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Language:
Français
Stats:
Published:
2023-12-22
Completed:
2023-12-22
Words:
80,682
Chapters:
19/19
Comments:
6
Kudos:
9
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3
Hits:
278

Black Quartz

Summary:

Un concert, c'est une parenthèse dans une vie. Mais pour Bokuto, c'est le début d'une nouvelle.

Chapter 1

Notes:

Merci de lire Black Quartz, ma seconde fanfiction sur ce ship si cher à mon cœur <3

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

Bokuto n'avait jamais assisté à aucun concert de sa vie. Aujourd'hui était sa première fois.

Le jeune homme était un passionné de musique. Chaque jour, il vivait au rythme de ses chansons préférées, son humeur influencée par les paroles ou les instruments. Il en écoutait presque en permanence, que ce soit chez lui, diffusée sur une enceinte, ou dehors, des écouteurs dans les oreilles, si bien que les rares fois où il n'y en avait pas il lui semblait que quelque chose clochait, que quelque chose manquait. La musique était essentielle pour lui, quelque chose de familier, qui lui permettait de fonctionner.

Il était complètement mordu de musique.

Pourtant, il n'avait jamais appris à jouer d'un instrument. Sa seule expérience remontait au collège, lorsqu'il s'était essayé au piano. Sa mère connaissait un ami qui possédait cet instrument, et un jour qu'il passait l'après-midi chez lui, le petit garçon de l'époque avait découvert l'imposant objet qui trônait dans le salon. À sa demande, l'ami de sa mère avait interprété un morceau complexe, histoire d'impressionner le jeune Bokuto qui s'était retrouvé sans voix face à ce qu'il entendait.

Un son clair, précis, qui semblait déborder de passion.

Il voulait absolument essayer, lui aussi voulait produire de tels sons. Mais le talent n'était pas quelque chose d'automatiquement acquis. En quelques minutes cette envie lui était passée ; il était à peine capable de jouer Au Clair de la Lune, avec ses minuscules mains, alors reproduire un morceau comme celui qu'il venait d'entendre lui paraissait impossible. Et oui, mini Bokuto n'était pas très persévérant.

En conséquence, il avait toujours admiré les musiciens. Chanteurs, guitaristes, pianistes, batteurs, flûtistes, violonistes et tellement d'autres, à ses yeux, ils étaient tous incroyables, sans exception. Il adorait ces gens, quel que soit le genre de musique qu'ils jouaient — rock, rap, classique, pop, metal, même des musiques issues de films et de jeux vidéos. Plus que tout, il admirait chez les musiciens cette capacité de jouer sans commettre la moindre erreur, comme s'ils connaissaient par cœur leur instrument, comme s'ils étaient des amis.

Alors quand quelques mois auparavant Bokuto avait appris que son groupe préféré allait donner une représentation dans la capitale où il habitait, qui plus est à seulement dix minutes de chez lui, il s'était rué sur les billetteries en ligne pour obtenir une des places tant convoitées. C'était l'occasion rêvée pour lui de faire l'expérience des concerts — de pouvoir écouter ses chansons favorites en compagnie d'inconnus, de se voir lié à ces gens par leur passion commune pour ces morceaux — et surtout de pouvoir observer des musiciens à l'œuvre.

Ainsi, le blanc se retrouvait à présent dans une immense file d'attente, entouré d'autres spectateurs, son précieux billet dans les mains. Il trépignait d'impatience, un sourire idiot collé aux lèvres. La file entière se pressait à l'entrée de la salle, où bientôt seraient réunis le groupe et leurs fans.
L'excitation était palpable entre les barrières qui délimitaient la file, et les gens étaient collés les uns aux autres. Les conversations affluaient, parvenant aux oreilles de Bokuto qui était pris entre la foule sans possibilité de se dégager, sinon d'avancer avec les autres jusqu'à l'entrée.

Après une attente terriblement longue, il parvint finalement à se frayer un chemin jusque devant la salle où étaient vérifiés un par un les tickets du public. Il présenta son trésor aux employés de la salle qui le laissèrent passer sans plus de questions.

Il emprunta un long couloir où étaient affichées de nombreuses publicités pour les groupes dont les concerts seraient à venir, avant d'atteindre la salle de concert. L'immense pièce était éclairée par de nombreux projecteurs, et la foule était rassemblée vers la scène.

Bokuto fut soudain pris d'un sentiment d'appréhension. Il y avait tellement de monde, c'en était effrayant, c'était plus que tout ce qu'il avait jamais vu. Les gens n'arrêtaient plus de parler, toujours plus bruyants à mesure que d'autres arrivaient, et ils se serraient les uns contre les autres. Le blanc, d'habitude si enthousiaste à l'idée de côtoyer des gens, même inconnus, ne savait plus où donner de la tête.

Il inspira un grand coup. Son regard se posa sur des néons accrochés au mur derrière la scène, quelques courbes lumineuses formant deux mots — Black Quartz.

Black Quartz, c'était le groupe qui jouait ce soir.  Encore dans leurs débuts de carrière, ses membres s'étaient déjà fait un petit nom dans le monde de la musique pour leurs œuvres parfois qualifiées de génie par quelques critiques. Bokuto lui-même était obsédé par leurs chansons depuis qu'il les avaient découvertes. Et pour cause : leurs mélodies ne ressemblaient en rien à tout ce qu'il avait pu écouter avant, et il avait écouté beaucoup de chansons.

Bokuto s'arracha à sa contemplation lorsque les lumières s'éteignirent, plongeant la salle dans l'obscurité. Le public se tut, intrigué, et attendit dans le silence.

L'apparition d'un homme sur scène provoqua les hurlements de la foule. Un projecteur s'alluma pour l'entourer d'une lumière jaune, tandis que trois autres verte, bleue et violette venait éclairer le reste du groupe au même instant.

Sous les feux des projecteurs, quatre silhouettes se dessinèrent. Le premier, qui avait la lumière jaune, avait les cheveux du même coloris et un sourire malicieux. En vert, un autre homme plus petit, aux cheveux gris et reconnaissable par son grain de beauté sur le visage, saluait la foule avec de grands signes de la main. En bleu, le troisième à la chevelure sombre se contentait d'observer la foule de ses yeux fins, et le dernier à la coiffure similaire à celle de Bokuto — quoique ses cheveux étaient rouges et non blancs — se trémoussait en chantonnant quelque chose. Ils s'appelaient Atsumu, Sugawara, Akaashi et Tendō, et formaient à eux quatre le groupe Black Quartz.

Atsumu fit un pas en avant et s'empara d'un micro avant de s'écrier :

— Est-ce que vous êtes prêts pour une soirée mémorable ?

Les cris redoublèrent.

— On a sélectionné pour ce soir nos meilleurs titres, alors profitez !

Le groupe reçu des applaudissements retentissants alors que les quatre hommes se séparaient pour rejoindre leurs instruments disposés sur la scène. La lumière des projecteurs avait viré au blanc.

Au centre, le blond tenait maintenant une guitare électrique et un micro était posé sur un pied devant lui. Tout autour de lui, ses camarades se préparaient aussi à jouer, leurs instruments en main.

Le batteur aux cheveux gris entama alors la première chanson, au rythme allegro et entraînant, auquel s'ajouta bientôt l'harmonie et la mélodie.

Bokuto observa la scène, tout de suite impressionné par la qualité du son et le niveau des quatre hommes.

D'abord Atsumu, le chanteur, dont la voix portait aisément jusqu'au fond de la salle grâce aux hauts-parleurs mais qui n'en aurait même pas besoin, et qui jouait en même temps la mélodie principale de la plupart des musiques avec sa guitare. Il prenait en plus le temps de communiquer avec le public entre les paroles, provoquant acclamations et parfois rires.

Ensuite Tendō, qui possédait quant à lui un piano — le fameux instrument qui avait donné tant de fil à retordre à Bokuto — électrique aussi. Le musicien, contrairement au blanc, jouait sans aucune difficulté, en ayant même l'audace de ne pas regarder les touches qu'il frappaient et de danser pendant qu'il jouait. Des pédales étaient disposées à ses pieds, reliées au clavier, et il s'en servait à sa guise, créant divers effets qui modelaient son jeu.

Sugawara surprenait énormément Bokuto. Le batteur n'en avait pourtant pas l'air, mais il avait une grande force dans les bras, suffisamment pour guider le groupe dans leur jeu. Le rythme était parfait et traduisait une immense maîtrise de son instrument à l'apparence complexe. Le blanc se demanda quelle caisse produisait quel son. Cela allait si vite, il n'arrivait pas à savoir.

Les trois musiciens étaient impressionnants. Chacun à son poste, ils jouaient ensemble une même musique à un niveau qui frôlait la perfection.

Mais Black Quartz était composé de quatre joueurs.

Et Bokuto n'avait d'yeux que pour ce quatrième — Akaashi, au fond de la scène, à la guitare basse. Le jeune homme était complètement absorbé par sa musique, il ne quittait pas son instrument du regard, contrairement à ses camarades plus prompts à l'interaction avec le public. Il laissait glisser habilement ses doigts sur les épaisses cordes de sa guitare qui résonnaient et produisaient des sons graves, doux et réconfortants.

C'était du génie, tout simplement. Sans même avoir assisté à aucun concert, Bokuto pouvait aisément sentir que leur jeu était d'un tout autre niveau. La musique provoquait chez lui des émotions tellement intenses, il en frémissait. C'était ça, un concert... ou était-ce le leur qui était différent ? En tout cas, il ressentait la passion des musiciens, elle traversait son cœur et sollicitaient chacun de ses sens, et ça, c'était tout simplement magique. Bokuto se joignit rapidement à la foule pour applaudir le groupe à chaque fin de chanson, avec la sensation qu'elle s'était finie bien trop tôt.

Il fut surpris de voir les quatre hommes s'incliner sur scène, alors que le public les acclamaient une énième fois. Le blanc ne pouvait pas y croire, le concert touchait déjà à sa fin.

Atsumu s'avança et reprit son micro qu'il porta à sa bouche pour déclarer :

— Normalement, le concert devrait se finir maintenant... À moins que vous ne préféreriez écouter une dernière chanson ?

La foule hurla son approbation, faisant sourire le blond.

— C'est ce que je pensais. Accrochez-vous, c'est la dernière !

Tous les spectateurs se turent pour laisser le groupe jouer une dernière. Tous, sauf quelques uns, au beau milieu de la salle, qui crièrent :

— Akaashi, chante !

Bokuto se retourna en entendant la personne tellement loin derrière lui qu'il ne pouvait pas la voir. Il semblait que les voix appartenaient à un petit groupe de jeunes femmes, qui avaient eu le courage de crier et rompre le silence dans l'assemblée. Enfin, maintenant c'était la salle toute entière qui réclamait la même chose.

Atsumu haussa un sourcil, surpris, et son rire résonna dans les hauts-parleurs de la salle.

— Akaashi, t'as entendu ? On demande à ce que tu prennes ma place, dit-il en se tournant vers l'intéressé, un rictus collé sur le visage.

Akaashi haussa les épaules. Il s'avança vers le blond et lui prit le micro des mains. Un sourire identique à celui d'Atsumu se forma sur les lèvres de du jeune homme aux cheveux de jais.

— Mais enfin, répondit-il à la fois à son camarade et le public, je suis bassiste, je ne vais pas voler la place du chanteur du groupe. Et puis, je ne chante pas bien...

Tous se mirent à le contredire, faisant rire le noiraud qui les observait.

Le regard bleu nuit d'Akaashi croisa alors celui de Bokuto, immobile au milieu de la foule agitée, et le blanc se serait figé s'il n'esquissait déjà pas le moindre geste. La beauté du bassiste était sidérante, sa peau pâle contrastait avec la noirceur de ses cheveux et de son costume qui mettait en valeur sa silhouette élancée, et il avait des yeux fins, surmontés de longs cils noirs, où l'on pouvait déceler un éclat espiègle.

Le blanc ne put soutenir un tel regard et se concentra alors sur le mur derrière lui, déstabilisé par le noiraud. Akaashi sourit. De son côté, la foule continuait de crier.

— Bon, si vous insistez... J'imagine que cela ne te dérange pas ? demanda le bassiste à Atsumu.

— La scène est à toi, répondit le blond en s'inclinant, provoquant une nouvelle fois les cris du public.

Akaashi s'avança alors au milieu de la scène, à la place du chanteur qui s'écarta. Il dit quelque chose à Sugawara derrière que Bokuto ne put entendre, juste avant que les projecteurs ne s'éteignent.

L'un d'eux se ralluma et vint éclairer le bassiste alors qu'il jouait les premières notes du morceau. Bokuto reconnut aussitôt la chanson — "My Reflection Is Someone Else", l'une de ses préférées. Cette chanson avait une signification qu'il trouvait magnifique ; elle parlait de la personne qu'un homme aspirait à être, et de celle qu'il était vraiment. L'individu, convaincu d'être une "bonne" personne, faisait face à son reflet dans un miroir, en fin de journée. La réalité le rattrapait alors, et il découvrait les facettes les plus sombres de sa personnalité.

Cette chanson était une véritable lamentation, d'une terrible mélancolie. Mais elle était belle, incroyablement belle.

Il sembla à Bokuto que le sol chancelait sous ses pieds tandis qu'Akaashi commençait à chanter. Il se sentit frissonner à l'entente de sa voix mélodieuse, chaude et ô combien apaisante. Le noiraud prononçait les paroles qu'il connaissait si bien d'une manière qui lui apparaissait comme réconfortante. Le blanc se mit à murmurer les paroles en même temps que le chanteur, sans pour autant élever la voix, de peur de troubler sa performance.

Akaashi, qui maintenait sa tête baissée et fixait sa guitare, laissa son regard se détacher de l'instrument un instant. Il leva les yeux vers la salle et retrouva celui de l'inconnu aux yeux dorés qui s'écarquillèrent. Bokuto sentit son visage chauffer à mesure que le bassiste l'observait. Il ne put décrocher son regard de celui du noiraud. Le musicien lui rendit un sourire qu’il ne s’était pas senti lui adresser, et le corps du blanc s'électrifia.

Le bassiste reporta à nouveau son attention sur sa guitare et son sourire s'estompa alors qu'il se concentrait sur son instrument. Il paraissait en phase avec l'objet qu'il manipulait tellement facilement, et il semblait profondément heureux de jouer. Jamais Bokuto n'avait vu quelqu'un de si dévoué, et il ne se lassait pas d'admirer le noiraud qui s'abandonnait entièrement à son instrument.

Lorsque le morceau prit fin, une larme roula sur la joue du blanc. C'était tout simplement sublime. Jamais Bokuto n'avait ressenti quelque chose de ce genre en écoutant de la musique, et l'univers savait à quel point il était sensible. Il observa encore Akaashi s'incliner, lui et ses camarades, devant le public qui hurlait et les acclamait. Bokuto ne put se joindre aux applaudissements, bien trop bouleversé. Une troisième fois, son regard croisa celui du musicien sur scène. Il baissa immédiatement les yeux et essuya ses joues humides. Il n'aperçut pas le sourire espiègle qui se dessina sur les lèvres du bassiste.

— Merci à tous ! s'exclama alors Atsumu. Rentrez bien !

Et les lumières de la salle se rallumèrent.

La salle se vida progressivement alors que le groupe quittait la scène. Les gens ne traînaient pas, étonnamment. Ils désiraient sûrement rentrer chez eux en vitesse ; il n'était jamais rassurant de marcher dans la rue la nuit.

Bokuto, lui, ne bougeait pas d'un iota. Quelques inconnus le bousculaient en passant mais il s'en moquait. Il fixait la scène où s'était tenu le groupe, interdit. Il n'en revenait toujours pas, le concert s'était achevé bien trop vite à ses yeux.

Il finit par sortir de la salle, forcé par l'absence de lumière causée par l'extinction des projecteurs — plus personne n'était là, la salle serait bientôt fermée.

Il s'engagea dans le long couloir qu'il avait emprunté en début de soirée en traînant des pieds. Il n'avait aucune envie de partir d'ici, il refusait de mettre fin à ce moment qui lui avait fait l'effet d'une parenthèse dans sa vie, quelques heures où plus rien n’avait compté si ce n'était la musique.

Le blanc s'arrêta devant quelques affiches accrochées aux murs, reconnaissant parfois des groupes qu'il écoutait. Ressentirait-il le même chose à leurs concerts ? Il en doutait franchement.

Il soupira longuement et continua sa route d'un pas toujours aussi lent, tête baissée, en longeant le mur de droite du couloir.

— Ben alors, on arrive pas à partir ?

Bokuto sursauta en entendant une voix inconnue lui parler. Il se décala par réflexe et se heurta contre le mur, puis se tourna du côté d'où provenait la voix.

Il écarquilla la yeux.

Akaashi se tenait devant lui.

Le jeune homme semblait avoir à peu près l'âge de Bokuto. Il avait revêtu des habits de tous les jours, une simple chemise blanche un peu grande qui lui tombait sur les épaules ainsi qu'un jean noir qui mettait l'accent sur la longueur de ses jambes. Il portait sa guitare basse dans un étui noir et tenait son téléphone à la main.

Le bassiste arborait une expression malicieuse et confiante, comparé à Bokuto qui était tout simplement ébahi face à lui.

— C'est toi que j'ai vu tout à l'heure, dit Akaashi.

— Ah euh, oui ! bafouilla le blanc.

— Tu pleurais, je me trompe ?

— Oui ! Non !

Akaashi rigola.

Le noiraud se planta juste devant Bokuto et s'approcha dangereusement du blanc qui recula. Le mur derrière lui l'empêcha de maintenir une distance raisonnable entre eux.

— Je n'avais jamais vu personne pleurer en m'écoutant jouer avant toi... Ça t'a déplu ? demanda-t-il en posant sa main sur le bras de Bokuto qui frissonna à son contact.

Le blanc sursauta à son contact. Akaashi retira sa main.

— Non, s'écria Bokuto, au contraire ! C'était magnifique, ça m'a ému. Je... j'ai adoré ce concert ! Vous êtes tellement doués, et vous avez l'air d'aimer jouer, c'est beau à voir.

Akaashi sourit, et Bokuto crut rougir devant le bassiste qui était, il fallait l'avouer, franchement canon.

— C'est sincère, au moins ?

— Oui ! Si votre musique ne m'avait pas touché, je serais déjà parti depuis longtemps...

— Mmh...

Le noiraud laissa son regard se poser un instant sur le plafond alors qu'il réfléchissait aux paroles de Bokuto. Il sourit, et encore une fois le blanc ne resta pas insensible à la beauté du jeune homme.

— Comment t'appelles-tu ?

— Bokuto Kōtarō, réussit-il à répondre sans trop bégayer.

— Tu me plais, Bokuto. J'aime beaucoup ce que tu me dis, ça me touche.

Le blanc se serait effondré si le mur derrière lui ne lui procurait pas un appui contre lequel se reposer. Son cœur s'emballa à l'entente des paroles d'Akaashi. Il ouvrit de grands yeux et rougit. Qu'est-ce qui lui prenait donc ? Il n'avait pas l'habitude d'être aussi embarrassé avec quelqu'un !

Le bassiste ricana devant sa réaction. Bokuto allait mourir de honte.

Il ne dut son salut qu'à un autre membre du groupe arrivant derrière Akaashi. Sugawara posa sa main sur l'épaule du noiraud.

— Coucou ! On y va, les autres ont enfin fini de ranger, soupira-t-il.

Lesdits « autres » arrivèrent à leur tour, en braillant on ne savait quoi.

Akaashi rejoignit le groupe qui débattait visiblement sur l'endroit où ils iraient dîner, et avant de s'éloigner avec eux se tourna vers Bokuto une dernière fois. Il lui fit signe de la main en souriant, une lueur espiègle dans son regard.

— C'était un plaisir. À bientôt...

Bokuto le salua à son tour, une expression déconcertée sur le visage.

Bon sang, mais qu'est-ce qu'il venait de se passer ?!

Notes:

C’est pas un premier chapitre dingue, je vous l’accorde.
La suite est mieux, promis :]

(Au fait, presque tous les noms de chansons, artistes, films, enseignes, etc. sont imaginés. Vous reconnaîtrez ceux qui ne le sont pas.)