Chapter Text
POV : Will
Ça faisait trois jours qu'on avait gagné la guerre contre Chronos. Ça faisait seulement trois jours qu'il fallait bientôt repartir à notre vie « normale » d'adolescent. Les rites funéraires avaient été fait hier en après-midi. Une journée ensoleillé, comme toujours, après tout on était à la colonie des sang-mêlé. Je me souviens encore de la texture du linceul doré décoré d'une lyre en plein centre, de l'odeur de celui-ci qui brulait. J'avais perdu un frère, encore. Était-ce une malédiction d'être chef du bungalow 7? Si c'était le cas j'allais être le prochain. Avant Lee pendant la guerre de Manhattan, c'était Michael pendant la bataille du Labyrinthe. S'il y avait vraiment une telle malédiction j'imagine que le bungalow 7 ne serais pas la seule à en subir la fatalité, avec Silena et Beckendorf qui étaient chefs de bungalow aussi. Si seulement j'avais été un meilleur secouriste, que mes pouvoir était plus puissant, peut-être qu'on n'aurait pas eu a brulé autant de linceul hier.
J'était en train de ranger des bandages dans l'infirmerie, c'était calme, après tout, trois jours suffisait amplement à guérir une blessure pour un demi-dieu. Un peu d'ambroisie et de nectar, un petit hymne d'Apollon et un demi-dieu comme neuf! Surtout qu'il fallait faire ses valises car la date limite des départs étaient dans deux jours. Si on ne restait pas au camp pendant l'hiver il fallait partir sinon les harpies allaient nous manger ou quelque chose du même genre. Il restait quelque blessé alité à l'infirmerie mais rien de bien grave. Il leur fallait juste du repos. Pour une fois, l'infirmerie n'était pas achalandé.
La cloche du réfectoire sonna. C'était l'heure de manger. Je rangeais rapidement ce qui restait à ranger et me dépêcha à aller manger. Je n'avais pas trop faim vue les tragédies passées et je n'étais pas le seul décidément. Il avait une atmosphère assez déprimante parmi les campeurs. Tout le monde avait perdu quelqu'un. Un frère, une sœur, des amis. Le destin d'un demi-dieu est tragique et ne dure jamais longtemps. On le sait tous, mais on préfère ne pas y penser. Après tout quand on vous dit que vos semblables à un taux de mortalité en bas de 18 ans très élevée, on préfère tous ne pas y pensé.
On m'a servi un simple repas, un plat de pâte et je demandais à mon verre un Sprite. Nous attendions tous notre tour pour faire l'offrande aux dieux avant de toucher à nos assiettes. Je la fis à Apollon comme a mon habitude et retourna à la table. À ma table, Kayla essayait de faire la conversation, gentil de sa part, car j'avais plus ou moins le moral depuis que j'étais devenu conseillé en chef de mon bungalow.
« Alors vous avez prévu des choses cool à faire durant votre année scolaire? »
Je pensais vaguement à ce que ma mère m'avais dit avant de partir au camp en début d'été. « Quand je vais venir te chercher au camp, on ne rentera pas tout de suite, pendant qu'on est dans le coin, j'ai un spectacle à Trenton, un à Gotham et enfin un à Philadelphie. » Avant le camp, j'accompagnait toujours ma mère pendant ses tournées. Ça faisait assez longtemps que je ne l'avais pas fait. Cette année tombait bien puisqu'on avait un deux semaines avant de commencer l'école après le camp. J'avais hâte de revoir ma mère, surtout après un tel été. Lui raconter tout ce qui est arrivé pour qu'elle me réconforte comme elle sait si bien le faire. Elle a un don de faire s'envoler mes problèmes ou mes angoisses. Surtout que maintenant que je suis chef de bungalow, elle est l'unique personne avec qui je peux me montrer vulnérable. Je dois être une figure de leadership pour mes frère et sœur, le dire que tout va bien aller, rester calme et veiller sur eux, car sinon, qui va le faire?
« Je vais partir en tournée dans le New Jersey avec ma mère avant le début d'école, ça va être chouette. Toi kayla? »
« Je vais surement m'entrainer intensivement au tir a l'arc en vu de la compétition fin automne, mais c'est cool la tournée avec ta mère, sa va te faire du bien de penser à autre chose que le camp »
« Ta raison » dis-je en prenant la dernière bouchée de mon assiette, finalement j'avais plus faim que je le croyais. Le repas finit sans accros, et ne sachant pas trop quoi faire de la soirée je décidais de commencer à mettre mes affaires dans mon sac de sport histoire de ne pas être trop dernière minute et oublier quelque chose dans le feu de l'action. Austin contrairement a moi jouait de la musique en chantant une de ses chansons sur son lit. Un point fort du bungalow Apollon, il y avait toujours de la superbe musique de fond. Je me fis assez rapidement déconcentrée de ma tache principale tout en prenant ma guitare et rejoindre Austin.
Les derniers jours au camp passèrent très vite. C'était toujours le cas les derniers jours. La perle qu'on avait reçu la veille avait l'empire state building avec tous les noms des tombés au combat. C'était la perle la plus importante de mon collier, la plus lourde. La perle qui lui rappelait qu'il n'avait pas pu sauver tout le monde. Après la mort de Lee, il était le meilleur guérisseur du camp, les autres comptait sur lui ce jour-là. Il a pu sauver Annabeth et bien d'autre, mais pas son frère ou même Sélina.
Je vis ma mère au loin se rapprocher de la limite de la barrière. Je dis rapidement au revoir à mes frères et sœurs et on s'est promis de s'IM un minimum et de revenir bien vivant l'été prochain. Il fallait faire gaffe au monstre et de ne pas hésiter d'IM si l'un de nous était en danger ou avait besoin d'aide. Je leur dit que j'étais toujours disponible pour les aider et s'ils avaient besoins de soins ou autre, de ne pas hésiter à me contacter. J'avais mon arc et mes flèches sur mes épaule, mon sac de sport dans ma main droite et ma guitare dans la gauche. Je descendais la colline, et rejoins ma mère. Je mis rapidement mes affaires dans le van et me dépêcha de la prendre dans mes bras. Elle me sourit et me serra encore plus fort contre elle.
« Si c'est pour me faire des aussi gros câlins, je vais te laisser ici plus souvent » riait ma mère. Je luis répondait un bref « tu m'as manqué » en la serra encore plus fort. Elle me frotta le dos doucement tout en embrassant le dessus de ma tête. « Tu m'as manqué aussi mon ange. » Après l'étreinte, on montèrent tous les deux dans le van et elle parti presque instantanément la musique.
« Alors, ton été c'est bien passé? » me demanda t'elle alors qu'elle prit l'autoroute en direction de Gotham.
« On ne peut pas dire qu'elle s'est bien passé. Je veux dire on a gagné, mais... » dis-je commençant à voir les yeux pleins d'eau. Je n'avais pas pleurer, pas même aux funérailles. Il fallait que je veille sur mes frère et sœur, il fallait que je soigne les blessés. Mais dans ce van il y avait juste ma mère. Je ne m'occupait de personne.
« Vous avez gagné? Gagner quoi? » d'un simple coup d'œil elle remarqua les larmes qui menaçais de quitter mes yeux. « Sa va Will? »
Ça me pris un peu de temps avant de répondre. J'avais oublier que en partant au camp en début d'été je ne lui avait rien dit du combat contre Chronos. En fait je ne lui disait pas les choses dangereuses qui se passait au camp d'habitude. Je ne lui racontait que le meilleur. Elle était au courant qu'on se blessait régulièrement sur le mur d'escalade et en jouant a capture le drapeau mais, je ne lui racontait aucun évènement ou j'aurais pus certainement mourir. Elle ne sais même pas que Lee est mort l'été précédent ou même qu'il ait eu une bataille.
« En fait, cet été a été la fin d'une grande prophétie annoncée il y a longtemps. Beaucoup d'entre nous sont mort maman... Lee, Michael et beaucoup d'autre... Je suis devenu conseillé en chef du bungalow 7, Je suis le plus âgée maintenant après tout. » La fin de ma phrase était saccadé par des sanglots. Lee et Michael m'avait tout appris du camp, je les connaissait depuis mes neuf ans. Ma mère ne dit pas grand-chose, ne sachant pas trop comment réagir en apprenant que son fils aurait pus ne pas revenir cet été ou qu'il était le plus vieux de ses demi-frère et sœur à l'âge de treize ans. Je savais que lui en parler n'allait que l'inquiété plus que nécessaire, mais a qui d'autre pouvais-je me confié. Kayla et Austin avaient leur propre trauma à gérer.
« On en parlera ce soir après le spectacle à Gotham okay? Je nous ai réservé une superbe chambre d'hôtel, j'irais acheter des biscuits et du chocolat chaud et tu pourra tout me dire okay? Comme ça tu pourra prendre ton temps de bien tout me dire ce que tu voudras confortablement, on aura toute la nuit mon ange. » Elle a un faible sourire en vue de la soirée qui s'en venait. J'adore ma mère, elle sait exactement ce que j'aimais et comment me parler.
« On mettra de la musique en fond sur la télé » je répond aussi avec un faible sourire tout en laissant mes larmes silencieuses couler sur mes joues. Ma mère répondit de la meilleure façon possible, elle se mit à chanter la chanson qui jouais à la radio. J'adore la voix de ma mère. Naomi était une excellente chanteuse. Je me mis à chanter avec elle.
Les deux petites heures de trajet passèrent assez vite. Ma mère et moi avions discuté de ce qu'elle avait fait cet été pour me faire changer les idées de mon propre été. Ont était arrivée dans la ville de Gotham, on était en début d'après-midi et avions pas encore manger. On s'arrêta dans un fast food dénommé « bat burger ». C'était un nom intéressant pour un restaurant. Il était inspiré des vigilantes et Villain de la ville. Je ne m'intéressait pas trop au héros j'avais d'autre chose à faire, mais certain campeur en était fans. Je pris un Batman avec des frites assaisonner « joker ». J'avais envie d'un Kool-Aid rouge super sucré, mais ils n'en avaient pas, donc je pris un simple Coca. Je m'ennuis déjà des verres magiques du camp. En mangeant ma mère m'annonçant qu'on allait acheter nos snacks nocturnes avant d'aller dans le théâtre de Gotham pour son spectacle. Voulant aller jeter nos déchets à la fin du repas et passer aux toilettes, je pris notre cabaret et me dirigea vers la poubelle la plus proche mais sur le chemin, quelqu'un de pas très commode m'accrocha assez violement ce qui fit tomber mon cabaret avec des restants de boisson et de nourriture sur moi ainsi que la table sur laquelle je m'était raccrocher pour ne pas tomber sur le sol.
Malheureusement pour moi, la table était occupé par un groupe d'adolescent de tout âge. Le plus jeune avait l'air d'avoir mon âge et le plus vieux au maximum dans la vingtaine, je pense, en me relevant plein de coca.
« Je suis vraiment désolé! » j'ajoute rapidement en voyant deux des adolescents pleins de coca et du sel dans les cheveux du au passage des frites « vous allez bien? » dis-je rapidement avec de l'inquiétude dans le regard. Déformation professionnelle j'aimerais dire car ce n'est pas du coca et des frites qui allait blesser quelqu'un. Le plus vieux ce leva rapidement après l'accident pour venir essuyer le chandail du plus jeune. Il me répondit en riant un peu « ne t'en fais pas c'est juste du coca, ça ne fais de mal à personne. Pas vrai Damien, il n'a pas fait exprès » dit-il avec un regard plein de sous-entendu au dénommer Damien. Le plus jeune fit un simple « tt ». Il avait l'air assez en colère. Je ne savais pas trop où me placer. Je ne devais pas trop tarder, ma mère m'attendais je lui jetais un coup d'œil elle me m'envoya un regard qui disait « tout est ok? » j'hochais de la tête avant de retourner mon attention vers la table des adolescents. J'allais demander si je pouvais faire quelque chose que le garçon afro américain me coupa l'herbe sous le pied. « On est correcte, tu as l'air pressé ne t'inquiète vraiment pas pour nous » dit -il en donnant un petit coup de tête vers ma mère. Ça m'arrangeais assez qu'il me disent ça. Je ramassais ce que je pouvais de mon cabaret et me dépêcha d'aller jeter les s avant de vite retourner vers ma mère.
« Bas alors, ce n'est pas ton jour, tu pourra te changer dans le van » je hochait à l'affirmative et jeta un dernier coup d'œil désolé au groupe qui était en train de nettoyer mon dégât. La fille sur qui j'avais renversé mon cabaret n'avais pas dit un mot, elle me sourit d'un air sympathique? Puis je partis dans le van. Je fouillais dans mon sac pris un de mes nombreux t-shirt orange puis un autre short cargo puis me changea rapidement.
Comme me l'avait promis ma mère, on passa à l'épicerie acheter le chocolat et les biscuits avant d'aller au théâtre. Ma mère était en train de faire les tests de son en vu de ce soir. J'étais dans la salle en l'écoutant chanter tout en mangeant un paquet de jujube qu'on avait aussi acheter plutôt. Ce n'est pas comme-ci j'avais un téléphone pour passer le temps.
Le spectacle se déroula sans encombre. La salle était bien rempli ce qui me surprenant sur le moment. Je ne savais pas que ma mère était devenu aussi populaire. Ça faisait au moins trois ans que je n'avais pas été à un spectacle de ma mère. Je profitait du moment a 100%. J'avais presque le gout de monter sur scène et de chanter ses chansons avec elle. Étant un fils d'Apollon j'étais naturellement doué en musique, mais j'aimais me dire que j'avais hériter ce talent de Nathalie. Ses chansons m'apaisait d'une certaine manière. Elles étaient comme des berceuses, en les écoutant j'avais l'impression que je pouvais tout lui dire ce qui me pesait sur le cœur. C'est ce que j'allais faire d'ailleurs. Une fois le spectacle finit, le rejoins ma mère dans sa loge, on ramassa ses affaires rapidement remercia l'équipe technique et sortit par la porte principale.
C'est exactement à ce moment par pur coïncidence qu'un voleur vola le sac d'une veille dame venu voir le spectacle de ma mère. Il courra droit sur nous et par habitude je l'arrêta. Mon statut de demi-dieu me donnais de meilleurs réflexes et habilité physique que la norme des mortels. C'était l'action qui ruina ma vie. Je n'avais pas vu le pistolet que le voleur cachait dans sa poche. Il essaya de me tirer dessus pour que je le lâche, mais j'évitais la balle de près qui se logea dans la poitrine de ma mère. Par pur réflexe, je cassa le bras du voleur, celui que j'avais dans la main. Je lui fit une clef de bras que j'avais appris au camp. Le voleur criait de douleur par terre et je me dirigeais en courant vers ma mère. Faisant partit des peu d'enfant aillant hérité des capacités curatives d'Apollon je pouvais au toucher sentir que ma mère était mal en point. Soigné les autres était ma force j'étais moins doué à l'arc ou en musique que mes frère et sœur, mais j'étais doué pour soigner. J'essayais, les larmes aux yeux, de faire pression sur la blessure. Je ne pouvais pas utiliser mes pouvoirs en pleine rue. Surtout que la vielle dame du sac essayait de m'enlever de ma mère pour faire les premiers secours. Elle pensait surement qu'un enfant de 13 ans ne savait pas les faires. Je n'avais jamais soigné des blessures par balle, mais je savais qu'il ne fallait pas retirer celle-ci. Ma mère était en train de mourir devant moi le meilleur guérisseur du camp et je ne pouvais rien faire.
« Will... William »
« Ne parle pas maman, tu vas t'en sortir, je vais t'aider il faut juste que je t'emmène dans un coin tranquille je vais chanter un hymne... je suis là... Tu vas survivre... maman ne me laisse pas. »
« William... Je suis fière de toi »
