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That One (1) Demon in the Forest

Summary:

Akashi avait dû prendre sa réaction pour du soulagement à la vue d'une autre personne et Furihata n'avait pas eu le courage de lui dire qu'il avait l'impression que les étoiles s'alignaient pour lui dire qu'il était foutu.

Furihata se perd en forêt et, telle une scène digne de ses pires cauchemars, Akashi est la personne qui le retrouve.

Notes:

(See the end of the work for notes.)

Work Text:

Furihata était persuadé qu'il allait mourir dans cette foutue forêt. Il tournait en rond depuis des heures sans jamais retrouver son chemin et chaque seconde passée ici le confortait dans l'idée qu'il allait crever et que son cadavre finirait bouffé par des animaux sauvages. Ses parents le chercheraient pendant des années avant qu'un randonneur téméraire ne finisse par tomber sur sa dépouille à moitié décomposée, mettant ainsi fin à des années de recherches.

Il avait vraiment mal choisi son jour pour sortir. Non seulement il allait mourir dans cet endroit humide et terrifiant, mais il allait mourir en plus de ça avec son pire cauchemar : Akashi lui-même. Parce qu'évidemment il n'avait pas croisé une seule personne ici depuis qu'il s'était perdu, mais alors qu'il avait commencé à paniquer et presque pleurer (il s'était vaillamment retenu jusque là, mais l'anxiété et la peur commençaient prendre le dessus), Akashi était apparu d'entre les arbres, comme un démon venant chercher sa victime qui lui avait vendu son âme. Quand il l'avait vu, Furihata avait laissé échapper quelques larmes (chose dont il n'était pas très fier), décidant à cet instant qu'il ne croyait plus du tout en un être divin qui pourrait le sortir de cet endroit.

Akashi avait dû prendre sa réaction pour du soulagement à la vue d'une autre personne et Furihata n'avait pas eu le courage de lui dire qu'il avait l'impression que les étoiles s'alignaient pour lui dire qu'il était foutu.

- Je vais retrouver le chemin rapidement, lui avait dit Akashi pour le rassurer. On ne doit pas être bien loin, j'ai quitté Kuroko et les autres il y a moins d'une demi-heure.

Soit Akashi avait très peu marché pendant cette demi-heure, soit il avait une endurance incroyable étant donné que Furihata dégoulinait à cause de la fatigue et surtout de l'humidité, alors que lui était impeccable, comme s'il venait d'arriver et n'était pas en train de le réconforter (tout en le terrifiant) depuis de longues minutes déjà. En plus de cette position des plus embarrassantes, Furihata se rappela qu'il n'était pas seul ; si Kuroko était avec lui, il y avait de grandes chances pour que le reste de la Génération des Miracles soit aussi présente et il n'avait aucunement envie qu'on le voit dans cet état (déjà qu'ils avaient assisté à ses matchs catastrophiques, il ne tenait pas à être encore une fois humilié publiquement).

En plus d'Akashi le terrifiant et son inquiétude à l'idée d'être découvert par des connaissances qui ne retiendraient de lui que le souvenir d'un garçon tremblotant et pleurant tout en dégoulinant de sueur, Furihata se souvint qu'il avait dit à ses parents qu'il serait rentré pour les aider à nettoyer le garage en début d'après-midi... C'était peut-être insignifiant, mais s'il en croyait la position du soleil dans le ciel et la chaleur étouffante, même s'il survivait à cette forêt sa mère allait de toute façon s'occuper de son cas pour l'avoir fait attendre... Il était foutu.

Devait-il se perdre définitivement dans cette forêt ? Il avait peut-être des chances de survivre quelques jours dans cet endroit alors que sa mère n'hésiterait pas une seule seconde à lui arracher les yeux pour lui avoir menti. Rien que de l'imaginer entrer dans une de ses incroyables colères noires, il en tremblait presque d'appréhension... en fait, il tremblait réellement, comprit-il en sentant une gêne particulière dans ses poumons, comme quelque chose qui l'empêchait de respirer et commençait à lui faire tourner la tête.

Et alors qu'il se sentait sur le point de hyperventiler une main douce et réconfortante vint se poser sur son dos et le poussa légèrement en direction de ce qui semblait être un vieux sentier - Akashi était en train de le toucher.

Il allait se faire dessus.

Aussi rassurant et doux était-il avec lui, il restait le Akashi qui avait failli planter une paire de ciseaux dans l'oeil de Kagami, traumatisant Furihata au passage et le rendant incapable de le regarder dans les yeux sans que son corps (et son cerveau) lui hurle de prendre ses jambes à son cou et de ne jamais se retourner. Alors qu'il ressassait ce mauvais souvenir, il remarqua à peine la main d'Akashi glisser jusqu'à sa taille tandis qu'il posait son autre main sur son bras, l'enlaçant presque. Il retint sa respiration et il se demanda s'il pouvait mourir à cause d'un simple câlin.

Très certainement, si le câlin en question venait d'Akashi.

Mais son corps, aussi étrange que cela puisse paraître, ne lui donnait pas exactement l'impression qu'il allait faire un arrêt cardiaque. Au contraire, avec la chaleur d'Akashi contre lui (et malgré la sensation plus que désagréable de ses vêtements lui collant à la peau), il se sentait plutôt en sécurité avec lui. C'était une sensation particulièrement étrange ; d'un côté tout son corps était en alerte, lui hurlant qu'il était en danger extrême, mais d'un autre côté il était... bien. Comme s'il savait qu'Akashi ne lui ferait aucun mal.

Et étant donné que jusque là il n'avait pas encore essayé de l'éventrer sauvagement, il commençait à se dire que c'était une possibilité.

- Regarde, Furihata, lui dit Akashi après seulement cinq minutes de marches (dans un silence complet qui l'avait mis extrêmement mal à l'aise). Je reconnais cet endroit.

Furihata le reconnaissait aussi. Il était déjà passé par cette passerelle en bois, cachée par de grands sapins et des fougères, et maintenant qu'il la retrouvait il se rendait compte à quel point il ne s'était absolument pas perdu. Clairement, étant donné la vitesse à laquelle ils avaient atteint cette partie de la forêt, Furihata était juste complètement stupide. Il avait honte.

- Oh. Oui. Euh... Merci beaucoup, A-Akashi.

Akashi se contenta de lui sourire.

- Je ne sais vraiment pas comment te remercier, insista-t-il.

- Ce n'est rien. Mais si tu tiens à me remercier, je peux peut-être me permettre de te demander ton numéro de téléphone ?

Non seulement son corps et son cerveau avaient du mal à réagir à cette information, mais son coeur aussi y mettait du sien maintenant.

Notes:

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