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LE SORCIER AVEUGLE - Les disparus du lac (EN PAUSE)

Summary:

Ominis vient d'avoir 12 ans. Il est le dernier né d'une des plus anciennes familles de sorciers et s'apprête à entrer dans la plus prestigieuse école de sorcellerie : Poudlard. Pour le jeune garçon, la nouvelle est aussi inattendue que terrifiante, car elle signifie qu'il devra porter sur ses frêles épaules la réputation de sa famille ancestrale. Comment peut-il faire la fierté d'une famille aussi crainte et respectée que la sienne, alors qu'elle n'exprime que de l'aversion à son égard ? Ominis est aveugle, et il est bien loin d'imaginer qu'il a le pouvoir de sauver le monde des sorciers d'un terrible complot, au prix de douloureux secrets.

Notes:

Disclaimer : Ceci est une fiction écrite par un fan dans un but récréatif. Tous les personnages de l'univers de Hogwarts Legacy/Harry Potter appartiennent aux artistes originaux.
Crédit : Je suis l'auteure de toutes les illustrations de cette histoire. N'hésitez pas à venir faire un tour sur mon Tumblr! Si vous souhaitez les partager, un petit crédit en plus serait sympa :) (mon pseudo ou un renvoi vers mon Tumblr).
Rythme de publication : 1 fois par mois en moyenne (aussi disponible sur Wattpad)
Autre langue disponible : Anglais

C'est la première fois que je me lance dans l'écriture d'un roman, j'espère qu'elle sera à la hauteur de vos espérances !
Si vous avez des suggestions ou des conseils, ou simplement des commentaires, n'hésitez pas à laisser un petit mot, ça fait toujours plaisir.

Bonne lecture à tous !

Chapter 1: Le fils rejeté

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

CHAPITRE 1 - Le fils rejeté

 

L’été 1885 se terminait par les mêmes signes que les autres années : des coups de tonnerre distants, un vent un peu plus frais chaque jour, ou bien le vol d'oiseaux s’en allant pour une nouvelle migration. Depuis sa fenêtre, Ominis ne ratait aucun de ses signes annonciateurs de l’automne. La vue depuis le manoir dominait toute la propriété de sa famille, qu’elle occupait depuis de nombreuses générations. Le terrain s’étendait loin, très loin, presque jusqu’à perte de vue. C'est une notion qui l’avait toujours intrigué, pour la simple et bonne raison qu’il ne pouvait voir ni horizon, ni terrain. Ominis n’était pas installé à la fenêtre pour admirer les arbres ondulants sous les rafales ou voir le ciel se parer de couleurs ambrées, car il ne vivait que dans un monde d’odeur, de toucher et de son.

Atteint de cécité depuis toujours, il se laissait plutôt bercer par le frissonnement des arbustes du jardin ou le piaillement des mésanges dans le chêne de la cour centrale, assis sur sa chaise, le dos droit, ses mains posées sur ses jambes et ses cheveux blond foncé proprement ramenés en arrière. Son attention était aussi concentrée sur les sons à l’intérieur du manoir, des pièces voisines ou du rez-de-chaussée, d’où lui parvenaient plusieurs lignes de paroles résorbées par l’épaisseur des murs. Les visites se faisaient toujours plus fréquentes au manoir à cette période, des investisseurs pour la plupart, venus en ce début d’exercice comptable parler affaires avec son père, le propriétaire du domaine. Et qui signifiait plus de visiteurs, signifiait plus de temps enfermé à l’étage.

Son père, Marvolo Gaunt, était un homme fier. Fier de son entreprise, fier de sa famille et surtout fier de son nom. La maison des Gaunt était l’une des familles de sorciers les plus reconnues en Angleterre, et pas uniquement dans la production et le commerce de plantes magiques, ces ingrédients très prisés dans la conception de potions. Les origines des Gaunt remontaient aux sorciers les plus ancestraux, des personnes dont les pouvoirs magiques et les exploits ont façonné le monde des sorciers tel qu’il existe aujourd’hui. Ceci faisait de leur sang pur un trésor à conserver au fil des âges, et leur nom, une réputation à ne ternir sous aucun prétexte. 

Il baissa la tête à cette pensée, brisant son dos rigide dans un soupir. Cette raison, entre autres, expliquait pourquoi il ne sortait que très rarement de cette chambre. Passer du temps dans les jardins, se rendre à la ville voisine de Little Hangleton, voire même investir une des pièces du rez-de-chaussée signifierait s’exposer à des regards extérieurs, une chose que son père tenait à éviter à tout prix. Même si Ominis était connu pour être le dernier né de la famille, la vue d’un infirme, d’une stature aussi faible et fragile qu’un elfe de maison, sur leur propriété n’était pas vraiment ce que son père appellait “préserver l’image de famille”. Toutes ses raisons étaient suffisantes pour qu’à la moindre occasion, Ominis soit mis au rebut dans cette chambre.

Il n’aimait pas cet endroit. Même s’il portait son nom, le Manoir des Gaunt n’était pas sa maison, et Ominis ne le considérerait jamais comme tel. Il avait toujours vécu chez sa tante, où il avait passé toute son enfance et avait reçu toute son éducation. Alors quand les obligations de sa tutrice les emmenaient entre ces murs ancestraux, que ce fut pour quelques jours ou quelques semaines, il n’en était jamais enchanté. Le manoir semblait avoir un effet néfaste sur lui, comme s’il lui indiquait clairement qu’il n’y était pas le bienvenu. Il ne s’y sentait jamais à l’aise, ses résidents étant froids comme les pierres, l’accueil y étant sommaire et le sommeil jamais réparateur (il ne fait jamais de cauchemars chez sa tante). En d’autres mots, il ne se sentait pas chez lui sur la terre de ses ancêtres.

Il fut sorti de ses pensées quand un léger son de pas de l’autre côté de sa porte se fit entendre.

“Tu peux entrer”, dit-il en se redressant, avant même que Putsy n’ait eu le temps de toquer. Le son de trois petits coups sur le bois de la porte résonna néanmoins, puis un léger grincement de gonds.

“Putsy s’excuse, Maître. Putsy… ne peut se permettre d’entrer dans la chambre du jeune Maître sans annoncer sa présence.”

“Bien sûr." lui répondit le garçon en secouant doucement la tête. "Approche donc.”

Ses pensées lui avaient fait perdre la notion de temps, bien qu’il se rappelait à présent avoir clairement entendu l’horloge au fond du couloir sonner la demi-heure. Putsy referma doucement la porte derrière elle puis s’approcha de lui sur de courtes enjambées, ses petits pieds nus à peine audibles sur l’épaisse moquette. Il entendit le léger sifflement de sa respiration quand elle s’arrêta devant lui de la même manière qu’il put clairement entendre le son de son vêtement se frotter à chacun de ses mouvements. 

“Tu peux t'asseoir pour la lecture, si tu as envie.”

“Putsy ne veut… ne peut abuser de la générosité du Maître”. 

Putsy était une des quatre servantes de la famille Gaunt. C’était une elfe de maison, une créature qu’il était commun de croiser au service des plus grandes familles de sorciers. Malgré leur petite taille et leurs corps rachitiques, les elfes étaient pourvus de pouvoirs magiques plus ou moins puissants, ce qui leur permettait d’accomplir des tâches plus efficacement que le pourrait un sorcier normal (Ominis ne se lassait jamais du tintement qui retentissait à chaque fois qu’un de leur elfe disparaissait pour se déplacer dans une autre pièce). Avec leur nature docile et serviable, quand un elfe était engagé pour une famille, il la servait à perpétuité. Seul le don d’un vêtement pouvait les libérer de cette servitude de gré ou forcée, durant laquelle leur tenue n’était rarement autre qu’un lambeau de tissu. Alors qu’il n’avait pourtant que 12 ans, Ominis savait que Putsy atteignait à peine la moitié de sa taille, à en juger par la hauteur de sa voix. 

Putsy était l’elfe qui s’occupait le plus de lui quand il était de séjour au manoir. C’était la seule à se soucier de lui, à l’exception de sa tante, actuellement en compagnie des invités. Putsy était toujours présente quand un besoin s’annonçait. C'était elle qui lui préparait son assiette, lui remettait le linge de lit en place ou bien lui ouvrait les portes sur son chemin. Parce qu’Ominis était aveugle, on pourrait croire que sa mémoire spatiale était admirable, mais ces lieux ne lui étaient pas assez familiers pour s’en souvenir (ce n'était pas comme s’il pouvait arpenter les couloirs à son gré pour les mémoriser). Une raison de plus pour détester cet endroit où chaque recoin semblait avoir été conçu pour exacerber son infirmité.

Ces derniers jours, Putsy le retrouvait chaque après-midi pour lui lire quelques pages d’un livre qu’il aimait particulièrement : “ Les occupations quotidiennes des Moldus ”. Ominis ne savait pas depuis combien de temps ce livre était en sa possession, mais il ne se lassait jamais qu’on le lui lise et relise. Une bien étrange fascination, quand il se rappelait l’obsession des autres membres de sa famille pour qui la pureté de leur sang était inestimable, aux dépens des Moldus, ces individus sans magie vivant dans un monde quasiment parallèle au leur et pour qui la sorcellerie n'était que fantaisie. Ces gens si ordinaires, les Gaunt méprisaient sans honte. 

Ominis pensait souvent que c’était peut-être ce décalage de valeurs avec le reste des Gaunt qui donnait à ce livre autant d’importance à ses yeux, comme un pied-de-nez à cette famille qui ne lui témoignait e que du dédain, voire parfois du dégoût. Il s’identifiait souvent à ces personnes, car bien qu’il avait du potentiel, Ominis n’avait jamais été bon en magie. À son âge, il était bien loin d’atteindre les standards des Gaunt ou des autres grandes familles, pour qui une magie précoce représentait le premier signe de pouvoir. Il avait même souvent le sentiment d’être encore plus piètre sorcier qu’un moldu aspirant (car contrairement à ce qu’on avait pu lui dire, les moldus développant un potentiel magique étaient des cas très rares mais bien réels, comme cela était dit dans l’introduction de “ Les occupations quotidiennes des Moldus ”). Une éducation convenable ou poussée à la magie restait le déterminant essentiel pour le bon développement des compétences magiques, mais Ominis n’avait pas fort espoir d’être un jour admis dans une école de magie, certain que son infirmité le lui empêchera. 

Maintes et maintes fois avait-il questionné sa tante sur sa différence : pourquoi son corps et sa magie étaient-ils si faibles pour un descendant d’une lignée de sorciers aussi puissante ? Pourquoi ne pouvait-il pas voir comme tout le monde ? Elle lui répondait souvent que sa première question trouvait sa réponse dans la deuxième : que son potentiel magique n’était que ralentie par sa cécité, son corps trop occupé à pallier sa cécité au quotidien. Et quand il s’agit de comprendre son infirmité, sa tante n’avait comme explication que le destin qui en avait ainsi voulu, et qu’il n’avait pas à en avoir honte : chacun était pourvu de ses propres différences, plus ou moins conséquentes. 

Ominis se rendit compte qu’il était retourné dans ses pensées quand la petite voix de Putsy le sortit de sa transe.

“Putsy attend patiemment que le Maître lui remette le livre.”

“Oh mes excuses, Putsy” répondit Ominis en attrapant le livre, qu’il avait posé la vieille sur le rebord de la fenêtre. Putsy s’était toujours donné pour contrainte de ne jamais saisir les objets précieux de ses Maîtres sans leur permission, et Putsy savait à quel point le jeune Maître tenait à cet ouvrage. Celle-ci ne put empêcher un léger sanglot de lui échapper, comme à chaque fois que son Maître lui témoignait du respect. Tous les Gaunt n’en ferait pas autant.

Une fois le livre remis à l’elfe, Ominis se rappuya contre le dossier, impatient que le prochain chapitre le tire de ses pensées moroses. 

 

 

Ce fut le bruit d’un carillon qui interrompit la session de lecture. Ominis ignorait depuis combien de temps il l’avait écouté l'elfe, mais cela faisait déjà plusieurs minutes qu'il ne ressentait plus la chaleur du soleil sur la peau de son visage. L’heure du repas approchait.

“Si le maître veut bien excuser Putsy. Putsy a fort à faire dans les cuisines.“ Elle referma le livre et le posa sur les mains déjà ouvertes de Ominis, qui la remercia d’un hochement de tête. Puis dans un claquement de doigts, Putsy se volatilisa. 

Le silence revint hanter la pièce, devenue fraîche maintenant que le soleil avait disparu derrière la colline. Ominis resta assis un moment, avant d’inspecter le livre qu’il avait encore dans les mains. Après toutes ces années, il en connaissait la moindre parcelle, la moindre aspérité. Ce livre avait toujours été dans un piteux état. Son épaisse couverture était écorchée par endroits et certaines pages vers les extérieurs présentaient des signes d'humidité. Le livre s’ouvrait dans un bruit de vieille écorce d’arbre et à chaque page qu’il tournait, Ominis avait l’impression de froisser du foin. Tout comme lui, cet objet semblait nullement avoir sa place au milieu des autres livres flambant neufs du manoir. N’importe qui se serait débarrassé d’une telle épave, mais pas lui. Même dans cet état, le livre continuait toujours à remplir son rôle. Il lui arrivait de se conforter à l’idée que peut-être lui aussi, dans son état, avait encore des choses à accomplir.

Quelqu’un monta les escaliers et se dirigea vers sa porte fermée. Ominis ferma précipitamment son livre, par peur que son père ou pire, son frère, ne le surprenne avec ce type de lecture. Mais quand deux petits coups retentirent sur la porte, il reconnut immédiatement la personne. 

“C’est moi, Noctua.” s’annonça sa tante.

Ominis se détendit et sourit dans sa direction. Il suivit le son de ses pas jusqu’à lui, où elle s’agenouilla en lui prenant délicatement les mains.

“Tu ne t’ennuies pas trop, j’espère ? Tu continues ta lecture ?” lui demanda-t-elle en lui caressant les mains avec ses pouces.

Ominis acquiesca de la tête. “Nous sommes arrivés au chapitre sur la cuisine”. 

“Oh comme les Moldus sont ingénieux quand il s’agit de cuisiner." fit-elle en souriant. "Ce n’est pas très différent de nos concoctions magiques, mais ce sont les outils qu’ils utilisent qui sont les plus fascinants. Enfin, je ne t’apprends rien, j’imagine.”

Ominis avait vraiment de la chance que tante Noctua soit aussi gentille avec lui. Il se demandait parfois si elle était vraiment la sœur de son père au vu de leurs caractères si éloignés et des divergences de leurs idées, notamment sur les Moldus. Noctua semblait les trouver fascinants tandis que Marvolo ne les voyait que comme des insectes. C’était sûrement d’elle qu’Ominis tenait son ouverture d’esprit à leur sujet, au plus grand déplaisir des autres Gaunt. Mais ce n’était qu’une ligne supplémentaire dans la liste de reproches dressée par sa famille.

Ominis feuilleta son livre sans but, ses yeux pâles baissés devant lui. Il lui tardait de remballer ses affaires et de quitter Little Hangleton, de retrouver le confort de la demeure de sa tante. 

“Quand retournons-nous à Brightview ?” demanda-t-il doucement.

“Bientôt. Ton père a beaucoup de choses à traiter ces temps-ci et a besoin de mon aide. Encore un peu de patience.”

Ominis se résigna à cette nouvelle, ses doigts poursuivant leur danse entre les pages, quand sa main se figea sur l’une d’entre elles. Elle était étrangement rigide, et épaisse. Étrange. Il crut d’abord être tombé sur le marque-page qui aurait bougé sous ses doigts, mais c’était bien trop large. L’objet n’était clairement pas là une seconde plus tôt.

“Qu’y a t-il ? lui demanda Noctua, qui tourna à son tour son attention sur le livre.

Ominis l’ouvrit à l’endroit en question et tâta l’étrange feuille du bout des doigts. Celle-ci se détacha, il en profita alors pour mieux l'inspecter. L’objet était une feuille repliée, dont les coins réunis au centre étaient tenus en place par un point de cire. C’était une enveloppe scellée.

“Par Merlin ! s’exclama tante Noctua, manquant de faire lacher la lettre des mains d’Ominis de surprise.

“Qu’est…que se passe-t-il ?”

“Oh Ominis, c’est formidable !” continua t-elle, le sourire dans la voix. “C’est une lettre de Poudlard !”

Ominis écarquilla les yeux, prenant la lettre des deux mains. Il ne pouvait y croire. Poudlard était l’école de magie et de sorcellerie la plus importante et la plus réputée de toute l’Angleterre.

“Donne-la moi, que je puisse te la lire !” s’empressa Noctua avec excitation. Ominis s'exécuta, stupéfait, son corps étrangement pris de tremblements. Le dessus de la lettre disait : 

 

À Ominis Gaunt,

"Les occupations quotidiennes des Moldus”, page 337,

Manoir Gaunt, Little Hangleton.

 

Ominis ne put réprimer une inspiration surprise. Il ne sut comment réagir, entre trépignement et appréhension. 

“Décidement, ils ne manqueront jamais de m’épater”, gloussa Noctua, presque aussi excitée que si la lettre lui était destinée.

Elle détacha délicatement le sceau, déplia le papier et s’empressa de lui annoncer le contenu, quand “Oh ?” la lettre lui échappa des mains. Mais Ominis ne l’entendit pas tomber sur la moquette, car celle-ci s’était mise à léviter, avant de réciter :

 

ÉCOLE DE MAGIE ET DE SORCELLERIE DE POUDLARD

Directeur : Phineas Nigellus Black (Ordre de Merlin, Confédération Internationale des Sorciers)

 

Ominis écarquilla les yeux. La lettre était en train de lui parler. 

“Si je m’y attendais. Ils ont pensé à t’envoyer une dictante.” fit Noctua en souriant.

La voix était féminine, légèrement rocailleuse mais infuse d’une grande bienveillance. Elle poursuivit : 

 

”Cher Ominis Gaunt,

Nous sommes heureux de vous informer de votre admission à l’école de sorcellerie et de magie de Poudlard. Jointe à ce message se trouve la liste des fournitures nécessaires. La scolarité débute au 1er septembre. Au vu de votre situation, je vous accueillerai en personne à la gare de Pré-au-Lard pour déterminer de la nécessité ou non de mettre en place certaines dispositions à votre égard. Nous attendons votre réponse avant le 31 juillet au plus tard.

Bien cordialement,

Matilda Weasley,

Directrice Adjointe”

 

Quand elle eut fini, la lettre se replia sur elle-même avant de retomber doucement vers le sol. Ominis n’avait pas de mots. Il n’en croyait pas ses oreilles. Alors son cas n’était aussi désespéré qu’il l'avait toujours pensé ? Il s’agirait de l’inviter, lui, à l’intégrer Poudlard ? Des bras l’entourent soudain.

“Oh, mon petit Ominis, je suis si fière de toi. J’ai toujours su que ce jour viendrait. Je suis sûre que tu feras un formidable sorcier une fois tes années passées à Poudlard.”

Ominis lui rendit son étreinte, ne pouvant empêcher un grand sourire de se former sur ses lèvres. Noctua prit l’une de ses mains et l’invita à se lever.

“Viens, le repas est presque prêt. Il faut en informer les autres, c’est une grande nouvelle !”

Le sourire de Ominis disparut à cette phrase. Emporté par sa tante, c’était certainement l’une des rares fois où Ominis montrait de l’hésitation à l’idée de quitter cette chambre.

 

 

Notes:


Ominis Gaunt - 1885

Ominis est un garçon aveugle de 12 ans. Il est le plus jeune enfant de la famille Gaunt, une célèbre lignée de sorciers de sang pur. Malgré son statut, il est persécuté par sa propre famille au regard de ses faibles compétences magiques, et son incapacité est vue par les Gaunt comme un affront à leur nom. Il est renfermé et méfiant avec tout le monde excepté sa tante, qui l'a éduqué à la place de son père, qui ne souhaitait pas s'en donner la peine. Le fait d'avoir vécu loin de ses proches et de leurs croyances extrêmes l'a rendu tolérant et ouvert d'esprit. Il voit sa tante comme sa mère, car elle est la seule à prendre soin de lui.