Chapter Text
« Papa ! Tu es rentré ! La prochaine fois, tu m'emmèneras avec toi, promis ? », dit ####.
Il n'arrivait pas à bien voir, tout était trop flou... trop vague, comme dans un rêve.
« Papa ! Câlin ! », dit #####.
Mais il sait que ces silhouettes est importante pour lui.
« Mes chéries... Papa vient de rentrer », dit ###### en lui prenant la main, « viens t'asseoir, tu dois être fatigué... »
Son cœur bat la chamade, mais en même temps, une immense tristesse et culpabilité l'envahit.
« Papa ! »
Sa vue se blanchit, il n'arrive plus à voir, les voix deviennent lointaines.
Puis tout devient noir.
Le noir est agréable, puis dérangeant. Il n'arrivait pas à penser. Il veut juste sortir. Il bouge ses membres comme il peut. Petit à petit, il sort. Il voit la lumière du ciel. Il entend à nouveau.
« Papa ! » « Papa est sauvé ! » « Papa ! Va bien ! Papa ! » disent les Pikmins.
« Mmmh... Papa ? Vous êtes qui ? » demande-t-il confus.
« Papa ne se souvient pas », dit un Pikmin surpris, avec un regard un peu blessé.
« Hein ? Non... Je... Qui êtes-vous ? Qui suis-je ? » dit-il.
Un Pikmin bleu met sa patte sur l'épaule.
« Maman a dit qu'elle ne pouvait pas complètement sauver Papa. C'est ce dont elle parlait ? » se demande le Pikmin.
« Peu importe, Papa est papa ! » dit le premier Pikmin.
Les autres Pikmins répètent la même chose avant de tous entourer « Papa ».
« Vous dites que je suis votre père ? » dit-il en se tenant la tête, bien trop douloureuse.
« Oui, Papa est papa. Papa nous a fait naître et a sauvé Maman, donc Papa est papa », disent les Pikmins sans réfléchir.
« J'ai des enfants ? » dit le père.
Il retire sa main et en la voyant, il sait qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Sa main est noire (la vraie couleur, pas la couleur de peau)... elle n'était pas noire avant, n'est-ce pas ? Oui, mais il n'arrive pas à se rappeler à quoi elle ressemblait avant, mais il est sûr qu'elle ne ressemblait pas à ça. Il se regarde, son corps entier est aussi noir, caché derrière une combinaison en lambeaux, avec d'étranges taches rouges sur des parties ouvertes.
« Oui, je crois que je me souviens... j'ai des enfants. Mes enfants adorés », se souvient il.
« Papa se souvient de nous ? » dit un Pikmin.
« Désolé, j'arrive pas à me souvenir de plus », dit-il.
« Pas grave. Toujours aimé Papa », disent les Pikmins.
« Sinon, qu'est-ce qu'on faisait avant ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ? » demande-t-il.
« Papa augmentait la population. » « Abattre des prédateurs. » « Donner à manger à Maman. » répondirent les pikmin
« Oh ! et soigner Grand-Mère ! » disent des Pikmins.
« Grand-Mère ? Est-ce que vous pouvez me la montrer ? » dit-il, espérant que voir sa mère l'aiderait à remettre ses idées en place.
« Oui », « ici », « là-bas! », disent des Pikmins en montrant une direction.
Le groupe suivit un chemin sinueux, remarquant quelques taches du même rouge que celles de sa combinaison par terre et plus loin. Il était sûr de savoir ce que c'étaient, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, et d'une certaine manière, une partie de lui ne voulait pas le savoir. Une seule chose était sûre : il avait peur en voyant ces quelques gouttelettes qui se transformaient en une ligne rouge peu à peu. Il avança vers l'endroit où se situait ce que les Pikmin appelaient Grand-Mère. Mais il devait avancer, peu importe ce qui l'attendait.
« On y est presque, Papa ! » dit un Pikmin.
Olimar pouvait sentir une odeur de métal brûlé infecter ses narines.
« On y est ! » dit le Pikmin.
« C'est dangereux de s'approcher davantage, par contre », continua-t-il.
Il pouvait voir une sorte de structure métallique brûlée et des cendres de plantes autour. Plus près, il y avait une grande flaque rouge reliée à la traînée rouge qu'ils avaient suivie, ainsi qu'une sorte de bulle de verre brisée avec une tige métallique dessus. Il se mit à pleurer. Il avait un terrible mal de tête. Il fut submergé par une acouphène violente. Et sa vision se mit à devenir floue.
« Olimar, tu peux prendre les vacances que tu veux tant, je m'occuperai des enfants, je te le promets. Après tous les efforts que tu fais pour nous, tu mérites bien d'y aller! », dit ######. Il n'arrive pas à la voir, mais il désire désespérément la voir, la toucher, la prendre, lui parler, mais rien n'y fait. Il essaie de crier, mais rien ne sort. Il n'arrive pas à se souvenir.
« Papa... » dit #### et #####. Il n'arrivait pas à entendre la suite, tout est vague, lontain.
« Papa ! » disent des voix familère. Il souffre. Il a mal. Il se sent seul. Il ne sait rien. Ce vaisseau, ces gens, il ne sait plus rien, mais il veut savoir. Il souffre. Il ne veut plus rien savoir. Mais il a oublié ce qui était le plus important à ses yeux. Il ne sait rien. Ça fait trop mal.
« Papa ? » disent les Pikmin. Son état s'améliore.
« Papa ? Ça va ? » continuent-ils d'un ton inquiet, s'étant tous regroupés autour de lui, cherchant un moyen de l'aider.
« Je... je suis... Olimar », dit Olimar. « Je suis... » Son regard croise son vaisseau.
Il se met à crier tellement fort que ses cordes vocales ne tiennent plus. Avant de s'évanouire.
« Papa ! » disent les Pikmin.
« Il faut ramener Papa à Maman. Les prédateurs nous ont repérés avec le crie de Papa.», disent les Pikmin en tenant leur père, fuyant vers l'Oignon.
"Ma tête..." dit Olimar.
« Papa ? » « Papa est réveillé ? » « Ça va ? » disent les Pikmin.
« Oui, les enfants, ça va », dit Olimar.
« Tu te souviens maintenant ? » demande un Pikmin rouge en posant ses mains sur son genou.
« Je me souviens de mon nom, Olimar, mais rien d'autre », dit Olimar.
« Nom ? » « Papa est papa. » « Papa pas papa mais Olimar ? » « Mais Papa est Papa », disent les Pikmin confus ne sachant pas ce qu'est un nom vu que qu'il ne sont pas des espèces très individualiste.
« Non, ce n'est pas la même chose. Olimar est mon prénom, mais je suis votre père, Papa est plus un statut. Un nom c'est plus... personel. », explique Olimar devant les Pikmin qui l'écoutent attentivement.
« Nom ? » « Maman a un nom aussi ? » « Et nous ? » « Quel est mon nom ? » disent les Pikmin.
« Je crois que j'ai appelé vos mères des Oignons et vous des Pikmin, mais ce n'est pas la même chose, c'est plutôt un nom qui caractérise votre espèce », dit Olimar.
Les Pikmin font des petits bruits déçus.
« Si vous voulez, je vous trouverai des noms à vous aussi », dit Olimar pour remonter le moral des Pikmin.
« Youpi ! » « C'est quoi mon nom du coup ? » « Je m'appelle comment ? » demandent les Pikmin en se jetant affectueusement sur Olimar, le faisant tomber au sol sous leur poids.
« Ça va me prendre du temps de trouver un nom pour chacun de vous, surtout que vous vous multipliez vite », dit Olimar, regrettant un peu sa proposition.
« Je sais, et si je donnais un nom à chacun de vous qui a réalisé de grandes choses ? Ça serait un bon moyen de vous féliciter, et comme ça je pourrai vous en donner de meilleurs », propose Olimar.
« Ok ! » « Super ! » « Au travail ! » « J'ai hâte d'obtenir mon nom ! » répondent les Pikmin, enthousiastes et très motivés à obtenir leur nom.
« C'est bien ! Maintenant, vous voulez bien me lâcher, j'étouffe », dit Olimar.
Les Pikmin se relèvent, laissant Olimar respirer.
« Il nous reste quelque temps avant qu'il fasse nuit. Si on allait chasser quelques Bulbord ? » propose Olimar, sachant instinctivement qu'il vaut mieux rejoindre l'Oignon la nuit.
« OUI! Se multiplier ! » disent les Pikmin.
Ils suivent Olimar, se mettant à la recherche de prédateurs ou plutôt, de proies.
