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Au Clos Lupin

Summary:

Il était loin le temps où Isidore s'échinait à chasser le Lupin. En fait, il y avait bien longtemps qu'il l'avait attrapé.

Notes:

Le Calendrier du fluff continue (n'hésitez pas à aller voir la série éponyme si ça vous tente) avec le thème Grandir et deux personnages que j'adore : Arsène Lupin et Isidore Beautrelet. Si j'ai déjà souvent écrit sur eux, c'est la première fois que je fais un OS aussi long. Je les aime beaucoup ensemble et je regrette que Maurice Leblanc les ait si peu fait interagir dans ses livres. Évidemment, leur relation n'aurait pas évolué comme je l'imagine, mais tout de même. En tous les cas, je me plais à les imaginer ainsi. J'ai quelque peu trafiqué leur différence d'âge pour la réduire, même si Leblanc ne donne jamais le véritable âge de Beautrelet, indiquant simplement qu'il s'agit d'un lycéen. Ici, ils sont donc naturellement tous les deux majeurs.

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Lorsque j'avais entendu parlé de toi pour la première fois, je n'étais qu'un jeune fat et je l'étais plus encore quand nous nous étions rencontrés. Avec quel brio tu m'avais damé mon pion, à cette époque-là ! Me servant des bébé mielleux et narquois pour me rappeler que je n'étais qu'un jeune arriviste et que toi, tu étais le grand Lupin. Mais j'ai résolu l'énigme de l'Aiguille creuse, même si cela m'a pris quelques jours de plus qu'à toi. Je l'ai résolue et je t'ai retrouvé. Et toi, tu m'attendais. Tu savais que j'allais y arriver.

Puis, tu as disparu de mon horizon et je ne pouvais satisfaire ma curiosité à ton égard qu'en me gavant des nouvelles que la presse et mes rares relations mondaines voulaient bien me donner. J'ai grandi, j'ai mûri, j'ai aiguisé mon esprit et j'ai repris ma chasse au loup. Quoique le renard te siérait mieux, avec sa filouterie héritée du temps où il se nommait Goupil.

Aujourd'hui, des années ont passé et me voilà de retour en Normandie, dans la belle vie d’Étretat où s'étaient joué tant de choses. Cet endroit où j'avais compris ce que tu représentais vraiment pour moi. Ce que tu représenterai toujours.

Désormais, je sais tout de toi, de ton enfance à ton âge en passant par ton premier larcin, toutes tes conquêtes et jusqu'aux choses les plus inavouables. Je sais que je suis ton seul homme et je sais que je n'ai rien à envier à tes amours passées. Que dire ? Tu me paraissais si gigantesque, la première fois que je t'ai vu ! je n'aurais pas imaginé que nous n'avions que six ans d'écart. Je t'avais tant mystifié qu'il me semblait que tu avais toujours fait partie de mon univers. À présent que je te vois entièrement, je ne t'aime que davantage. Quelle intelligence, quel génie, quelle élégance... je suis à court de superlatifs pour te qualifier tant tu m'es extraordinaire. Je me sens si chanceux, quel privilège tu m'as fait en m'offrant ton cœur et ton être tout entier.

Là, dans le silence paisible de notre maison sur les hauteurs d’Étretat, je me sens bien, je me sens à ma place. Tu es la personne dont je n'osais rêver, celle que j'aurais attendu toute ma vie si tu n'avais pas daigné me regarder. Jamais je n'aurais pu aimer quelqu'un d'autre. Toi qui m'aime comme tu n'as jamais aimé personne, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton corps, en toute transparence et dans un total abandon. Oh, oui, comme je suis chanceux.

Bercé par les battements lents de ton cœur vaillant, j'écoute son rythme, j'écoute ton souffle et je sais que pour rien au monde je ne voudrais être ailleurs. Rien qu'à l'oreille, je peux dire si tu sombres dans le sommeil, si tu dors profondément, si tu rêves ou si tu t'éveilles. Je souris en décelant cette petite variation de tempo indiquant que tu prends conscience de ce qui t'entoures. Comme j'aime comme tu me fais confiance, à te laisser ainsi aller à dormir si fort. Quel privilège.

Ta main quitte notre couche pour venir se perdre dans mes cheveux, tes doigts massent délicatement ma tête, entortillent des mèches, caressent mon front. Je soupir d'aise et je pourrais presque t'entendre sourire. Je promène ma joue contre la peau chaude de ton torse, j'y pose les lèvres puis lève les yeux vers toi. Ton sourire ensommeillé m'inonde de lumière et tu m'attires à toi pour m'embrasser le front. Tes lèvres sont douces contre ma peau. Quel bonheur.

Je veux que jamais cela ne cesse. Je veux me réveiller ainsi chaque jour, contre toi, dans tes bras, enveloppé de ton amour et bercé par les battements sourds de ce cœur que tu m'as fait l'immense joie de m'offrir. Comme je t'aime, Arsène, mon bel Arsène, et comme je suis heureux.

Notes:

Défis du serveur discord Les défis galactiques :
- Défi de Sarah et Voirloup n°76 : Écrivez sur un fandom dont vous n'avez pas l'habitude (moins de 10 fics)
- Mignonnerie du 31/05/2021 au 07/06/2021: A écoute le cœur de B
- Horoscope du 06-05-2021 : Scorpion : L’homosexualité
- Trente troisième baiser : Un baiser sur le front
- 198) 50 nuances d'Arsène Lupin (10/50)
- Alphabet des thèmes n°7 : A : Amour
- 100 façons d'aimer (19/100)

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