qu'elle aurait dû trouver une solution qui lui aurait permis de les sauver plus tôt, elle admettait que Sabo avait raison. Peut-être qu'elle n'était pas faite pour être Révolutionnaire, mais qui l'était ?
Alors, elle acquiesça.
- Convaincue.
Sabo sourit, les yeux brillants, toute trace d'inquiétude disparue. Il se laissa tomber en arrière sur le lit, la tirant à elle pour la serrer contre lui. Kuina passa tant bien que mal ses bras autour de son corps. Il était vivant.
Vivant.
Elle mettrait du temps à se remettre de ce qu'elle avait vécu, peut-être même qu'elle ne s'en remettrait jamais, mais avec Sabo et ses amis à ses côtés, elle guérirait à son rythme.
