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Language:
Français
Series:
Part 18 of Un texte par jour, août 2023
Stats:
Published:
2023-08-18
Words:
899
Chapters:
1/1
Comments:
3
Kudos:
48
Bookmarks:
1
Hits:
806

Regards

Summary:

Si on demandait à Maxime le maître mot de sa relation avec Sidjil, il répondrait que c'était les regards.

Notes:

Les thèmes du mois :

1.Plaid

2.Muscles

3.Corbeau

4.Un appel inattendu

5.Enfant

6.Une dispute

7.Date

8.Randonnée

9.Eau chaude

10.Café

11.Pleurs

12.Dans le placard

13.Plantes mortes

14.Une vieille photographie

15.Famille

16.Réveil

17.Pluie

18.Regards

19.Enfance

20.Placard

21.Tonton

22.Voyage

23.Doliprane

24.Porter

25.Afro

26.Retour dans le passé

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

Si on demandait à Maxime le maître-mot de son couple avec son petit-ami, il dirait probablement que ce serait le mot «regard». Les regards, entre eux, ça avait toujours été la base de tout.

Chaque interaction, chaque sourire, était fait suite à un regard.

Ils avaient des dizaines de regards différents, si ce n’était des centaines, propres à eux deux. En fait, leur dynamique entière était basée là-dessus.

Au départ, c’était des regards plutôt inquisiteurs. Des tentatives de comprendre qui était l’autre, ce qu’il faisait là. C’était des «il a l’air bon à la f4, lui», «putain il fait que de la merde» et des «mais il est drôle, le con», du côté de Maxime, et c’était des «il est petit», «il a l’air sympa» et «il a des grands yeux» pour Djilsi.

Puis, c’est passé à l’amitié. Aux «ahh, enfin un pote» que disaient leurs yeux quand ils se voyaient, se transformant rapidement en «ahh, enfin mon pote». Différence subtile, et pourtant tellement énorme.

C’était comme si tout ce qui était lié aux sentiments, tout ce qu’ils ressentaient, passait par les yeux. Depuis leur rencontre, ils avaient su comprendre les regards de l’autre mieux que qui que ce soit d’autre.

Et, rapidement et sans qu’ils ne puissent rien à faire, ça avait dérivé. C’était passé du «bien habillé !» à «il est vraiment beau», et ce sans trop de transition.

Si la relation entre Maxime et Djilsi avait avancé plus vite que n’importe quelle autre relation amoureuse qu’ils aient pu croiser, c’était sûrement grâce à cette compréhension qu’ils avaient du visage de l’autre.

C’était simplement grâce à ça qu’ils avaient fini par comprendre qu’ils se dévoraient du regard et qu’il serait éventuellement possible de faire quelque chose à ce sujet.

Ce n’était qu’à force de voir le regard de l’autre les dévisager, tentant de garder un certain recul, afin de ne pas paraître trop insistants, qu’ils s’étaient dits qu’ils pourraient peut-être s’autoriser à le faire sans aucune discrétion.

De fil en aiguille, ils s’étaient autorisés de plus en plus de choses, jusqu’à finir dans un lit, nus, ensemble. Là ils avaient compris que c’était visiblement quelque chose de sérieux et pas juste quelques regard à droite et à gauche.

A ce jour, de leur relation, qui durait depuis plusieurs années, ils ne s’étaient dits qu’une poignée de fois qu’ils s’aimaient, et ce n’était qu’au téléphone, parce que lorsqu’ils étaient en face, ils n’en avaient juste pas besoin.

A la limite, quand Maxime dormait dans les bras de Djilsi, son dos contre le torse du plus grand, ils se murmuraient un «je t’aime», avant de s’endormir, parce qu’ils ne pouvaient pas se regarder dans les yeux.

Bien sûr, les regards ne se limitaient pas au partage de l’amour et de l’attendrissement qu’ils avaient l’un pour l’autre, c’était aussi l’une de leurs manières de s’embrouiller.

Ce devait être drôle, de l’extérieur, de les voir se fusiller du regard, stoïques et debout dans la pièce, sans bouger. Ils restaient ainsi un moment avant que l’un des deux ne tourne les talons, les deux trop têtus pour présenter leurs excuses.

La jalousie était aussi un regard récurrent, qu’ils faisaient l’un comme l’autre. C’était d’ailleurs jouissif pour l’autre homme de tomber sur le visage dur de leur partenaire quand il bouillonnait de jalousie complètement inutile.

Et même si la notion de possessivité n’était pas quelque chose que Maxime ou Djilsi appréciait plus que ça, il n’empêchait pas que si on le leur demandait, chacun dirait qu’il appartenait, corps comme âme, à leur copain.

L’expression «les yeux ne mentent jamais» n’avait jamais été si vraie qu’elle ne l’était pour eux, et les deux hommes avaient presque eu ce que l’on pouvait appeler un coup de foudre.

C’était fou de voir à quel point, malgré l’évolution plus que rapide de leur relation -ils s’étaient mis ensemble moins de trois mois après leur rencontre-, elle avait bien tenue.

Les deux hommes ne diraient pas qu’ils n’étaient jamais énervés contre l’autre, loin de là, mais jamais au point de remettre en cause leur relation. Jamais.

En fait, s’il y avait bien une chose dont ils étaient sûrs, c’était de leur relation. De chacun de leurs points de vue, ils ne pourraient pas rêver mieux.

Ils avaient la liberté, parce qu’ils n’étaient pas toujours collés, et qu’ils vivaient leur vie chacun de leur côté, ils ne travaillaient pas non plus tout le temps ensemble, quoiqu’étant capable de le faire, et c’était déjà des points géniaux.

En plus, ils éprouvaient toujours autant d’amour et de désir pour l’autre qu’au premier jour, et c’était absolument exceptionnel.

Et surtout, envers et contre tout, ils avaient la complicité. Ils avaient une complicité à toute épreuve, que rien ne pourrait briser, et se comprenaient incroyablement bien.

En bref, Sidjil comme Maxime étaient plus que satisfaits de leur relation. Ils aimaient tout ce qui la constituait.

Ils étaient Sidjil et Maxime, Maxime et Sidjil, et même si la majeure partie du temps ils n’agissaient que comme des amis, eux-deux savaient qu’en dehors du champ des caméras, loin de leurs amis au chaud de leur appartement, c’était tout autre.

Le regard de Maxime se plongea dans celui de son copain, et ils se sourirent. Là, au centre de leur groupe d’amis et sans que qui que ce soit ne le réalise, Maxime venait de dire, une fois encore, à l’autre homme à quel point il l’aimait.

Notes:

J'espère que votre journée s'est bien passée !

(pardon j'ai une heure trente de retard je croyais que j'avais posté)

Le Tumblr lié au compte : https://www.tumblr.com/shakizu-ao3?source=share
Venez on s'amuse (je crois) et je donne des petits tips utiles (non)

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