Chapter Text
De tout temps, l’homme est rentré en conflits pour diverses choses. Cette histoire narre un de ces conflits. Il y a soixante-trois ans, les hommes ont commencé à s’installer dans les colonies spatiales. Elles ont été construites grâce au soutien de deux nations puissantes et riches qui avant cette collaboration entretenait une relation amour-haine assez connue dans le reste du monde.
La première colonie fut nommée de façon qu’aucune des puissance soit vexée, elle portait le nom fusionné de ces deux nations Ulered. La station était plutôt confortable et donc seuls les personnes possédant assez d’argent purent s’y installer au début.
La vie était relativement paisible pour les colons de la station Ulered, content et fier que leur projet fonctionne, les deux nations mirent en projet d’autres stations, rendant l’habitation dans l’espace plus accessible à tous ou presque. Il y avait toujours des gens parés à vivre sur terre et faire en sorte que la pollution diminue. Les deux dirigeants finirent par s’installer à Ulered. Les autres stations se nommaient selon le nom de divinités anciennes de divers peuples, Poséidon, Ra, Loki, Huang Di, Iktomi ou Amaretsu. C’est dans l’une d’entre elles que l’élément déclencheur de cette histoire a commencé.
Un adolescent aux cheveux blonds coupé en brosse sourit en sortant d’un bâtiment. Il remonta sur l'épaule un sac qui semblait un peu vide. Il avait sur le haut de son visage un masque digne des fêtes de mascarade fête chaque année dans les diverses stations, sauf que la prochaine fête de mascarade n’était pas avant plusieurs mois. D’ailleurs, il croisa un homme d’une cinquantaine d’année bedonnant qui lui tendit une enveloppe. Il hocha la tête avant de disparaître dans les ombres.
Quelques minutes plus tard, une explosion se fit entendre dans le bâtiment, faisant s’agiter les spatiaux, c’était le nom que c’était donné les colons entre eux avec les années. Peu de personnes vivantes sur les colonies venaient de la terre depuis vingt. Même si certaines stations s’étaient spécialisées dans l’éducation, comme la station Ra, laissait humains et spatiaux se côtoyer. Du bâtiment en feu sortit, une vingtaine d’hommes en costume qui toussait et regardait au tour d’eux un coupable. L’homme bedonnant était déjà en route pour la terre. Il avait réussi à porter un coup à ces maudits gratte-papiers qui considérait les gens rester sur terre comme des fous et des écologistes en puissance. C’était vrai il y a cinquante ans, mais à présent. Les gens vivant sur terre voyait d’un mauvais œil les spatiaux. S’aidant des précédentes expériences spatiales, les scientifiques avançait que finalement les spatiaux n’étaient plus des humains, car leur ossature était différente. Sans compter sur la peau. Certains étaient plus pâle et d’autres plus sombre tout dépendait d’où il était par rapport au soleil qui servait d’énergie pour fournir en énergie les stations. C’est donc avec soulagement que l’homme se posa dur le plancher des vaches. Il ricana, il entendrait parler de cette attaque, mais c’était pour ça qu’il a fait ça. Il devait empêcher les spatiaux de proliférer et de venir ici sur terre. Ils étaient trop différents. Beaucoup, pour être considéré pour de vrais humains. Il ne comprenait pas les activistes de la paix. Mais il y avait beaucoup de choses qu’il n’arrivait pas à capter.
Dans une campagne dans le pays de Edora, se levait un jeune homme, son immense solaire contaminant deux personne d’un certain âge. La première des personnes âgées posa un bref baiser sur sa tête.
« Ikuto, tu dois aller à l’école.
- Je sais mamy. Mais je ne pouvais pas te laisser faire ce travail seul. Papy s'est encore le dos coincé en plus.
- Je ne te permets pas, chenapan ! »
Le grand-père s’était mis à la poursuite du jeune garçon dont les cheveux bleus avaient causé quelques soucis. Mais loin d’en être triste, le jeune garçon avait décidé de garder le sourire. Les brimades n’était rien face au bonheur de voir chaque soir les étoiles. Depuis tout petit, il était fasciné par ces éclats de lumières lointaines. Sur le chemin de l’école, il pouvait entendre la radio qui hurlait. La dame derrière son micro paniquait.
« Le laboratoire Exma a explosé ce matin, rappelons-le. Ce laboratoire étudiait de nombreuses maladies. Pour le moment Ulered, ne semble pas en danger. Mais le manque de nouvelle des deux gouverneurs inquiète la population spatiale. Est-ce que la terre doit s’entendre à un retour des spatiaux ? Ou ce que la Terre doit craindre une attaque terroriste dans son laboratoire en Antares qui travaillait en étroite collaboration avec celui Ulered ? On ne sait pas plus, on vous tiendra au courant. Maintenant laissons place à la musique avec une musique de la diva Rei... »
Suite à ça, la musique entêtante de Rei se fit entendre. Mais il n’avait pas le temps d’écouter tout le morceau. Car il savait que s’il n’arriverait pas à l’heure, il finirait encore un moment dans cet enfer sur terre. Heureusement pour lui, il y avait encore du temps pour rentrer dans la classe et peut-être dégager la saleté sur son bureau. Quand il arriva devant la table couverte, il lâcha un petit soupir avant de dégager sommairement son bureau en chantonnant la chanson de Rei qu’il avait entendue. Quand l’enseignant arriva, il eut un sourire sadique avant de poser une question à un élève.
« Kamosu, pourrais-je savoir quel événement a permis aux terriens de diminuer la polutuion ?
- Le départ des ancêtres des spatiaux ?
- Mais encore ?
- Le traité de Galdra. Signé dix ans après le départ des gouvernements Uleran et Altred. Viktor Gramorovitch et Matthew Donovan, qui avait dans la quarantaine à cette époque.
- Bien, très bien. Vous avez vos points, mais vous resterez un peu, votre bureau est sale.
- Oui, monsieur. »
Il n’avait pas d’autres choix que d’accepter cette punition. Il savait que s’il osait aller contre cet homme, il finirait par donner raison à ceux qui le voyait différemment. L’espace et voler était de ses passes-temps. Il saluerait le vieil Hachima à son retour tardif. Ce retraité avait travaillé pour construire les différentes stations où habitait les spatiaux. Depuis, il bricolait beaucoup dans son coin pour passer le temps. Ses appareils pouvaient voler, enfin quand ils n'explosaient pas. Ce qui expliquait que le terrain soit inutile pour les cultures. Rageant pour les voisins qui subissaient ses essais. Mais Ikuto aimait beaucoup cet homme, il était moins regardant sur les passions du jeune homme. Il retrouva son professeur à la fin des cours, comme prévu.
« Kamosu, je ne sais pas ce que je dois faire de vous. Je pense que vous envoyer dans une école serait plus judicieux. Je ne vous aime pas, et vous êtes pas comme nous. Seul le ciel vous intéresse. Donc, j’ai demandé votre transfert à une des écoles qui vous permettront de voler, peut-être même de transporter les gens vers l’espace ou la terre. Donc, je suis plus que ravis de me débarrasser de vous… Enfin, je vous libère après avoir nettoyé la classe de fond en comble. Il sortit. Finalement, il n’avait pas eu que de mauvaises nouvelle. Bientôt, il apprendrait à être un bon pilote.
Alors qu’il s’approchait du vieil Hachima, ce dernier sourit. Il était content, il devait être le seul à venir le voir dans cet endroit. Il se demandait si cet homme avait une famille. Il lui sourit, il avait inventé dernièrement un petit robot volant. Il ressemblait vaguement à un chat doté d’ailes. Mais toute la mécanique qui composait l’animal semblait ne pas servir qu’au vol.
« Ce que tu vois va m’aider à finir ma vie tranquille. J’ai toujours eu envie d’un chat, mais ils sont sensibles comme beaucoup d’animaux aux bruits. Du coup, je m’en suis construit un qui me rappellera l’heure du dîner.
- Pourquoi des ailes ?
- Lors de la construction de Loki, il n’était pas rare que les ouvriers comme moi étaient en apesanteur. C’était comme voler. Loki n’est pas forcément la plus jolie des stations, mais pour moi, c’était comme un monde onirique. J’ai jamais pu y retourner. J’aimerais tant y mourir, mais je suis condamné à rester sur terre.
- Ce n’est pas si cher d’aller dans l’espace, vous savez.
- Je sais, mais ma santé ne me le permet pas. Si je vis en compagne, c’est pour éviter l’agitation de la ville. Et l’air pur. Sauf que ça fait des années que l’air est encore sous les coups des actions de nos ancêtres, elle commence à peine à s’en remettre. Je tenais à te donner quelque chose. Il sortit de sa poche une sorte de bille qui se mit à bouger toute seule avant de se percher sur son épaule.
« Voici un nano-robot que j’ai modifié pour qu’il te suive partout. Comme ça, tu ne seras plus seul à l’école. Je vois bien que cet endroit te tue à petit feu.
- Merci, mais on a ordonné mon transfert dans une école de vol.
- Dans ce cas, bon courage et préviens tes grands-parents. »
C’était ce qui était prévu, il salua le vieil homme et se mit en route pour la maison. Il ne croisa personne, mais il n’était pas plus surpris que ça, quand le soleil était ailleurs, peu de personne sortaient. Malgré les lumières qui éclairaient encore les quelques rues d’Edora.
Il parla un long moment à sa mamy de son changement d’école, elle avait juste souri et pris la machine qui était sur l’épaule de son petit-fils. Elle la fit rouler dans sa paume. La petite machine faisait un bruit ressemblant vaguement à ronronnement. Elle rit doucement avant de fixer Ikuto.
« Je veux avoir des nouvelles de toi, cette machine t’y aideras. Voilà des années que je n’ai pas vu telle technologie. Depuis que les gens sont partis dans l’espace, beaucoup ont oublié à quel point on étaient tous accrocs à ce genre de gadget. Mais tu en apprendra un peu plus sur la technologie à ta nouvelle école.
- Tu n’es pas fâché que je veuille voler ?
- Non, je suis plutôt contente que tu essayes de vivre ton rêve. Ta mère a fait la meilleure des choses en te donnant la vie.
- Tu penses que je la verrai dans l’espace.
- Je ne pense pas, elle doit profiter de son mari riche spatial et le ruiner. Ne deviens pas comme elle, un croqueur de diamant.
- Je ne le serai pas. Je trouverai comment communiquer avec ce mini-robot.
- Tu es intelligent, je te fais confiance. »
Il rit, sa grand-mère n’avait pas tort. Ikuto était malin, malgré tout, il s’en voulait. Il n’arrivait pas à se dire qu’il laissait sa mamy pour piloter une navette. Il pleura ce soir-là. Pourquoi les nuages étaient si tentant. Pourquoi faire la navette semblait si fabuleux. Il serait un transporteur. Une personne anonyme qui devait s’habiter aux changements d’environnement. Il faisait sa valise quand la machine roula jusqu’à sa joue. Le petit robot fit un petit bip. Il se demandait bien quel programme avait cette chose. Le vieil homme disait l’avoir récupéré. Il ne serait pas surpris que ça soit une machine qui l’avait aidé à finir son travail de construction.
« Affectueux, tu es bien le seul à ne pas me fuir. C’est peut-être parce que tu n’es pas biologique… Reste petit chose… Je dois te trouver un nom plus approprié… Chibi, ça sera parfait. Bonne nuit Chibi, demain est une autre journée. »
Jamais Ikuto n’avait eu autant raison, car le lendemain, trois hommes d’une trentaine d’années étaient venus en voiture. Fasciné par le véhicule, il tourna autour, il avait vu les tracteurs électrique, mais des voitures de ce genre, jamais. Il avait envie de voir comment c’était construit de savoir les conduire. Les hommes saluèrent ses grand-parents brièvement.
« J’espère que tu es paré, car ta vie va changer. »
La voiture avait décollé du sol. L’école n’était pas sur terre ? Sûrement que si, mais peut-être en hauteur, ou plus loin. En tout cas, il se sentait paré à vivre cette vie de pilote. Comme il avait hâte.
