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Language:
Français
Stats:
Published:
2020-10-04
Updated:
2020-12-07
Words:
5,971
Chapters:
3/?
Kudos:
3
Hits:
98

Sentiments Entremêlés à Garreg Mach

Summary:

Byleth, récemment nommée professeur, va devoir assurer l’éducation de ses élèves. Cependant, elle est bien loin de se douter qu’elle passera plus de temps à leur donner des conseils de séduction qu’à leur enseigner le maniement de l’épée.

La jeune femme aux cheveux bleus découvrira qu'être professeur à Garreg Mach c'est passer une bonne partie de son temps à régler les histoires de cœur de ses élèves, ainsi que celles de ses collègues. Byleth partagera son quotidien avec ces adolescents qui connaîtront joie, peine et espoir.

Auront-ils le droit à la fin heureuse qu’ils méritent ?

Notes:

Fanfiction, axée autour d’histoires de cœur, que j’ai eu sur un coup de tête et dans laquelle j’intègre plusieurs intrigues qui se croisent pour former un récit. Ici vous pourrez suivre plusieurs personnages du jeu Fire Emblem Three Houses à travers différents points de vue.

Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que ça vous plaise.

L'histoire se déroule pendant la première partie du jeu, à savoir Nuées blanches, mais avec quelques différences au niveau du scénario. Donc aucun spoil sur cette partie ni sur les suivantes. Il est cependant possible que cette fiction contienne quelques détails sur le passé de certains personnages.
Les personnages ne m'appartiennent pas.

Chapter 1: Sylvain

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

Comme tous les matins depuis maintenant une semaine, Sylvain se levait avec difficulté de son lit. Le jeune homme se prépara avec lenteur, ne voulant pas aller en cours, ne voulant pas sortir de sa chambre, tout court. Cependant il se motiva en se disant que c’était vendredi et donc qu’il aurait tout le temps de se reposer le lendemain. Alors une fois prêt, il se planta devant sa porte, s’obligea à afficher un immense sourire et la franchit.

En refermant la porte il put apercevoir son voisin de chambre faire de même.

- Salut Dimitri ! Comment ça va ?

- Bonjour Sylvain, ça va bien et toi ? demanda le jeune homme à la chevelure dorée.

- Comme d’habitude, plutôt bien !

- Vraiment ? interrogea une voix grave appartenant à un jeune homme à la chevelure sombre et provenant de derrière Dimitri. Pourtant tu n’as pas l’air bien.

Sylvain se força à sourire de plus belle. Il pouvait certes duper tous ses camarades mais étonnamment cela ne prenait pas avec Felix. Chose étonnante venant de lui, qui ne pensait qu’à s’entraîner tout au long de la journée.

- C’est plutôt toi qui m’inquiètes, dit Dimitri. D’habitude à cette heure-ci tu es déjà sur le terrain d’entraînement, une épée à la main.

- J’aurai bien voulut, soupira Felix. Mais hier soir le professeur Byleth m’a surpris en train de m’entrainer après le couvre-feu et s’est énervée en disant que je devais profiter de mon sommeil. Ensuite elle m’a menacée en disant que si elle me trouvait en train de m’entrainer ce matin, elle m’interdirait de porter une arme et me mettrait deux heures de colles chaque soir pendant un mois.

- D’un côté elle n’a pas tort, dit Sylvain. Si tu continues comme ça tu vas finir par te blesser.

- Je ne suis pas faible, s’énerva le bleuté.

 - Pourtant tu n’es pas allé t’entrainer.

- Parce qu’elle serait capable de m’attendre pendant des heures sur le terrain pour vérifier que je ne vienne pas, se justifia Felix.

- C’est vrai qu’elle est têtue, renchérit Dimitri. Mais c’est aussi quelqu’un de très attentionné et protecteur.

Il regarda à travers la fenêtre avec un sourire tendre collé au visage. Sylvain avait compris depuis peu que le jeune délégué vivait la même situation que lui, un amour impossible. Il l’avait compris en voyant Dimitri qui regardait leur professeur avec le même regard que Sylvain portait à la personne qu’il aimait.

- Il faudrait y aller sinon on risque d’arriver en retard et d’avoir des ennuis avec Hanneman, dit Felix qui semblait ne pas avoir remarqué le comportement quelque peu étrange de Dimitri.

- Tu as raison, affirmèrent en chœur ses deux amis.

Les trois jeunes hommes descendirent au rez-de-chaussée du dortoir, et à ce moment Sylvain sentit son cœur s’agiter. Elle était là, celle qui faisait battre son cœur depuis de nombreuses années, Ingrid. La jeune femme discutait avec ses amies Dorothea et Bernadetta de la classe des Aigles de jais. Ce fut Dorothea qui les aperçut en première et qui les salua avec un grand geste de la main. La blonde se retourna et leur sourit, tandis que Bernadetta baissa instantanément le regard en tentant de s’enfuir. Seulement, Dorothea la retint par le bras, l’obligeant à rester.

- Comment allez-vous ? demanda la chanteuse.

- Plutôt bien merci, répondit le prince.

-E-EXCUSEZ MOI ! cria Bernadetta avant de s’enfuir vers sa classe.

- Nous sommes si effrayant ? demanda Sylvain en rigolant.

- Idiot, dit Ingrid en lui donnant un coup dans le bras. Tu sais très bien que Bernadetta n’aime pas quand il y a trop de monde avec elle.

- Ah là là, je crois que vais aller la rejoindre, soupira Dorothea. Et puis le professeur Manuela risque d’arriver bientôt.

- Ce n’est pas trop compliqué de l’avoir comme professeur principal ? demanda Felix.

- C’est vrai qu’elle dérive souvent sur des sujets personnels et que l’on ne fait pas beaucoup de pratique mais sa théorie est assez complète, de plus c’est quelqu’un de très gentil.

La chanteuse ajouta :

- C’est plutôt pour vous que ça semble le plus difficile avec monsieur Hanneman comme professeur principal.

- Ne m’en parle pas, répondit Félix en soupirant de plus belle. On ne va jamais s’entrainer et il ne parle que d’emblèmes.

- C’est vrai que ses cours sont très denses et assez difficiles, renchérit Ingrid.

Sylvain ne préféra rien ajouter, sachant que leur professeur principal était un sujet sensible pour Dimitri depuis que ce dernier avait appris que c’était le professeur Byleth qui avait personnellement choisi de s’occuper des Cerfs d’or. Et aux vues du regard sombre du blond, Sylvain était tombé juste et décida de changer de sujet.

- On devrait aussi aller en cours non ?

- Tu as raison, dit Ingrid.

Le petit groupe salua la brune et partit vers leur classe. Ils saluèrent leur camarade déjà présent jusqu’à ce que…

- Bonjour votre altesse, avez-vous bien dormi ? demanda Dedue. 

- Combien de fois faudra-t-il que je te dise que ces formalités ne sont pas nécessaires ? demanda Dimitri.

- Au moins une fois de plus votre altesse.

Sylvain tourna son regard vers Ingrid et son cœur se serra. La jeune fille, des étoiles dans les yeux, s’approcha du grand Duscurien aux cheveux argentés.

- Bonjour Dedue ! Je voulais te donner ceci.

Ingrid tendit un petit sac en papier kraft que le jeune homme prit délicatement.

- C’est un petit sac de graines dont le professeur Byleth ne savait pas quoi faire. Et comme j’ai pensé que ça pourrait te plaire de les planter dans la serre, elle me les a données l’autre jour.

Sylvain savait que ce n’était pas vrai. Il ne connaissait pas les détails mais il avait surpris une conversation entre la jeune fille et le professeur qui lui donnait le sac qu’Ingrid avait, il cite, « demandé au professeur de trouver ». Byleth ne voulait pas s’en débarrasser, mais avait cherché ces graines, exprès pour la jeune femme.

- Merci beaucoup mademoiselle Ingrid, dit Dedue.

Ingrid, les joues légèrement rougies, afficha un doux sourire et Sylvain, ne pouvant plus supporter cette scène, décida de sortir au plus vite de cette salle. Il passa la porte et se fit interpeller dans le couloir par une douce voix.

- Où vas-tu Sylvain ? demanda Mercedes tandis que le jeune homme à la chevelure de feu se retourna. Le cours va bientôt commencer.

- Désolé Mercedes, j’ai oublié quelque chose aux dortoirs.

Il essaya de s’esquiver mais la jeune femme, peu convaincue par les arguments du jeune homme, l’interpella une nouvelle fois.

- Sylvain !

Ce dernier se retourna à contre cœur. S’il y avait une personne qui pouvait se rendre compte de la situation c’était elle, mais Sylvain ne voulait pas qu’elle sache, il ne voulait pas être plaint.

- Si jamais tu as besoins de parler je suis là, je ne te jugerai pas et je ne ferai aucun commentaire. Je serai juste là pour t’écouter, pour t’aider à porter ton fardeau.

La jeune femme avait un ton à la fois sérieux et triste. Sylvain compris qu’elle avait deviné et il savait que Mercedes comprenait ce qu’il voulait. Cependant il ne voulait pas impliquer la jeune femme dans cette histoire. Après tout c’était aussi l’amie d’Ingrid, et lui parler de ça c’était un peu comme la forcer à être de son côté.

- Merci Mercedes mais pour l’instant je ne peux pas.

Et pour la première fois depuis une semaine, Sylvain afficha un sourire sincère. La jeune femme le lui rendit et déclara :

- Je dirai au professeur Hanneman que tu ne te sentais pas bien et que par conséquent tu es retourné dans ta chambre. Ne t’en fais pas je lui dirai discrètement au début du cours.

- Merci beaucoup.

Mercedes le salua et retourna en classe tandis que Sylvain se dirigea vers les dortoirs. Il vit un peu plus loin, près du terrain d’entraÎnement, deux élèves qui semblaient se disputer.

- Puisque je te dis que tu te trompes ! soupira le premier aux cheveux verts.

- N’importe quoi ! s’écria le deuxième qu’il reconnut instantanément comme étant Caspar. Je sais très bien que ce que je dis est vrai.

Sylvain s’approcha discrètement, il ne connaissait pas l’autre élève mais il savait qu’il était dans la classe des Aigles de jais et qu’il s’agissait d’un mage talentueux.

- Puisque je te dis que je n’évite pas le reste de la classe, reprit le mage.

- Tout la classe te trouve distant en ce moment et à chaque fois que j’essaie de te parler tu t’enfuis.

Le mage soupira tandis que Caspar reprenait de plus belle.

- Putain Linhardt, dis-moi ce que j’ai fait !

- Tu m’énerves ! C’est pour ça que je t’évite, parce que tu es insupportable.

Caspar sembla vouloir hurler encore plus fort mais c’est à ce moment que le professeur Byleth décida d’intervenir.

- Que se passe-t-il ? demanda cette dernière d’un ton quelque peu sévère.

- Rien, l’affaire est finie, déclara le dénommé Linhardt qui s’en alla vers sa salle de cours.

- ATTENDS ON A PAS FINI !

- Caspar veuillez-vous calmer, il y a des élèves qui ont cours juste à côté !

- Mais professeur j-je enfin il…

- Ecoutez, vous allez aller en cours calmement et nous rediscuterons de ça une autre fois.

Le jeune homme acquiesça et partit dans sa salle de cours. Sylvain décida lui aussi de quitter son poste d’observation pour ne pas se retrouver face à une Byleth curieuse qui risquerait de le renvoyer en cours. Il décida donc de faire le grand tour en repassant discrètement devant les salles de classe. Seulement, en passant derrière le bâtiment, il rentra dans quelqu’un et le renversa, quelqu’un qui s’avérait être le professeur Byleth.

- Excusez-moi prof je ne vous avais pas vue !

- Ce n’est rien, répondit-elle assez calmement.

- Vous n’étiez pas en train de faire cours ?

- J’avais à faire avec dame Rhéa et je pourrais également vous retourner la question.

Sylvain ne dit rien tandis que la jeune femme se releva et aida le jeune homme à faire de même. Lorsqu’elle croisa le regard du garçon son visage se fit inquiet.

- Je vous ai fait mal ? demanda Byleth.

- Ne vous en fait pas il y a eu plus de peur que de mal.

- Alors qu’est ce qui ne va pas ?

- Comment ça ? Sylvain était un peu perdu. J’ai l’air de ne pas aller bien ?

- Vous pleurez, déclara Byleth.

Il porta alors ses mains à ses joues et se rendit compte qu’elles étaient légèrement mouillées. Il afficha un sourire forcé et se mit à parler d’un ton qui se voulait détendu.

- Ah vous m’avez percé à jour professeur ! En effet je viens de me faire remballer par une fille !

Byleth comprit que quelque chose n’allait pas. Sylvain n’était pas un cœur de pierre et réagissait quand ça n’allait pas avec une fille, mais jamais il n’en était venu aux larmes. Mais ce qui la perturba le plus, c’était le ton faussement enjoué du jeune homme.

- Si vous ne me dites rien je ne peux pas vous aider.

Sylvain ne disait rien et Byleth compris qu’insister maintenant ne servirait rien.

- Bon ! Je dois aller en classe donc je vous dispense de cours pour ce matin, finit-elle par lâcher. J’en parlerai avec Monsieur Hanneman pour lui dire que vous n’étiez pas dans votre assiette. En revanche vous retournerez en cours cette après-midi, et croyez-moi qu’on reparlera de ça !

Elle le salua et Sylvain soupira car il venait d’attirer l’attention de la personne la plus têtue du monastère. Il savait qu’il ne pourrait pas lui cacher la vérité longtemps. En effet, Byleth était connue pour ne jamais lâcher l’affaire.

Elle connaîtrait la raison du mal être de ses précieux élèves, et cela peu importe de quelle façon. 

 

Notes:

Voilà ! J’espère que ce premier chapitre vous a plus ! Le chapitre deux est déjà écrit il ne devra donc pas prendre trop de temps à être posté. Cette fois nous suivrons Caspar, dans tous ses états, après une énième dispute avec son meilleur ami. Seulement cette dispute, plus violente que les autres, va être la goutte de trop pour le bleu qui va prendre une décision radicale...

Sur ce n'hésitez pas à commenter et à donner vos impressions !

Je vous souhaite une bonne continuation en attendant de vous retrouver sur les prochains chapitres !

~Clochetout~